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    Un ténor léger sous la cuirasse
    Etre ou ne pas être ...
    Le 11 février 2008


    Cela fait déjà un petit moment que je ne vous ai pas parlé de ma voix et de mes errances vocales...

    Ténor est un état : ça se passe avant tout dans la tête. Il faut être convaincu de l’être, c’est en tous cas ce que dit mon professeur de chant, Christian Lara, auquel je rends hommage ici pour tous les progrès que j’ai réalisés dernièrement.

    Cependant, être ténor c’est bien, mais il y a ténor et ténor (pour parodier un sketch sur les bons chasseurs et les mauvais chasseurs).

    Le tout est de bien savoir où on se positionne. Il y a toute une classification chez les ténors, comme chez les chiens ou les chats et le délicat Persan chinchilla n’a pas grand chose à voir avec le matou de gouttière, même si au total , il font quand même Miaou tous les deux.

    Persuadé d’être fort ténor, jusqu’à présent, je ne me suis pas aperçu que j’étais peut-être (ne riez pas) ténor léger.

    Lorsque j’assène à mon auditoire "Amore ti vieta", "Pourquoi me réveiller", "Non piu angere Liu" je vois bien que je n’obtiens pas l’adhésion espérée. Par contre, quand je chante "l’Aubade du Roi d’Ys", les deux airs de "Pomme d’Api : "Mon oncle ne vous fâchez pas" ou "Ecoutez votre cœur", ou encore "Je regardais en l’air" dans les Cloches de Corneville, je sens bien que cela passe beaucoup mieux et que l’on m’écoute avec plus de plaisir.

    J’en veux d’ailleurs pour preuve, que l’autre jour sur l’interprétation du premier air de "Pomme d’Api", l’ami Michel Ballan qui n’est pas du genre à vous dire blanc si c’est noir, m’a fait une remarque que je considère être un compliment dans sa bouche, en me disant que ce que je venais d’interpréter était agréable et que ça m’allait bien. Le bougre n’est pas flatteur et c’est une réflexion qui me conforte dans le sentiment que j’ai bien progressé.

    Il faut quand même bien dire que je n’ai aucun problème avec les contre ut du ténor léger, mais que je me fais encore bien suer avec les si bémol du ténor lyrique qui ne tiennent que quelques secondes lorsqu’ils sont chantés à pleins poumons et finissent toujours par partir en vrille quand j’y mets la patate et que je m’éternise… Peut-être que ma voix n’est pas encore complètement placée ou que je suis fait pour chanter des choses plus légères.

    La Dame blanche de Boieldieu que je suis en train de travailler en ce moment et qui est quand même un exercice de haute voltige dans l’aigu ne me fatigue absolument pas et j’y prends du plaisir.

    La gymnastique des aigus moins appuyés là-haut me va mieux et je sens, qu’une fois que les vocalises de la fin seront domptées au niveau du texte et du rythme (l’air n’est pas facile musicalement) , il n’y aura plus aucun problème et ça devrait filer.

    Tant qu’à être dans Boieldieu, j’ai aussi exhumé deux autres airs dans Jean de Paris "Allons, allons amis que tout notre équipage" ainsi que " Lorsque mon maitre est en voyage", deux airs qui sont assez tendus aussi et que je commence à bien sentir vocalement.

    Pour en finir avec mes interrogations sur le type de ténor que je suis réellement maintenant et celles de mon catalogue d’air qui me vont bien, je peux ajouter , dans le Toréador d’adolphe Adam "l’air de Karitéa" et "Dans une symphonie" du fameux Tracolin . Là aussi du ténor light pur jus.

    Alors est-ce la révélation de l’année ? Moi, ténor léger ? Peut-être qui sait ?

    On ne devient peut-être pas forcément fort-ténor quand on vient d’un parcours de Baryton, baryton Basse, c’est peut-être là que je me suis trompé.

    Une partie du chemin est défrichée : il me reste encore des pistes à explorer. En attendant, je vais approfondir cette branche du répertoire car ténor d’opérette, c’est sympa aussi, ça m’amuse et ça me va bien, le principal étant bien sûr de se faire plaisir.

    Maintenant : attendons, écoutons observons ;-) .


    Article publié par : Jean-Marc
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    Date Nom et site Web Message
    12 Messages
    • Un ténor léger sous la cuirasse

      12 février 2008 10:12 , par Michel de Saintes

      Bonjour cher Jean-Marc,
      J’ai commencé moi aussi comme baryton, puis j’ai été tenté par le fort ténor (en plus mon prof de l’époque pensait que je l’étais peut-être), et maintenant me voici aussi ténor léger.
      je me sens bien dans ces airs là et ma voix ne semble pas se fatiguer. Et ma fois je suis bien content comme çà. Je crois que c’est l’essentiel surtout si le public est d’accord et apprécie. Mais je pense aussi qu’il faut laisser faire le temps (en travaillant biensûr).
      En tous cas lorque l’on est passionné comme toi (et moi, et bien d’autres),si on tient le coup, on doit arriver à quelque chose, quoique ce soit !!
      amicalement.

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      14 février 2008 11:25 , par HUSSONNADES

      C’est l’eternel problème des voix longues avec des notes graves de baryton et un aigu de ténor.Mais passer de baryton basse à ténor léger avec un intermède discutable de ténor lyrique sous tend un problème L’explication la plus vraisemblable c’est un mauvais placement de la voix au départ avec appui généralisé vers le bas pour grossir la voix dans ces emplois de caractère d’ou des difficultés à partir du passage et un aigu laborieux.
      La recherche d’une certaine légèreté, voire vélocité ,amène a une émission moins " grossie" plus souple et plus naturelle, moins tendue ,et la compensation sur les notes de passage se fait naturellement d’ou facilité accrue sur ces notes et l’aigu avec moins de fatigue.
      Je pense que vos problèmes sont liés à la pose ou l’émission de la voix.Je vous conseille d’observer si le placement de votre voix est naturel ,sans aucune contraction, et si en montant une gamme à partir du ré,mi b, mi , vous commencer à projeter la voix ( c’est une impression)vers la nuque de plus en plus avec l’aigu avec ouverture simultanée de la machoire.
      J’ai eu les mèmes problèmes, une tierce en dessous, et je fais un baryton martin acceptable grace a un bon professeur qui m’a bien rééduqué au lieu de rester basse profonde avec un timbre de ténor. Vous ètes sur la bonne voie(x ?)

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      • Un ténor léger sous la cuirasse 14 février 2008 13:00 , par Jean-Marc

        Je crois que je suis en voie de guérison. Plus ça va et moins je force et plus la voix sort.

        C’est une longue rééducation, mais je crois que je vois enfin le bout du tunnel.

        Merci pour ces conseils.

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      14 février 2008 18:16 , par Michel

      Si tu continues à ce train tu vas nous finir en soprano cui cui ;-)

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      18 février 2008 16:49 , par Michel

      Bon, faut dire ce qui est, mais samedi dernier pour les pêcheurs de perles il y avait du progrès.. A suivre...

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      • Les pêcheurs de perles ... 18 février 2008 17:56 , par Jean-Marc

        Oui, mais j’ai comparé les deux enregistrements : notre duo et celui entre Christian Lara et toi...

        Il faut bien reconnaitre que le deuxième est bien meilleur...

        Il y a encore du progrès à faire ;-).

        A+

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        • Les pêcheurs de perles ... 19 février 2008 11:00 , par Michel

          Bin oui mais le Maître est le Maître...

          Si tu chantais aussi bien que Christian tu ne serais plus en classe de chant à Lormont mais peut être sur des grandes scènes internationales à chanter avec Thomas Hampson, ou René Pape, ou Fleeming ou je ne sais quel grand chanteur.

          L’important, à notre petit niveau, c’est d’avancer et de se faire plaisir. :-)

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      23 février 2008 21:18 , par Laurent

      Passez du répertoire de baryton à celui de ténor léger voilà qui est surprenant !!!!

      Surtout quand vous dîtes tenter l’air de Brown "Viens gentille Dame".
      Remarquer même entre ténors qui osent l’affronter, que de différence de timbres ;comparer Gedda à Sénéchal ou à Blake, c’est surprenant !

      Personnellement (je suis baryton de timbre plutôt sombre) je m’amuse à le chanter avec Gedda mais ... en fausset !!!

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      26 mars 2008 09:54 , par Olivier

      Celà ne m’étonne guère. J’ai commencé baryton (avec pas plus d’aigu qu’une basse pronfonde) ... et je fini ténor léger. Le problème c’est la contraction de la langue.
      C’est déroutant par rapport à l’image qu’on a de soit ... mais on est bien obligé de se rendre à l’évidence.

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      5 avril 2008 16:26

      bonjour jean marc nous ne nous connaissons pas moi aussi comme beaucoup j ai chanté bb puis j ai eu la chance de rencontrer mon prf mister haskin.tenor dramatique qui ma metamorphosé en un beau tenor comme quoi le tenor n est peut etre une denrée si rare . jean louis

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      5 avril 2008 17:04 , par jean louis l

      bonjour jean marc nous ne nous connaissons pas moi aussi comme beaucoup j ai chanté bb puis j ai eu la chance de rencontrer mon prf mister haskin.tenor dramatique qui ma metamorphosé en un beau tenor comme quoi le tenor n est peut etre une denrée si rare . jean louis.

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    • Un ténor léger sous la cuirasse

      25 mai 2009 17:41 , par Loïc

      Je comprends ce que tu veux dire. Je suis ténor, ou bien je crois... je n’ai que 17 ans, donc c’est bien trop tôt pour déterminer quel type de ténor je suis, et certains professeurs pensent que je suis baryton. Mais j’ai commencé comme baryton, à l’âge de 13 ans, et j’étais convaincu que ma voix allait descendre et que j’allais devenir une basse profonde, puisqu’elle n’avait pas fini de muer... mais non ! Je suis ténor depuis trois ans, et même à cela,je pensais devenir ténor dramatique, ou peut-être lyrique, mais jamais léger... mais je me pose vraiment la question. Je croyais que ma voix allait grossir, mais elle s’est allégée cette année, non qu’elle aie perdu de la force, mais parce que j’ai enlevé de la tension inutile qui grossissait ma voix, mais qui me donnait des problèmes dans l’aigu, et qui me fatigait. Comme quoi que la voix peut se développer dans une direction complètement opposée à ce qu’on croit. Mais l’important est de ne pas forcer une direction ; il faut tout simplement travailler sa voix, mais il ne faut pas s’en trafiquer une.

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