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    Numériser ses partitions
    Comment je pratique
    Le 9 octobre 2007


    Sans doute, êtes-vous confronté comme moi à la rareté de certaines partitions qui n’ont jamais été rééditées.

    Lorsque l’on en tient une, il est urgent de réagir et il faut faire en sorte que l’on puisse la retrouver , la référencer, et l’imprimer facilement si besoin.

    Me débrouillant pas mal en ce qui concerne la numérisation de ces vieux objets, si j’en juge par les réflexions de mes amis chanteurs, je vais vous donner quelques uns de mes petits secrets de fabrication.

    Si chacun de nous faisait comme moi le référencement, l’échange entre chanteurs de vieilles partitions qui sont devenues introuvables serait grandement facilité.

    Première règle : Ayez toujours un appareil photo numérique avec vous. De la sorte, en tous lieux, vous serez toujours prêt et aucune rareté ne pourra désormais vous échapper.

    Deuxième règle : Chaque partition papier que vous utilisez ou utiliserez devra systématiquement être numérisée et assemblée au format pdf (ce format universel maintenant est lisible avec acrobat-reader téléchargeable gratuitement sur le net).

    Règle numéro trois : Chaque partition sera classée dans un répertoire de disque dur ... air de ténor, airs de baryton, duos... et pourra être retrouvée facilement.

    Pour moderniser et sauver ces vieux papiers des outrages du temps, il n’y a pas besoin de beaucoup d’équipement :

    • Un appareil photo numérique avec la possibilité de prendre des photos en macro (tous les appareils ont cette option actuellement)
    • Un pied, si on doit numériser tout un opéra. Pour une partition de quelques pages, ce n’est pas indispensable.
    • un ordinateur.
    • Un logiciel de retouche d’image style The Gimp (gratuit) ou photoshop.
    • Un petit logiciel appelé pdfcreator (gratuit) sur internet qui permet de créer l’objet partition composé d’images au format pdf.
    • Une imprimante pour sortir la partition papier.

    Le temps de fabrication est d’environ une minute par page, temps de retouche compris. Pour un opéra complet de 250 pages, comptez bien trois heures. Pour un aria, en cinq minutes c’est réglé.

    Comment je procède :

    Tout d’abord, se mettre en extérieur et en plein soleil si possible pour que les contrastes soient élevés et que les photos soient bien nettes.

    Plus la prise de vue sera impeccable, moins il y aura de travail ensuite.

    Mode opératoire :

    • 1) Je pose la partition sur le sol, ouverte sur la première page que je veux numériser
    • 2) Je règle mon appareil photo sur la position macro
    • 3) Pour économiser du temps sur la suite, je choisis l’option "mode noir et blanc" pour mes photos (la plupart des partitions sont en noir et blanc, le mode couleur ne fait que rajouter des koctets à l’image)
    • 4) Je donne un petit coup de zoom et je contrôle via l’écran arrière que l’image est bien cadrée et qu’elle n’est pas déformée dans les angles.
    • 5) Je prends la photos.
    • 6) Je procède ainsi pour chacune des pages de la partition.
    • 7) Une fois que j’ai tout photographié, je sors la carte mémoire de mon appareil photo et je la place dans mon ordinateur.
    • 8) Je crée un répertoire au bon endroit sur mon disque dur avec le nom du compositeur, l’ouvrage et le titre de l’air.
    • 9) Je pose les photos que je viens de réaliser à l’intérieur de ce répertoire.
    • 10) J’ouvre mon logiciel de traitement d’image (Gimp, photoshop) . Sur la première page, je rajoute le nom du compositeur, le titre de l’ouvrage et de l’air, surtout s’il s’agit d’un morceau extrait d’une partition complète (ça permet de s’y retrouver ensuite).
    • 11) Pour chacune de ces photos, je recadre et je régle luminosité et contraste. éventuellement je nettoie les défauts de la partition originale. Vous pouvez zapper cette étape mais le résultat sera moins pro.
    • 12) J’enregistre la photo modifiée avec une largeur de 1024 pixel pour que l’image ne soit pas trop lourde en koctets.
    • 13) Je me positionne dans le répertoire où j’ai retouché ces photos.
    • 14) Je demande l’impression de ces images et je choisis comme imprimante pdfcreator (le petit logiciel freeware) qui va constituer un fichier contenant la succession de ces photos ... En fait la partition.
    • 15) Je donne comme nom à mon document par exemple : Gounod - Le médecin malgré lui - Air des gloux gloux ...
    • 16) C’est terminé : je peux maintenant imprimer la partition à loisir, la mettre sur une clé usb, l’envoyer par mail à un ami.

    Attention toutefois aux documents que vous numérisez : les plus récents sont liés à des droits d’auteurs ou d’éditeurs dont la reproduction est interdite. Cependant, dans la mesure où la partition que vous numérisez a plus de 100 ans, je ne pense pas que cette façon de procéder soit illégale. D’un autre côté, dans tous les cas, si vous n’en faites qu’un usage privé, personne ne viendra vous chercher des poux dans la tête.

    Si votre stock devient important, pensez à graver un CD ou un DVD avec vos fichiers. Cela serait dommage de perdre tout ce travail.

    Et pour le futur ?

    Actuellement, les logiciels de reconnaissance optique de musique sont encore loin d’être au point. Il y en a quelques-uns qui marchent à peu près , mais les progrès accomplis dans ce domaine sont sans aucune équivalence par rapport à ceux qui ont été réalisés dans le domaine des textes dactylographiés.

    Un de ces jours, peut-être, on pourra poser son document au format pdf sur un logiciel et demander à l’ordinateur de nous jouer la musique. Alors, ce stock de vieux papiers numérisés prendra une autre dimension...

    A l’heure actuelle, rien ne vaut un bon pianiste :-)

    Concernant la numérisation d’opéra complet, je m’y suis exercé de temps en temps. C’est assez long et laborieux. Ce n’est valable que dans le cas où vous tenez absolument à un ouvrage et que vous avez la possibilité de vous le faire prêter. Il n’y a pas d’argent à gagner avec ça : c’est pas mal de sueur. C’est juste réservé aux passionnés...

    Si vous avez ce genre de pépite numérisée et que vous souhaitez enrichir votre bibliothèque numérique , contactez-moi par email avec une liste de ce que vous avez de votre côté et je vous proposerai la liste de ce que j’ai de mon côté. Vu le travail que ça représente, le donnant donnant est le seul mode d’échange qui soit acceptable.

    Que tout le monde mette une pierre à l’édifice et nous bénéficierons d’une belle cathédrale numérique constituée de partitions oubliées et non rééditées. Une sorte de témoin à passer aux générations futures.

    Voilà, j’espère que cet article vous aura intéressé. Il ne s’agit aucunement de vous inciter à reproduire des oeuvres protégées, mais bien de sauver un patrimoine des effets du temps et de l’oubli, car ces vieilles pages non rééditées deviennent de plus en plus rares et si on ne fait rien, elles seront toutes un jour complètement illisibles ou définitivement perdues.

    Ce devrait être le travail de la Bibliothèque Nationale de France, mais il semble que tout ce qui tourne autour de la musique et des droits d’auteur en France soit hyper verrouillé. L’institution ne s’y risque. On trouve donc de tout sauf des partitions.

    Les anglos-saxons de ce côté là sont moins frileux. On trouve assez facilement des partitions jusqu’au début du 20ème siècle... C’est intéressant, mais ce n’est pas la même culture...

    Tant pis pour nous, il ne nous reste plus que le système D.

    A quand une grande politique culturelle en France qui libère tous ces verrous ?. Un peuple qui oublie son passé est un peuple qui n’a pas d’avenir.

    Ce n’est pas dans mes habitudes, mais un petit exemple tout de même pour vous donner envie avec une cavatine tirée d’un opéra assez oublié de Gounod : Cinq Mars : Gounod - Cinq Mars -C’est en vain que je veux pour jamais vous bannhir

    Si un "ayant-droit" , comme on dit maintenant, y trouve quelque chose à redire, car je n’ai pas encore bien compris tout ce qui était légal de ce qui ne l’était pas, qu’il m’envoie un mail, je supprimerai ce lien. En attendant, faites bon usage de cette partition ; Chantez cet air.La culture doit rester quelque chose de vivant et je ne crois pas que ce soit encore demain que Johnny mette ça à son répertoire ;-).


    Article publié par : Jean-Marc
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    Date Nom et site Web Message
    7 Messages
    • Numériser ses partitions

      11 octobre 2007 11:12 , par Michel

      Je ne peux que te féliciter pour cette initiative et déplorer avec toi que dans ce pays tout ce qui est culturel ne soit malheureusement plus apprécié que sous l’angle unique de sa valeur vénale au jour le jour. Triste constat, mais c’est comme ça et on n’y changera rien.

      Je crois que j’ai tout ce qu’il faut pour appliquer ta recette et je vais essayer de m’y mettre aussi.

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    • Numériser ses partitions

      14 décembre 2007 09:42 , par Louis Pillon

      Excellente méthode ! Mais je pense que l’usage du scanner est plus facile (je me déplace toujours avec mon portable et un petit scan à plat).

      Les oeuvres tombent dans le domaine public 75 ans après la mort de l’auteur (plus les années de guerre éventuelles). C’est la raison pour laquelle je ne comprends pas bien la politique de la BNF qui met en ligne (via Gallia) un grand nombre d’oeuvres littéraires ou documentaires tombées dans le domaine public, mais dont le département musique n’autorise aucune copie !

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    • Numériser ses partitions

      14 avril 2008 19:07 , par Belteral

      Pour aboutir à des fichiers MIDI qui sont ensuite jouables par un ordinateur à partir de partitions scannées ou photographiées, des solutions de reconnaissance de partitions assez performantes commencent à apparaître.

      Personnellement j’utilise SmartScore en conjonction avec Finale pour numériser mes partitions afin de pouvoir les travailler en les entendant, et la qualité est très propre, il y a peu de déchet même sur des partitions anciennes ou de qualité médiocre.

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      • Numériser ses partitions 8 juillet 2008 21:07 , par Claude-baryton

        J’utilise les mêmes outils (smartscore et finale 2007, mais je trouve que la reconnaissance optique reste bien médiocre ... ou alors, il y a quelques manoeuvres que je ne connais pas ? Quels réglages de luminosité, contraste etc utilises-tu ? Le plus souvent pour avoir à la fois une partition parfaite pour la mise en page, et dans la tonalité qui me convient, je fais une saisie manuelle, à la souris (je suis devenu assez rapide dans cet exercice). Ensuite, pour l’apprentissage, c’est idéal, et la confrontation finale avec un vrai pianiste est sans surprise. Une des grandes qualité de Finale, c’est de permettre une restitution très nuancée, avec les tempi choisis, les rallentis, les points d’orgue, et tout le phrasé et les nuances ... à conditions de passer pas mal de temps à régler la partition. J’ai un répertoire sous finale déjà bien développé et échangeable.

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        • Numériser ses partitions 9 mars 2010 07:30

          Hello,

          Je suis également baryton et j’ai finale 2008 et smartscore lite 5.1 et disklavier : je dois bien avouer que ce n’est qu’avec les partitions récentes que cela marche le mieux ; le scannage se fait sur photo noir blanc ; le plus sûr restant l’importation de fichier midi sur Finale ! J’ai fais récemment un fichier mus pour l’air de la Dame de Pique Ya vas lyu blyu avec écriture phonétique perso à partir d’un enregistrement de Dimitri Ho..... !
          Avez-vous fait des expérience avec la dernière version de Smarscore Pro ?

          Alain Clément

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    • recherche de partition

      2 septembre 2009 22:29 , par BARRUEL-BRUSSIN Patrick

      Bonjour,

      je lance un S.O.S. !
      Je cherche la partition de WERTHER pour BARYTON ?
      Puisque MASSENET a AUSSI écrit une version pour baryton...
      MERCI DE VENIR A MON SECOURS !
      Amicalement,
      Patrick BARRUEL-BRUSSIN

      mail : patrick.barruel-brussin@libertysurf.fr
      site : chanteur-lyrique.over-blog.com

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