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    En réponse à:
    Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

    En réponse au message :
    Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

    Et bien, je vais ajouter ma contribution à ces échanges. Je suis un frère de Michel de Saintes, mais passionné par l’expression vocale ;peut-être pas doué pour comprendre l’expression lyrique (son aspect technique), il y a une dizaine d’années (j’ai 55 ans), je suis passé au tango argentin et je suis confronté au même problème d’amateur ou de pro.

    Ici, le chanteur tango s’il est Argentin a plus de chance de travailler avec des groupes (j’ai dit travaillé). Pour faire ce que je fais aujourd’hui, j’ai dû continuer la technique vocale (du moins ce que j’avais compris) et à chercher encore et toujours, l’adapter aux différents configurations : duo, quintet, orchestre typique (10 ou 12 musiciens) avec ou sans micro pour des danseurs ou en concert. Chaque formation musicale demande une interprétation différente et une technique vocale adaptée pour, en premier lieu préserver sa voix, et faire passer la emoción.

    Je suis entouré de « professionnels » argentins reconnus qui me donnent leur savoir en échange du paiement d’heures de cours.
    J’ai dû aussi apprendre l’Argentin, la musique de son accentuation et des expressions portègnes (de Buenos Aires) ; je fais des allers retours à Buenos Aires ; j’ai appris à danser et je continue à découvrir la culture, la mentalité d’un peuple multiethnique, sa vision de l’économie, de la politique, etc. J’ai découvert un pays, un peuple et tissé des liens très étroits avec des hommes et des femmes d’une autre culture : j’ai rencontré l’amitié à travers la musique.

    Aujourd’hui, je fais des concerts (peu à mon goût), dans le milieu tango comme à l’extérieur de ce monde un peu fermé en France. Je partage cette passion avec des « petits français » fous comme moi. Mais çà ne me suffit pas pour vivre et çà ne suffira jamais, je ne me fais pas d’illusion. J’ai par ailleurs un métier.
    Pourtant je me fais payer comme les musiciens que je considère modestement, mais sans complexe, à mon niveau, ou moi au leur. S’il doit exciter une concurrence je fais en sorte qu’elle soit sur la qualité et non pas sur le niveau de rémunération. Et, pour ce genre de musique la qualité c’est une question très subjective : pourquoi un « acheteur » choisi une voix, ou un groupe, plus qu’une autre, peut-être pas toujours pour la technique ?

    J’ai donc un métier, que j’exerce à temps partiel pour réserver plus de temps à ma passion. Ces musiciens dit pro eux aussi doivent travailler en dehors : beaucoup donnent des cours comme la plupart de mes partenaires musiciens français sont profs de conservatoire. Rares sont ceux qui peuvent vivre de la musique (deux exemples d’artistes reconnus que vous connaissez peut-être : Juan Carlos Caceres qui tourne beaucoup en Europe, il est la retraite, il était prof de dessin en région parisienne, Juan José Mossalini, bandonéoniste, est prof (à la retraite me semble-t-il) du conservatoire de Gennevillier) et chez les lyriques il en est de même pour beaucoup.

    La notion de pro ou d’amateur n’a rien à voir avec la qualité. Ce qui fait la différence c’est l’engagement de l’artiste dans son expression artistique et l’efficacité de cet engagement pour l’expression artistique qu’il a choisi ; en tango (ou musique populaire) comme en chant lyrique.

    Alain Gourmanel

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