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    En réponse à:
    Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

    En réponse au message :
    Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

    en meme temps il y a tellement de "pros" qui chantent comme des cochons...mais c’est vrai ça fais mieux sur un programme de monsieur truc qui a chanté avec mr duchomol au theatre de untel si en plus ils ont des noms à consonnance russe italien ou autre alors c’est la grande classe meme si le mec est nul les gens le trouvent merveilleux quand meme au fond ça veut dire quoi pro ? être intermitemt ? je connais tres peu d’artiste lyrique qui vivent de leur cachets de soliste lyrique la filliere classique c’est conservatoire(malgre l’enseignement du chant deplorable...enfin pas tous :-)les centres d’insertions d’artistes lyrique qui demandent pour ne serait-ce qu’auditionner des recommandations ecrites de personnalitées musicales reconnus qui prefereront prendre qq qui est un "produit"finit mais avec un tout petit potentiel que de prendre qq qui a une grande voix en devenir mais chez qui il manquerait quelques mois de travail en etant bien encadré par une bonne structure en plus j’ai lu qq part que dans un de ces etablissements ils demandent de payer 35 euros de frais de dossiers pour passer l’auditions bref il faut pas se lerrer ces "metiers" sont les plus convoités donc ils appellent à plus d’inustices

    ce qui suit je l’ai trouvé sur internet je sais plus sur quel site mais tres revelateur du malaise

    ARCHIVE

    Si j’ose dire...

    Ce n’était pas la première fois, ce matin là, que j’entendais notre Thierry Beauvert national indiquer sur France Musiques que " de nombreux orchestres français cherchaient un directeur musical ".

    De fait, on l’entend dire à droite et à gauche, assez constamment : plusieurs postes de chef d’orchestre titulaires sont aujourd’hui vacants à travers la France. Poussé par la curiosité, j’ai adressé un e-mail à un excellent chef de mes amis, français et sans poste fixe, dont je garantis volontiers la qualité musicale et la compétence professionnelle et même managériale vis-à-vis d’un orchestre, à tout administrateur ou collectivité locale en recherche. Je lui annonçais dans le même message que ce qui me semblait être un sacré bâton français pas terrible avait quand même trouvé à se faire élire quelque part. Voilà ce qu’il m’a répondu, passablement irrité.

    « Neuf postes à pourvoir en France, c’est une chose : mais surtout pas par des chefs français ! Aucun des administrateurs (ou des décideurs) ne prend sur lui de confier des séries importantes à des autochtones : exophilie délirante, qui n’est contrebalancée par aucune mesure réciproque en faveur des franzouses à l’étranger. C’est d’ailleurs kif-kif pour les chanteurs d’opéra ; seuls les solistes instrumentistes tirent leur épingle du jeu. Ce n’est pas une question de qualité, mais tout simplement de snobisme endophobe qui se reproduit d’administration en administration.

    « Les orchestres de XXX, XXX ou XXX prétendent chercher un chef. Résultat, sur cette saison sensée représenter une chasse au chef, aucun français invité. Cette blague ! J’ignore comment ce XXX s’est dégoté XXX, mais ce n’est pas à la force du poignet : j’ai demandé à un copain chanteur qui l’a eu dans XXX voici quelques temps : selon ses termes, un épouvantable amateur, qui ne connaissait manifestement pas sa partition, et que l’orchestre cherchait par tous moyens à faire remplacer, en cours même de répétitions. Alors les secrets de fabrication pour être nommé...

    « Je crains que le vrai secret de ça, c’est qu’il faut n’avoir rien à foutre de la qualité de son propre travail, car bien peu parmi les administrateurs, maires, directeurs de la musique, responsables, n’en ont quoi que ce soit à foutre non plus - ils sont généralement sourds comme des pots, et se défaussent les uns sur les autres . Il faut surtout ne pas croire que d’être aimé, voire applaudi et redemandé par un orchestre, est garant de quoi que ce soit. Au contraire ! Peu de chefs permanents apprécient d’avoir un invité que l’orchestre redemande, et c’est le meilleur moyen pour ne jamais remettre les pieds quelque part : mieux vaut être tout juste assez médiocre pour que l’orchestres reste indifférent, ainsi, le titulaire passe pour un sauveur (même si les orchestres ne sont pas dupes). Quitte à me faire enfler les chevilles, j’ai eu en France et aux Etats-Unis les orchestres & opéras de XXX, XXX, XXX, XXX, XXX (j’en passe) me donner une "standing ovation" à l’issue des concerts. XXX, XXX, XXX : jamais retourné ! Et encore, XXX, c’est fini : nouvel administrateur qui est venu avec sa tribu personnelle, le fait que l’orchestre ait lancé une pétition pour moi m’a probablement porté plus d’ombrage que quoi que ce soit. Pour le poste à XXX [en France], un bruit de couloir résonne du nom de XXX, nationalité XXX, chouchou de XXX.

    « Plus on est compétent (et, merde alors, c’est mon cas), plus on est incapable de se vendre, estimant que la qualité est garante de reconnaissance. Des clous ! Se vendre, c’est un métier, et malheureusement un métier qui est rarement compatible avec la qualité artistique intrinsèque. Il faut alors quelqu’un d’autre pour se vendre. Mais je n’ai pas d’agent : à chaque fois que j’en rencontre un (XXX, XXX, XXX, d’autres à l’étranger), je suis - selon toute évidence - incapable de leur cacher combien je le méprise. La plupart n’ont vraiment aucune idée de musique, et te vendent n’importe quel (par exemple) chanteur à contre-rôle, en dehors de sa compétence vocale. Le chanteur n’a pas d’autre choix que d’accepter, sinon un Bulgare ou un Chinois ou un Martien va accepter le rôle à moitié prix, à moindre qualité souvent (pas toujours), sans poser de question. Le plus drôle est que les administrateurs acceptent ces oukases des agents : et une fois que l’on s’est aperçu que cela ne marche pas, la réponse est " Mais l’agent XXX me l’avait garanti ", comme si un chanteur se garantissait au même titre qu’une voiture d’occasion.

    « Ainsi, le fait que tant de jeunes chanteurs se trouvent propulsés sur le marché, deviennent des stars-minute, puis sont relégués, provient de ce que les agents les vendent pour n’importe quel rôle, avec une quantité bien trop élevée de spectacles annuels, puis les jettent sans l’ombre d’une hésitation une fois la voix évidemment cassée, cassée par manque de management de carrière. Les agents le savent, mais s’en contrebalancent. L’ère du rasoir jetable s’étend aux artistes.

    « A titre statistique, sur la vingtaine d’orchestres et opéras français dont j’ai les programmes, le taux général de chefs français invité est de 5 %. Pour les chanteurs, pas même ça pour les premiers rôles, et 30% pour les "Madame est servie". Aux Etats-Unis (grand exportateur de chefs et chanteurs), sur les 130 compagnies opéras, 95% de chefs et chanteurs américains. Cherchez l’erreur ! Que l’on ne me parle pas de "mal savoir se vendre" : les orchestres et opéras américains ont un quota non officiel, soigneusement entretenu par les services d’immigration (qui refusent souvent les visas de travail, ce que la France ne fait strictement jamais) et les syndicats. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls, loin s’en faut. A quand des mesures officielles de réciprocité ?

    « Récemment, j’entendais notre cher Ministre de la culture parler de la relève, en particulier au sujet des " jeunes " chefs français. Très bien : mais à quoi sert-il de fabriquer tous les ans des Premiers Prix de direction d’orchestre au Conservatoire, si c’est pour ensuite fermer toutes les portes ? Combien d’orchestres français ont-ils des postes de chefs assistants ou associés, et combien sont confiés à des Français ? Que le titulaire ne soit pas du coin… passons. Mais si on coupe l’arbre à la racine même, inutile de chercher plus loin. L’Orchestre National de XXX, dirigé depuis des années par un XXX, a engagé à la queue-leu-leu un associé de nationalité XXX (à chaque séance de travail avec l’orchestre, l’exaspération allait grandissant vis-à-vis de son amateurisme), puis un autre de nationalité XXX tout autant médiocre. Alors, comment apprendre son métier ? Pire : citez-moi un seul pays dans lequel les associés et assistants viennent en grande majorité de l’étranger. Aucun. Ils ne sont pas assez suicidaires pour tuer les espoirs dans l’œuf. Certes, en Allemagne, quelques opéras engagent des seconds ou troisième chefs en provenance de l’extérieur, puis en gardent certains comme chef permanent, mais la quantité de postes est telle que la relève allemande est toujours garantie.

    « Xénophobie de ma part ? Que nenni ! Si la situation était raisonnablement équilibrée d’un pays à l’autre, cela serait non seulement acceptable, mais souhaitable et excellent : rien de tel que les échanges culturels internationaux à double sens. Mais lorsqu’un pays est manifestement un nid de coucou pour tous les autres, au détriment direct des oisillons du cru, il y a problème.

    « Autre chose. On parle des quelques très rares jeunes chefs français qui se produisent à l’étranger, et que l’on donne en exemple édifiant. Je ne me plains pas, j’en fais partie. Mais quels programmes nous confie-t-on ? De la musique et de l’opéra français, exclusivement ! Comme si nous ne savions pas diriger du Brahms, du Britten, du Tchaikovsky, du Puccini, du Janacek, du Falla, du Bernstein… Mais non, ces programmes échoient à des gens de toute nationalité - en quoi un chef Néo-Zélandais est-il donc spécialisé, si les Français ne doivent diriger que du français ??? - mais surtout pas aux français... Par contre, on n’hésite pas à inviter des Mister XXX pour nous bâcler Pelléas ou Les contes d’Hoffmann ou Faust, quand bien même ils ne parlent pas un traître mot de français. Il faut avouer que, bien souvent, les chanteurs qu’ils ont a diriger ici n’en comprennent pas plus, alors la boucle est bouclée…

    « Récemment, je dirigeai en XXX la création mondiale du premier opéra jamais écrit en langue XXX. Attaque en règle des critiques locaux qui s’offusquaient que ce fut un Français qui dirigeât cela. Ce n’est qu’en leur prouvant que je connaissais le texte par cœur, quand bien même en XXX, qu’ils acceptèrent de me considérer. Quel critique français s’est étonné lorsque, par exemple, Salonen a dirigé, en 91 je crois, Saint François d’Assise en ne comprenant strictement pas un mot de français ? Personne. Si, un seul, XXX, mais il avait assisté à tout le cycle de répétitions et avait donc vu et compris ce qu’il se passait vraiment.

    « Cessons cette hypocrisie qui consiste à dire " qu’il n’y a pas de chefs français ni de chanteurs français ". Il y a largement tout ce qu’il faut, chez toutes les nations y compris la nôtre, mais il n’est plus possible qu’un pays en particulier devienne la pouponnière, modèle Alien, de toute une génération d’artistes exogènes. Lorsque l’Ecole de Chant de l’Opéra de Paris était encore une école de chanteurs digne de ce nom, on a obtenu une génération fabuleuse de chanteurs français (pêle-mêle : Béatrice Uria-Monzon, Elisabeth Vidal, Luca Lombardo, Maryse Castets, André Cognet, Nicolas Rivencq, Martine Mahé, Jean-François Gardeil, Lionel Sarazin, Jean-Luc Totin [dit " Viala "], Jean-Marc Ivaldi, Roberto Alagna, Christian Lara, Jean-Luc Maurette, Sylvie Pondjiclis, Jean-Luc Chaignaud, Marie-Ange Todorovitch, Marie-Thérèse Keller, Antoine Garcin, Christian Papis et bien d’autres dont les noms ne me reviennent pas illico, excuse-moi auprès d’eux). Ce n’est qu’en produisant une quantité suffisante d’autochtones - des bons, des moins bons, des mauvais, comme partout ailleurs - que se cristallisera la qualité. On ne peut pas, d’emblée, décider qui réussira et qui restera sur la touche, d’autant qu’il faut des années pour vraiment former des chanteurs et des chef.

    « Ne vois dans toutes ces remarques, jetées sans ordre particulier, une rancœur ou une aigreur quelconque : seulement l’expression d’un raz-le-bol généralisé, que chacun formule dans son coin sans vraiment oser en faire état. Alors voilà, c’est dit : voyons donc combien, parmi les " neuf chefs manquants ", ne seront pas des médiocres et/ou inconnus étrangers : quitte à prendre un médiocre, autant qu’il soit d’ici, il y a tout ce qu’il faut en stock, y compris des mauvais ! »

    - Yves Riesel
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