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    L’Opéra et les copyrights
    Internet une formidable chance
    Le 30 mai 2007


    Bonjour à tous,

    Fréquentant avec assiduité le site depuis quelques semaines et ayant lu la quasi-totalité des articles, je me devais de mettre ma pierre à l’édifice.

    Aussi, je souhaiterai ouvrir un débat qui, je crois, n’a que peu affecté la musique classique dans son ensemble et l’opéra en particulier alors qu’en réalité notre passion commune en est tout autant affectée. Je veux parler de la gratuité des œuvres sous tous supports : papier, numérique, analogique et même hertzien ; rendue possible par Internet. Je sais bien que ce site est avant tout dédié aux amateurs, mais je pense que nul ne peut être insensible à ce problème.

    Internet, j’ai grandi avec, j’ai appris à m’en méfier, et j’y ai surtout pris ce que j’y voulais. Très vite, je me suis rendu compte des infinis possibilités de partage de fichier qu’on pouvait y pratiquer et, entretenu par un flou juridique rare, personne n’était là pour me dire que c’était mal.

    Maintenant que le phénomène est planétaire, à grande échelle, on se préoccupe des conséquences de ce piratage massif sur le chiffre d’affaire des majors du disque qui invoquent piteusement l’argument du « pensez au pauvre petit chanteur qui veut vivre de son métier et qui n’est pas assez reconnu ». Mon œil, si les millions investis en communication, marketing et pseudo sponsoring étaient réaffectés aux petits artistes, ils vivraient mieux, piratage inclus. Mais bon, là n’est pas le sujet, je ne m’y connais pas assez, et je risquerai de tomber dans des banalités de discussion de comptoir sur la politique de financement du milieu artistique.

    En passant, pour les pratiquants involontaires du téléchargement « sans le faire exprès », la « riposte graduée » telle qu’elle apparaît dans les textes, verra tout individu condamné sans avertissement après avoir téléchargé un certain nombre de fichiers illégaux et rendu accessible un certain nombre d’autre, alors attention !

    Revenons à nos moutons. L’opéra n’échappe pas au téléchargement illégal.

    Sur la toile on peut trouver de tout gratuitement : partitions, opéra filmé, copie de DVD des enregistrements du MET, opéras audio.

    Si je comprends parfaitement qu’on puisse être condamné pour téléchargement d’œuvre existant sur le marché et ceci de façon illégal (en gros on est légal qu’en on paie), je ne suis pas d’accord quand on vous condamne lorsque l’offre n’existe pas sur le marché.

    Je m’explique, admettons que je trouve sur un site (fréquenté que par des ânes ou des mulets, je ne sais plus), une version filmée de Don Carlo (avec Domingo en prime) de 1978, ou un enregistrement de la Tosca à l’opéra de Nice (y’a un opéra à Nice ?) avec Caballé et Carreras des années 80. L’enregistrement n’existe pas à ma connaissance sur le marché (peut être à l’INA ou dans les archives de FR3 région PACA).

    Alors dans ces cas là, et je crois que la législation (ou plutôt les projets de législations) est un peu plus floue, qui a-t-il d’illégal ou même d’immoral (si l’on en croit les spots anti-piratage) à se les procurer gratuitement ?

    Sur le marché on ne trouve gère que les versions sommes toutes convenues des enregistrements DVD au MET, toujours propres, grande distribution, belles voix. Mais aucun élan des spectateurs, aucun imprévu (je cherche un enregistrement de la Bohème au festival d’Avignon 2004 avec Alagna et Gheorghiu avec des rafales de vents et un jeu d’acteur poignant, des spectateurs surexcités et peu disciplinés). Si on aime l’authentique, on fait comment ?

    Cela dit, je ne cracherai pas sur ces enregistrements DVD au MET, c’est moins cher que les DG, les EMI ou autres Decca, avec la vidéo en prime et à qualité sonore équivalente.

    Même chose pour les enregistrements sonores.

    Je pense donc qu’Internet est une formidable chance pour l’opéra. Cela lui permet une diffusion très abordable (un ordi plus une connexion réseau ça coûte toujours moins qu’un abonnement à l’opéra pendant 3 / 4 ans ; heureusement que je suis étudiant de moins de 25, sinon j’irai pas souvent) et surtout promeut la diversité des œuvres, des interprétations. Sans doute qu’en cherchant bien on pourrait même trouver des enregistrements amateur de qualité.

    De même que si j’ai loupé un Boris Godounov mis en scène façon Art Déco un samedi soir sur ARTE à 1h30 du matin, je serais heureux de trouver un courageux qui l’a enregistré à ma place sur le net.
    Mais je rappelle la distinction primordiale qu’il faut opérer entre offre disponible et offre non disponible sur le marché. Et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, pour l’offre disponible, il faut payer, ça fait mal, mais c’est une industrie à part entière avec une dynamique qu’il ne faut pas casser si on ne veut pas retourner à un régime de troubadour en loque et autre troupe infortuné sillonnant le monde de concerts en concerts (quoique ça ne me dérangerait pas trop mais je ne suis ni artiste, ni musicien).

    Enfin voilà, juste histoire de savoir ce que vous en pensez de tout ça.

    En conclusion, bravo pour le lien sur les partitions gratuites des grands opéras sur votre site. A 12 euros (le prix d’une bd) les 8 pages recto verso d’Ave Maria (Caccini, Gounod/Bach et Schubert) si c’est pas du vol !


    Article publié par : Crabos
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    Date Nom et site Web Message
    6 Messages
    • L’Opéra et les copyrights

      30 mai 2007 12:29 , par Michel

      Article très intéresant et qui soulève un débat d’actualité.

      Effectivement pour ce qui me concerne j’ai vraiment l’impression que sur le plan des copyrights le législateur à agit dans une urgence (tout de même dirigée) en édictant des règles à l’emporte pièce qui ne permettent aucun discernement.

      Je suis tout à fait d’accord pour protéger le travail des artistes qui méritent pleinement la rémunération de leur investissement. Cependant comme vous le dites il y a des cas où l’illégalité du téléchargement ou de la copie est discutable.

      Déjà il faut discerner celui qui copie un DVD (ou un CD) et qui ensuite commercialise les copies de celui qui loue un DVD et qui s’en fait une copie, une seule, pour revoir l’oeuvre chez lui.

      Dans le premier cas on a à faire à un véritable voleur qui va faire du fric sur le dos des artistes, metteurs en scènes et producteurs. Celui là est condamnable sans aucune pitié.

      Dans l’autre cas on a à faire à une personne qui a loué un DVD ou CD, qui donc a payé le droit de regarder l’oeuvre et qui, ma foi, en fait une seule copie pour la revoir sans la commercialiser aucunement. Là je crois qu’il faut être un peu tolérant car ce genre de personne n’est pas à mon sens condamnable car elle a payé le droit de voir une oeuvre et elle ne va pas faire beaucoup de mal si elle la revoie sur une copie qu’elle a faite.

      Je crois malheureusement que la loi ne fait pas de différence entre ces deux cas et c’est triste.

      Autre cas, j’achète un CD, je me fais une copie pour pouvoir l’écouter sur mon autoradio car j’ai pas envie de me faire piquer ou d’abimer l’original dans la voiture, suis je dans la légalité ? Ai je le droit de faire des copies d’un CD ou d’un DVD que j’ai acheté afin de les utiliser pour mon compte personnel ?

      Sans vouloir me lancer dans un autre débat, je pense que là dedans l’artiste est la dernière roue de la charrette et que toutes ces lois, bien qu’il soit nécessaire qu’elles existent ont plus été faites pour protéger les intérêts des grosses boites de production et de disque que pour protéger l’artistre lui-même, qui est pourtant la personne la plus vulnérable qui devrait être protégeée en priorité.

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      • L’Opéra et les copyrights 30 mai 2007 18:12 , par Jean-Marc

        En ce qui concerne les opéras, il n’y a plus de droits d’auteurs à protéger depuis belle lurette.

        Il n’y a en fait que des droits d’édition dont on ne sait d’ailleurs pas vraiment ce qu’ils recouvrent et sur quelle durée ils portent. Sur l’exemple cité plus haut il est bien évident que les droits d’auteur d’un ave Maria de Schubert ou de Gounod sont épuisés (75 ans + les années de guerre), ceux qui se font du fric en laissant planer le doute et le non dit sur des droits d’auteur, ce sont évidemment les éditeurs.

        J’avais soulevé le problème il y a plus de deux ans et personne ne m’a jamais répondu...

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        • L’Opéra et les copyrights 30 mai 2007 18:17 , par Jean-Marc

          ... Je parlai de ce qui est partition et oeuvre fixé sur un support. Pour des enregistrements c’est sûrement encore autre chose et c’est encore plus flou pour moi ;-)

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    • L’Opéra et les copyrights

      31 mai 2007 10:52 , par Olivier

      Comment parler de vol ?

      Le prix des DVD et CD sont ni plus ni moins que du vol.
      Ces derniers peuvent même grimper au delà de 60€. C’est normal ? Non.
      Déjà les compositeurs sont morts depuis plus de 50 ans, donc aucun droit au compositeur.
      Mais le vrai scandale c’est les marges des distributeurs comme Virgin / FNAC and co, et tout les intermédiares, qui ne servent à rien.
      Car les artistes touchent finalement très très peu sur chaque disque, alors qu’ils sont la matière même de l’enregistrement.

      Pourquoi l’opéra coute bien plus cher que la variété ? Parce qu’en général il y a 2 ou 3 CDs ?
      Je ne croit pas. C’est parce qu’il y a moins de demande et surtout que l’on considère qu’il s’agit d’une clientèle aisée ... ce qui est idiot.

      Alors non je ne pirate pas ... car je dépense un fric fou en CD/DVD, mais je comprend très bien qu’on le fasse ... et c’est tant mieux car un jour on peux espérer que enfin les artistes soit mieux rémunérer (car seul les stars du lyrique gagnent grassement leur vie) et que les prix baissent malgré tout : c’est tout à fait possible, mais çà remet en cause tout un système où des énormes entreprises gagnent un fric absoluement monstreu.

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      • L’Opéra et les copyrights 31 mai 2007 13:55 , par Michel

        Je suis tout à fait d’accord sur le fait que les prix des CD et DVD sont exorbitants et ces prix démesurés profitent bien sûr aux distributeurs et maisons de disques qui se graissent un maximum. C’est dailleurs ces lobies qui sont les instigateurs de ces lois incomplètes et très floues dont le résultat est de faire casquer un max le couillon de base quoi qu’il arrive.

        Quant aux artistes qui sont les piliers d’une oeuvre, eux ils n’ont que des clopinettes.

        C’est purement scandaleux, car si les prix des CD et DVD étaient raisonnables, donc si distributeurs et maisons de disques pratiquaient des marges raisonnables, les gens auraient beaucoup moins tendance à pirater et au final les ventes seraient boostées.

        Mais il faut croire que la devise de ces lobies c’est "gratter un max et le plus vite possible".. Comme ça on n’en sortira jamais et le piratage ne fera que prendre de l’ampleur et ce n’est qu’une conséquence logique à ce racket légalisé.

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    • L’Opéra et les copyrights

      31 mai 2007 13:47 , par Crabos

      Suite aux nombreuses réactions sur cet article, je me suis dit qu’il fallait s’en remettre aux textes pour savoir ce que l’on peut et ne peut pas faire.
      Pour avoir la description complète des règles juridiques d’application des droits d’auteurs et copie privé, se référer au site suivant, très bien fait et qui je crois répondra à toutes vos questions : www.culture.gouv.fr/culture/cspla/fichesddm.htm.

      Pour les flémards, petit CR de votre serviteur :
      "Toute fixation matérielle de l’œuvre (numérisation, stockage sur le serveur, acte de téléchargement dans la mémoire vive, enregistrement sur le disque dur de l’utilisateur) constitue une reproduction de celle-ci.
      La reproduction d’une œuvre préexistante sur le disque d’un serveur afin de rendre celle-ci accessible au public via internet est un acte de reproduction qui nécessite impérativement l’autorisation de l’auteur ou de ses ayants droits."
      Donc télécharger sans autorisation est illégal, sauf si l’oeuvre est tombée dans le domaine public, c’est à dire 70 ans après la mort de quelconque personne ayant participée à la création du support (de l’interprète principal au preneur de son).
      En revanche ne sont pas soumis au droit de reproduction les copies à usage personnel et privé dans le cadre familial.
      C’est là que réside le flou : ou s’arrète la sphère privée et ou commence la sphère publique (je suis peut être très intime avec mon pôte kazaa et le transfert numérique de fichier n’est pas concidéré comme hors du cadre familial).
      Voilà, bon arrachage de cheveux.

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