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    L’oie du Caire
    Un Opéra de Mozart un peu oublié
    Le 2 mars 2009


    Ayant récemment mis la main sur cette partition oubliée de Mozart, et plus particulièrement sur le bel air du ténor " Par tant de candeur, de grâce et de charme...", qui est maintenant à mon répertoire, j’ai cherché à en savoir un peu plus sur cette Oie du Caire que je ne connaissais qu’en italien et mes recherches m’ont conduit à ce texte de 1867, que je vous livre ci-dessous.

    voici le texte :


    La dernière partition qui a vu le jour au théâtre des Fantaisies Parisiennes est l’Oie du Caire, œuvre inédite et inconnue de Mozart à ce que l’on prétend.

    La primeur en avait été offerte dans le salon de M Emile de Girardin qui ambitionne tous les genres de gloire. Ce petit opéra bouffe qui est très authentique bien qu’il n’en soit nullement question dans les biographies de Mozart nous a été révélé par l’éditeur André d Offenbach. Vendu par la veuve du compositeur avec bon nombre d’autres manuscrits il a été publié il y a une dizaine d’années et l’Allemagne a été unanime pour y reconnaître la main du maître. Des renseignements dignes de foi nous apprennent en effet qu’il a été écrit vers 1784 c est à dire entre l’Enlèvement au sérail et les Noces de Figaro. C’est l’enthousiasme avec lequel Mozart travailla à ce dernier opéra qui lui fit abandonner l’Occa del Cairo destiné au théâtre ilalien de Vienne et qui ne fut jamais achevé. Il n’en reste en tout que deux actes. Le livret par un sort semblable est aussi resté en route et c’est avec ces débris traduits remaniés pour la scène française par Mr Wilder qu’on a reconstruit celle jolie petite partition qui de par le génie est bien une œuvre de Mozart. La seconde partie est très amusante le dialogue qui est en vers est très spirituellement écrit ; ce livret premier essai de l auteur est du plus favorable augure. M Wilder dont nos lecteurs n’ont certainement pas oublié le savant travail sur les Rhétoriques en Flandre sera avant peu un de nos meilleurs librettistes Voici en quelques mots le menu de cette bouffonnerie qui se passe en
    Espagne dans l’Espagne chimérique des tuteurs jaloux des pupilles aussi adroites que belles et des amoureux comme on n’en voit plus.

    Don Bel tram est un vieux barbon un Bartholo qui lient sa pupille sous clef en attendant qu’il l’épouse ; de même que Rosine la senora Isabelle a un galant ; cet amoureux est le propre neveu de don Beltram.

    Les deux amoureux aidés d une soubrette et d’un valet font tomber les grilles et les verrous du vieux tuteur qui tient registre de toutes les ruses amoureuses mais qui ne songe pas que les oies qui ont sauvé le Capitole peuvent aider à jouer de bons tours aux maris et aux tuteurs.

    Don Beltram a été marié il se croit veuf mais sa femme n’est point morte loin de là ; elle a été successivement l’épouse du sultan, d’ un corsaie et d’un danseur, et de chacun de ses amants elle a gardé un témoignage vivant.

    C est au moment où le tuteur va signer le contrat de mariage que l’épouse inattendue arrive au cœur de la place comme Ulysse dans le cheval de Troie dans les flancs même de la mère oie qui recèlent outre l’épouse très vivante, trois enfants que la fidèle Pénélope rapporte à la communauté.

    Tout cela est fort gai et fort bien joué aux Fantaisies Parisiennes Les allures dans les premières scènes sont un peu indécises mais dès le milieu du premier acte la comédie se dessine franchement et le rire gagne toute la salle.

    Le rôle de l’eunuque est surtout merveilleux MM Geraizer Masson et le ténor Laurent que l’on a fort heureusement exhumé de l’Athénée et qui ici est vraiment charmant Mme Geraizer et Mme Arnaud sont des interprètes fort habiles.

    Ils ont été fort applaudis chez M de Girardin : ils le sont bien davantage dans la jolie petite salle du boulevard des Italiens. M Bonnet n’a rien à chanter mais il a su faire un rôle principal d une caricature d eunuque qui comme le cadi du Calife de Bagdad n a qu’une seule scène.

    Quant à la musique elle est ravissante de fraîcheur de verve d’esprit C est une bouteille de vin de Champagne. Tout pétille tout étincelle et à chaque instant la salle se soulève de gaîté et de ravissement.

    Certainement cette partition n est pas une œuvre juvénile de Mozart elle porte la date qui est attestée par la grâce mélodique, le bon sentiment musical, la maturité de la forme, l’ampleur et la distinction de l’harmonie.

    On dirait que Rossini a écrit le finale du second acte qu’on fait toujours répéter sans pouvoir assez l’admirer. Signalons aussi l’air du ténor les couplets de la soubrette et un duo d amour qui ne serait pas déplacé dans le Barbier.

    Max Bertaud - Revue contemporaine - 1867


    Article publié par : Jean-Marc
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    1 Message
    • L’oie du Caire

      4 mai 2009 12:47

      merci jean marc pour cet article.je me demandais si vous aviez d’autres infos sur cet opera bouffe que j’aimerais approfondir.enregistrement,partition,captation video.....merci a vous

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    Airs Offenbach