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    Traviata à Bordeaux
    Une année qui commence mal
    Le 23 janvier 2006


    Traviata est donné en ce moment à Bordeaux. Une douzaine de représentations sont programmées qui doivent être chantées par deux équipes différentes.

    Cette production est hautement médiatisée, car elle
    est censée renflouer les caisses de l’institution, ce genre de tube faisant toujours recette.

    Loin de moi l’idée de jeter la pierre à un chanteur transi de trac
    que l’on a mis là par je ne sais par quel moyen et qui a sûrement
    essayé de donner le meilleur de lui même, mais le Germont, qui
    nous était proposé dans la version que j’ai pu entendre a plombé la soirée et n’avait pas selon moi sa place dans
    une distribution professionnelle censée assurer un certain niveau de
    qualité
    .

    L’opéra de Bordeaux a ,je crois, encore perdu une occasion de redorer
    son image.

    La Voix de ce jeune homme Valentin Marele, qui interprétait le rôle du père, était
    complètement rentrée, peu audible, sans ampleur et ne passait pas
    vers le public.

    Côté mise en scène on n’avait même pas fait l’effort de le grimer pour
    donner un peu plus de prestance au personnage.

    Dans l’air "Di provenza mar il suol", je cherchais à entendre
    désespérément les "petites notes" que l’on exigeait à l’époque de
    l’amateur baryton que j’étais quand je chantais cet air. Mais là,
    elles n’y étaient pas !

    Le duo avec Traviata au deuxième acte fut douloureux et sans relief,
    et je me disais qu’André Heijboër que je connais et qui est un grand
    baryton en pleine ascension, qui a chanté récemment ce rôle à
    Marseille est à coup sûr handicapé par le fait qu’il est Français et
    que l’on préfère aller chercher loin des chanteurs qui ne lui
    arrivent pas à la cheville.

    J’ai donc espéré l’entrée d’une doublure pendant le deuxième acte,
    mais il n’y en a pas eu, le spectacle est resté et restera sans doute
    comme ça.

    A 75 euros la place sur le parterre central, il est certain que
    beaucoup de gens qui assisteront aux prochaines représentations
    seront mécontents et regretteront de ne pas être resté à la maison.

    Devant un spectacle de ce niveau on ne peut s’empêcher de se poser
    quelques questions :

    • Que fait le Directeur de ce Grand théâtre de Bordeaux ?
    • Vient-t-il
      de temps en temps écouter ce qu’il produit ?
    • Comment peut-t-on
      faire de telles erreurs de casting ?
    • Quelle image ternie va
      prendre l’opéra de Bordeaux avec cette série de représentations ?
    • Il y a-t-il vraiment des professionnels qui dirigent encore cette
      institution ?

    Comme partout on a du parachuter des consultants, des managers, pour
    lesquels le théâtre n’est qu’un moyen de réaliser une ambition qui
    ne doit pas être qu’artistique. Ces gens se réunissent, communiquent, font beaucoup de bruit, ont le
    sentiment qu’ils font bien leur travail, mais en oublient le métier
    de base. Être au service de la musique.

    L’artiste est devenu la ressource du bout de la chaîne, et
    n’intéresse plus ces décideurs là, sauf bien sûr, quand il vient
    d’ailleurs et qu’il est introduit par d’autres confrères du sérail... je m’égare... ;-)

    Pour revenir à cette Traviata, disons aussi qu’il y avait un ténor Coréen qui
    m’a fait plaisir et qu’il faut saluer ici, car ce doit être pesant de
    chanter dans de telles conditions
    .

    Violetta, même si elle a escamoté quelques aigus était bien dans
    l’esprit du rôle et a su faire passer l’émotion.

    On dit "Mauvaise générale, bonne première », cependant, en l’état, je
    doute qu’un miracle ne puisse se produire si la distribution n’est
    pas modifiée.

    Cela me désole d’écrire ces lignes, j’aurai préféré dire à quel point
    j’ai été ébloui
    , mais de temps en temps, il est des vérités qu’il
    faut mettre en lumière, si comme moi, on pense que des choses peuvent
    être améliorées et changées.

    Voilà c’était mon petit coup de gueule non prévu de début d’année, Il n’y a rien de bien méchant, peut-être suis-je trop exigeant....

    Espérons que cette nouvelle année nous reservera de meilleures surprises lyriques, et comme je n’ai rien publié depuis les fêtes, je profite de cet article pour vous souhaiter à vous tous, les 200 lecteurs quotidiens de Vocalises.net, une bonne et heureuse année 2006.


    Article publié par : Jean-Marc
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    Date Nom et site Web Message
    32 Messages
    • > Victor Torres

      24 janvier 2006 16:08 , par DavidLeMarrec

      Merci pour ce compte-rendu.

      Il est vrai qu’on ne commente pas, d’habitude, une générale, parce que les chanteurs s’y économisent nécessairement. Mais il n’empêche qu’on peut repérer les vrais problèmes dès ce moment-là.

      Tes réserves ne font que confirmer ce que j’ai entendu lors du récital de Victor Torres. Tout les [é] et les [i] étaient détimbrés à partir du médium aigu, l’émission pâteuse, la voix perpétuellement engorgée, la ligne de chant cahotante, la caractérisation faible.

      Victor Torres est connu dans le répertoire baroque. C’est lui qui interprète Orfeo (très correctement) dans la version Garrido. Il a aussi fait du bon travail dans La liberazione di Ruggero de Francesca Cavalli. Ses capacités de chant sans vibrato son intéressantes.
      Comme beaucoup de chanteurs qui ont un répertoire spécialisé trop étroit, il doit chanter du Verdi pour vivre.

      Lors du récital (les midis, à 5€), je m’étais dit que, tout simplement, il profitait de ce qu’il n’y ait pas de critiques dans la salle pour roder son récital, sans doute chanté pour la première fois. Il faut bien se lancer, le résultat était relativement médiocre mais pas infâme.

      Mais si tu nous dis que dans Germont, la principale cause de sa venue à Bordeaux, il n’a pas été à la hauteur, c’est plus préoccupant pour sa carrière.

      repondre message

      • Povera Traviata ! 25 janvier 2006 15:53 , par L’autre david

        J’ai lu avec attention vos commentaires sur cette production,je suis assez d’accord avec ce qui c’est ecrit.Jeudi soir (le 26), c’est le tenor espagnol Ismael Jordi que chantera "Alfredo".Quel bel artiste.Il remplacera ce jour là (comme hier soir) le tenor américain.Cet Ismael jordi, meme s’il n’a pas la "largeur" qu’on espere pour Alfredo et que la justesse n’etait pas toujours au rendez-vous dans le premier acte hier soir,nous a époustouflé.Un vrai chanteur comme je les aime.Avec des "cojones"et qui font passer l’emotion.C’est ce qui m’aura le plus manqué dans cette production.À ceux qui aiment le chant lyrique, rendez-vous jeudi soir à l’opera... (les autres soir, ce n’est pas si mal non plus, tous comptes faits, mais quand on aime l’art lyrique, on se doit d’etre exigeant, c’est tout à l’honneur des artistes.Merci Jean-Marc :-)

        repondre message

        • > Povera Traviata ! 6 février 2006 10:20 , par donquichotte

          Bonjour a vous tous

          J’ai vu la représentation du mardi 31 janvier. Je suis apparemment tombé sur la "bonne" distribution car la soprano était vraiment d’une très grande qualité et d’un fort charisme pour l’interprétation de Violetta( Nicoleta Ardelean). Le ténor était campé par Victor Scotto (je ne suis pas sûr du nom)en remplacement de John Matz et le baryton par Victor Torres.
          Le public a été conquis et les ovations renouvelées de la fin ont rappelés cinq fois les artistes.
          Un grand moment pour nous. Une chance aussi visiblement devant vos commentaires.

          repondre message

          • Bonjour !
            Tout d’abord , je ne sais pas si quelqu’un lira ce que j’aurai écrit vu l’heure tardive ... ( juin ) . Je comprends votre déception face à ce spectacle tant attendu de votre part apparemment .
            Par pitié , essayez d’être un peu indulgent ! La vie d’un chanteur n’est pas facile du tout ! En avez-vous même l’idée ? La voix est un organe très très fragile . Il ne vous est pas venu à l’idée qu’ils puissent avoir des périodes de fatigue ? Pour votre information , Valentin Marele est un ami très cher avec qui j’ai passé les trois semaines de Traviata . En arrivant , il sortait de tournée extrêmement fatiguante , et croyez moi je l’ai entendu chanter Traviata dans un autre pays , ça n’avait rien à voir , c’était digne d’un grand baryton !! Les chanteurs restent des humains comme nous et il doit vous arriver de ne pas être toujours parfaits au travail . Valentin Marele ,à à peine 33ans ( jeune pour un chanteur ) est soliste dans les opéras de Bucarest et Brasov en Roumanie (grand niveau) et mène une carrière brillante dans son pays . Il lui manque encore la notoriété internationale , donc on en reparlera dans quelques années . Et je crois que son récital le vendredi au théâtre a largement démontré que c’était un grand .
            Mesdames, messieurs , à l’avenir , ne tirez donc pas de conclusions trop hâtives ... ( Et je ne dis pas cela parce que Valentin est mon ami . )

            repondre message

            • Et bien tant mieux, ce n’est pas agréable de voir et d’entendre un chanteur en dificulté, nous ne jetons la pierre à personne, je suis ravi d’apprendre qu’il était dans de mauvais jours quand je l’ai entendu et qu’il est capable de bien mieux.

              Je ne demande qu’a le ré-entendre.. faites nous signe quand il repasse sur Bordeaux, j’ai entendu ces derniers jours des échos favorable de sa dernière prestation... c’est vrai le chant n’est pas une science exacte ... j’en sais quelque chose ;-)

              repondre message

            • Je suis tout à fait d’accord avec vous, c’est pourquoi lorsque je vais écouter un opéra et qu’un chanteur ne "donne" pas ce que l’on peut attendre je me dis à peu près la même chose que vous et je ne me permets jamais de huer ce chanteur comme certains "cuistres" le font si souvent car ce qu’ils font peu de gens sont capables de le faire. Un jour au grand théâtre de Bordeaux ma femme qui est chanteuse professionnelle, entendait des spectateurs démolir la soprano durant l’entracte elle n’a pas pu s’empêcher de dire à très haute voix à ces personnes de monter sur la scène et de montrer à tout le monde comment il fallait faire ce qui a jeté un grand froid dans le hall du grand théâtre.. Ceci dit il ne faut pas tout excuser non plus car le spectateur qui paie sa place plutot cher est en droit de s’attendre à quelque chose de haut niveau, mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que l’être humain peut (et à le droit) avoir une défaillance..

              repondre message

            • En tout cas, votre mesure vous honore. Les musiciens ont parfois tendance à réagir vivement lorsqu’on conteste certaines prestations.

              Les échos du récital de midi étaient bons. On m’avait parlé d’erreur de distribution pour Germont (voix trop claire, paraît-il, pas du tout verdienne), mais je n’y étais pas.

              Merci pour les précisions !

              repondre message

          • > Povera Traviata ! 25 juin 2011 13:29 , par Debus

            Cool ces idées, je vous souhaite une excellente réussite.

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            repondre message

    • > Traviata à Bordeaux

      24 janvier 2006 16:18 , par DavidLeMarrec

      Apparemment les commentaires sont désormais modérés a priori.

      Début de réponse à tes questions, selon les informations dont je dispose :

      Que fait le Directeur de ce Grand théâtre de Bordeaux ?
      Il rêverait d’être nommé à Aix à la place de Lissner, paraît-il.

      Vient-t-il de temps en temps écouter ce qu’il produit ?
      Ca, très certainement, mais tu auras remarqué que toutes ces anciennes productions de titres ultrarebattus sont là pour renflouer les caisses...

      Comment peut-t-on faire de telles erreurs de casting ?
      C’est une bonne question, parce que Victor Torres n’est tout de même pas le premier venu qu’on aura payé comme un débutant qui ferait sa première scène. Peut-être qu’il est passagèrement en méforme et qu’on ne pouvait le prévoir au moment où il a été engagé. Dommage, c’était le seul nom célèbre sur l’affiche...

      Quelle image ternie va prendre l’opéra de Bordeaux avec cette série de représentations ?
      Depuis que le Rosenkavalier avec Mireille Delunsch, le Roland de Rousset, Les Noces avec Piau et Rousset sont renvoyés aux calendes grecques, et que l’opéra n’a pas d’autre ambition (ni d’autre solution), loin de tenir son prétendu statut national, que de ressortir les vieilles productions des tubes les plus vendeurs dans des distributions peu éclatantes, ça ne trompe plus personne.

      Je connaissais des gens qui se déplaçaient, il y a encore peu d’années, pour aller entendre des spectacles à Bordeaux. Ce n’est plus le cas, plus du tout. Il n’y a donc plus d’aura à sauver, mais tout à rebâtir, hélas.

      Il y a-t-il vraiment des professionnels qui dirigent encore cette institution ?
      Apparemment, les professionnels des finances, oui, ont fini par se réveiller. Cette saison à vide artistiquement parlant devrait permettre de renflouer un peu les caisses.
      Je place mes espoirs dans une saison prochaine renflouée et digne du statut accordé à l’Opéra de Bordeaux.

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      • > Traviata à Bordeaux 24 janvier 2006 18:15 , par Jean-Marc

        Bonjour David, merci pour ces précisions, je suis toujours admiratif de ta culture autour de ce qui traite de l’art lyrique...

        Concernant la modération des messages à priori elle n’est pas activée... ton problème m’étonne un peu (les mystères de l’informatique).

        Pour ce qui est du spectacle dont traite le sujet, on m’a dit que le journal Sud-Ouest n’était pas très élogieux non plus..., je vais essayer de récupérer l’article ...

        Sinon, cet article sur les barytons... il avance ;-)

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        • > Traviata à Bordeaux 24 janvier 2006 19:40 , par DavidLeMarrec

          Oui, le message n’est pas apparu après l’avoir posté, en tout cas pas dans les cinq minutes. C’est pourquoi je posais la question.

          Si toi qui es généralement très compréhensif pour les difficultés des chanteurs tu en dis cela, en pensant au récital que j’ai entendu, j’imagine le pire...

          Je manque un peu de temps pour me pencher sur le barytonnat. Pas mal de projets en cours, plus le boulot.
          Mais c’est toujours sur ma liste. ;-)

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      • > Traviata à Bordeaux 9 février 2006 10:19 , par jean-marc bonicel

        Je suis assez triste à la lecture de ces lignes, je n’ai pas lu toutes les réactions,... la dissecation par le menu du chanteur, enfin je vais essayer de me rassembler.jean-marc

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    • > Traviata à Bordeaux

      25 janvier 2006 00:03

      Je n’ai pas encore assister à la représentation de la Traviata ... mais je trouve ces commentaires très excessifs.
      C’est pas un baryton qui remet en cause toute cette représentation, et encore moins l’opéra de Bordeaux.
      Alors je dit pas que ce baryton est bon ... je l’ai pas écouté.

      Mais la Traviata c’est avant tout une soprano.

      Puis personellement je ne suis pas pour ne voir que les stars de l’opéra aussi bonnes soient elles, donc c’est bien de faire de la place à plus de monde et je pense surtout au jeune.

      Certes je prêche une peu pour ma paroisse car je suis jeune et ténor débutant et j’espère secrètement devenir pro dans qq années ...

      De plus si je ne dit pas de bétise il y a 2 distributions pour cette traviata donc ...

      Enfin j’en dirais plus quand j’aurais vu.

      PS : pour le prix des places çà OUI je suis d’accord je suis pour une baisse des tarifs, surtout pour les théatre qui font l’effort de montrer de nouveaux talents.

      repondre message

      • > Traviata à Bordeaux 25 janvier 2006 02:15 , par DavidLeMarrec

        Bonjour !

        Je n’ai pas encore assister à la représentation de la Traviata ... mais je trouve ces commentaires très excessifs.
        Oh, je crois que s’il y a bien deux choses dont on peut faire crédit à Jean-Marc, c’est sa modestie dans ses jugements et son respect pour les chanteurs.

        C’est pas un baryton qui remet en cause toute cette représentation, et encore moins l’opéra de Bordeaux.
        Bien sûr. Mais ajouté à un climat ambiant (les représentations ne sont pas fameuses ces temps-ci), une grosse erreur de distribution prête à l’inquiétude.
        Ce n’est qu’un symptôme du plus, si vous voulez.

        Puis personellement je ne suis pas pour ne voir que les stars de l’opéra aussi bonnes soient elles, donc c’est bien de faire de la place à plus de monde et je pense surtout au jeune.
        Ce n’est pas une question de stars. Victor Torres est de loin le chanteur le plus célèbre de la distribution. Justement, l’Opéra de Bordeaux pourrait faire des auditions et donner leur chance à des jeunes très prometteurs. Pour l’instant en tout cas, peu de résultat de ce côté-là, les rôles principaux sont toujours confiés à des chanteurs expérimentés.

        Certes je prêche une peu pour ma paroisse car je suis jeune et ténor débutant et j’espère secrètement devenir pro dans qq années ...
        Pour ce qui est de la confidentialité, je crois que c’est mal parti. ;-) Ne reste plus qu’à vous souhaiter le succès !

        De plus si je ne dit pas de bétise il y a 2 distributions pour cette traviata donc ...
        Très juste. Comme l’article est du 23, j’en ai déduit que Jean-Marc avait vu la distribution du 22. A tort apparemment, puisque le ténor coréen Woo Kyung Kim n’exerçait que le 23. Il s’agirait donc de Valentin Marele, vous faites bien d’attirer notre attention sur ce point. Ca ne change pas mes impressions sur le récital, mais ça ne permet pas de juger de l’interprétation de Victor Torres, du coup (même si je reste préoccupé). Pour information, il doit lui aussi donner un récital du vendredi midi. A suivre.

        Merci m’avoir épargné cette bourde.

        PS : pour le prix des places çà OUI je suis d’accord je suis pour une baisse des tarifs, surtout pour les théatre qui font l’effort de montrer de nouveaux talents.
        Les prix ont sensiblement baissé depuis la saison dernière. Mais c’est encore objectivement cher, et surtout très cher eu égard à la qualité proposée. Nous verrons si la baisse se poursuit (ce dont je doute). Il faut aussi un minimum de financement par les places, déjà que l’opéra engloutit un tiers du budget culturel de Bordeaux !

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        • Un doute levé 25 janvier 2006 07:46 , par Jean-Marc

          Je pense effectivement que le baryton était Valentin Marele, j’ai eu un doute hier soir aussi et je m’étais promis de verifier...

          En lisant ces lignes j’ai vu qu’il y avait effectivement une zone d’ombre j’ai rajouté son nom dans l’article, car pour ce que j’ai entendu, je ne change rien, pour le reste... à vous de le dire.

          n’ayant pas écouté l’autre baryton je ne veux pas qu’il y ait un doute.

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          • > Un doute levé 29 janvier 2006 19:41 , par DavidLeMarrec

            Oui, bonne idée. J’ai lu une critique de la distribution avec Victor Torres, où il était décrit comme pâlot, ce qui correspond mieux que le catastrophique à ce que j’avais entendu de lui lors de ce récital.

            Cet article est un franc succès, dis-moi ! ;-)

            repondre message

        • > Traviata à Bordeaux 25 janvier 2006 10:42

          Oui , pour le secrètement c’est assez raté ^^.

          Moi j’y vais le 1° Février. Rassurez moi ... c’est la bonne distrib ^^ ?

          Cololi ... alias Olivier.

          repondre message

      • > Traviata à Bordeaux 25 janvier 2006 08:17 , par Jean-Marc

        Le duo entre Germont père et Violetta fait partie des plus belles pages de l’opéra... Il est évident que des gens viennent écouter Traviata pour vivre ce duo qui dure plus de 20 minutes et s’il n’est pas à la hauteur, il manque quelque chose à cet opéra.

        Dans cet oeuvre de Verdi il y a trois rôles important : Violetta, Alfredo et Germont.

        Pour le représentation que j’ai suivi, notons que les deux premiers chanteurs ont été abondamment applaudis, pour le troisième c’est resté plus que poli, ce qui pour Bordeaux est déja excessif !.

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        • > Traviata à Bordeaux 27 janvier 2006 03:56 , par Pierre

          Le 25 janvier, Violetta a fait une bonne interprétation. Le ténor coréen a été remarquable et est promis à un très bel avenir. J’ai beaucoup apprécié l’équilibre entre leurs voix et l’orchestre.
          Dommage que Germont n’ait pas été à leur hauteur.

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    • > Traviata à Bordeaux

      30 janvier 2006 01:16 , par Lucrezia

      Serait-ce donc vous, Jean-Marc, qui eûtes ce beau cri du coeur lors de la générale :"c’est ça, le père ?"

      Effectivement, ce pauvre diable mal fagoté n’était pas à la hauteur d’un couple Violetta-Alfredo vocalement très satisfaisant. Mais je ne lis nulle part de commentaire sur une désastreuse mise en scène qui, dans le dernièr acte, impose trois mètres de distance entre les deux amants désespérés !!! Que peuvent de bons chanteurs pour surmonter cette contrainte ridicule ? Et que dire d’un décor hideux marronnasse et d’éclairages dignes d’un hall de gare soviétique ?

      Il y avait un taureau en carton-pâte sur la scène, mais à l’Opéra de Bordeaux, l’heure semble aux vaches maigres...

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      • Le cri du coeur 30 janvier 2006 07:44 , par Jean-Marc

        Non, ce n’est pas moi qui ai poussé ce cri (on m’aurait d’avantage entendu) , j’ai justement entendu quelqu’un parler, mais ce n’était pas compréhensible de là où j’étais...

        Ma bonne éducation m’a surement retenu ;-)

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        • > Le cri du coeur 26 février 2006 18:54 , par papageno

          Tu connais André Heijboër ? Je viens de l’entendre sur le net dans des lieder de Schubert : quelle voix, quelle technique (des pianissimis de rêve) !!!! J’ai entendu dire qu’il était fort ténor avant d’être baryton. Sais-tu qui lui a "donné" cette voix magnifique de baryton ?

          Nico

          repondre message

          • > Le cri du coeur 26 février 2006 19:15 , par Jean-Marc

            Je le connais un petit peu car je l’ai croisé plusieurs fois car il intervient comme soliste avec le Choeur International de Bordeaux et surtout parce que je travaille avec Brian Stanborough (qui l’accompagne dans les lieders en question) et qui a beaucoup fait pour qu’il travaille comme baryton et qui suit de près sa carrière.

            Je l’ai entendu de l’interieur avec le choeur, chantant des airs d’opéra, c’est effectivement epoustouflant, il ne laisse pas indifférent.

            Quand je lui ai dit que je commençais à travailler Ténor alors que je chantais Baryton, il m’a dit que lui c’était le contraire, il avait chanté 8 ans Ténor et qu’il était passé baryton sous l’impulsion de Brian Stanborough... il m’a d’ailleurs dit "si Brian te dis que tu es Ténor, c’est que tu es Ténor... Fais lui confiance" .

            Pour info, il chante avec nous dans la messe de Sainte Cécile de Gounod, début Mars à Mérignac.

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            • > Le cri du coeur 26 février 2006 20:19 , par papageno

              Saurais-tu quel professeur lui a "donné" une aussi belle voix de baryton ? Si je savais quel prof a pu faire de tels miracles, je courrais le voir.

              repondre message

              • > Le cri du coeur 26 février 2006 20:35 , par Jean-Marc

                Pour ce que j’en ai compris, c’est Brian Stanborough... il y a peut être quelqu’un d’autre, je me renseignerai... le mieux serait qu’il réponde lui même... , je sais qu’il passe sur vocalises.net de temps en temps.

                repondre message

                • > Le cri du coeur 26 février 2006 20:53 , par papageno

                  Tu pourras lui demander la prochaine fois que tu le verras ? Ou quand il passera sur le site ? Ce serait vraiment sympa. Sinon, a-t-il une adresse mail où je pourrais lui écrire ?

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      • > Traviata à Bordeaux 31 janvier 2006 12:59 , par DavidLeMarrec

        Bonjour Lucrezia,

        Je vous trouve un peu sévère avec la mise en scène. C’est du Zambello (et pas du pire Zambello, si j’en crois les parisiens infortunés). C’est fonctionnel, ni beau, ni laid, ni profond, ni inepte.

        Les éclairages sont laids, le premier acte convenu et le dernier manqué, je vous le concède. Mais bon, l’idée de la suspension des chaises, comme cet univers provisoirement aboli qui menace de s’abattre à nouveau sur Violetta, ce n’est pas si mal vu, à défaut de faire une mise en scène.

        A la décharge de Francesca Zambello, cette mise en scène a dix ans et elle ne vient plus depuis longtemps en surveiller les reprises, ce qui fait considérablement perdre de la substance à la direction d’acteurs.

        Traviata est très difficile à mettre en scène, éviter les ors gratuits, le misérabilisme ostentatoire ou le statisme n’est pas aisé.

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    • > Traviata à Bordeaux

      1er février 2006 23:41 , par Cololi

      Je vient d’aller voir cet représentation avec le ténor coréen :

      100% d’accord avec le précédent commentaire :

      1/ Le baryton est catastrophique : donc excuse moi Jean Marc d’avoir douté de ta parole ^^.

      2/ La mise en scène du 3° acte est assez minable, et c’est d’autant plus dommage que le ténor et la soprane sont assez géniaux.

      Mais je retiendrais le gros point positif : la soprane et le ténor sont vraiment très bon et grace ç eux on pense un bon moment.

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    • > Traviata à Bordeaux

      15 février 2006 10:42 , par jmb pour faire court

      J’ai parfois envie d’intervenir, mais.... j’ai peur. C’est idiot je sais mais il y a des précédents (le Doc, Lulu l’empoisonneuse,peut-être d’autres encore). J’imagine qu’il s’agit là de passion. Moi je ne peux pas dire que je sois pasionné, j’aime la musique,la voix,l’opéra comme on aime sa famille, c’est ma vie. C’est pourquoi je suis sensible à la critique, non pas pour moi, je n’y suis que trés rarement exposé, mais pour les autres. La prochaine fois : Valentin Marele, alexia voulgaridou, woo kyung kim.

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    • Des nouvelles de Valentin Marele

      18 février 2006 13:11 , par DavidLeMarrec

      On m’a dit le plus grand bien du récital donné le vendredi midi par Valentin Marele. Il paraît que sa sérénade de Don Giovanni était de toute beauté. Mais il n’avait pas du tout le format d’un Germont, paraît-il.

      Ca pourrait expliquer qu’on lui ait proposé, parce que convaincant, un rôle, et qu’il l’ait accepté en tant que jeune chanteur désireux de se faire connaître, même s’il n’était pas dans ses moyens.

      C’est plutôt rassurant pour sa carrière - même si ça ne consolera pas ses ’victimes’, et si ça montre que l’Opéra de Bordeaux a potentiellement des problèmes de recrutement.


      Aux nouvelles, Hui He serait à la limite de forcer pour sa (très réussie) Butterfly parisienne, ce qui laisse perplexe certains commentateurs pour sa prochaine Aida. Mais comme je ne l’ai pas entendue récemment (pas sa Tosca notamment), je ne saurais dire. (C’est juste manière de causer.)
      A mon sens, si elle tient une Tosca à Bordeaux et une Butterfly à Bastille, elle doit pouvoir gérer une Aida à Bordeaux sans problèmes majeurs. A suivre.

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      • > Des nouvelles de Valentin Marele 19 février 2006 00:27 , par jean-marc bonicel

        Hui He était une très belle Tosca, vocalement ; et le reste a mûri au fil des représentations. Maestro Balderi n’y est pas pour rien ce qui nous laisse présager quelques frissons pour Aïda (puisqu’il s’y retrouverons).
        Valentin Marele s’est vu distribuer avec deux très beau chanteur Alfredo (très intense) et une violetta...(soupir), d’où déception, bien compréhensible de la part d’un spectateur qui a payé sa place (en ce qui concerne les générales...c’est un autre sujet).De là à dire qu’il n’a pas les "moyens" pour le rôle, je suis dubitatif. Mon avis est moins tranché, et il me semble qu’il manquait peu de chose pour que ce soit bien.

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