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    Divorce musical
    Le religieux ne fait plus recette
    Le 7 janvier 2007


    Pour commencer cette nouvelle année que je souhaite à tous bonne et lyrique, je publie un article sur une expérience vécue en 2006 et sur laquelle j’étais resté muet ces derniers temps.

    Il y a maintenant plus de huit mois que j’ai quitté le choeur international de Bordeaux. Le déclic du départ m’est venu après l’interprétation de la messe de Sainte Cécile de Gounod.

    Ce spectacle pour les quelques 120 personnes qui avaient payé leur place (18 euros je crois) a du être un spectacle agréable si j’en juge par l’article paru dans Sud-Ouest à l’époque, qui avait semble-t-il plu au journaliste.

    Pour ma part, ce ne fût pas vraiment une bonne soirée, car j’aime bien chanter devant des salles bien pleine et peut-être que le coût de la place (un peu cher à mon goût pour un Choeur d’amateur) et le choix de la date n’ont pas contribué à la remplir au mieux... ce que je regrette.

    D’autre part la configuration des lieux a fait que nous ne nous entendions pas très bien et que nous entendions encore moins bien les solistes, contrariété donc, qui après sondage auprès de mes camarades de chant semble avoir été partagée. Enfin le plus grave, c’est que je n’ai pas retrouvé la magie de notre prestation de Noël ou des deux précédents concerts d’airs d’opéras et d’opérettes que nous avions donnés, j’ai chanté sans aucun retour dans cette salle froide en ayant l’impression que j’étais plus là par devoir que par plaisir.

    Il faut bien dire que ces Messes ne font pas recette, que ce soit du coté du public, ou coté interprètes et que c’est une erreur que de programmer ce genre d’ouvrage qui en fait ne fait plaisir à personne, surtout si l’on souhaite attirer un large public. Bien sur, si on a un gros Choeur et que chaque chanteur fait venir belle Maman ou beau Papa le Tonton et la Tata on a des chances de remplir l’église.

    En ce qui me concerne, c’est de la musique que je n’écoute pas ou peu et au mieux, un coup comme ça en passant par hasard et même lorsque l’on m’invite à ce genre de spectacle je m’arrange pour décliner l’invitation.

    Historiquement j’ai intégré ce Choeur d’abord pour rejoindre des Amis et aussi pour le répertoire qui était proposé. A ce moment là il y avait un programme auquel j’adhérais : des airs d’Opéra d’Opérettes ainsi que de la musique plus largement populaire (concert de noël).

    L’orientation de ce Choeur exclusivement porté vers son chef a changé et on veut maintenant faire du clinquant, un requiem de Verdi est planifié alors que l’effectif du choeur réduit de semaine en semaine et que les bons éléments s’éloignent les uns après les autres et les absences répétées du chef de Choeur cassent la dynamique du groupe et que l’esprit initial n’y est plus.

    Je me suis donc résolu à m’éloigner de ce groupe qui m’a paru sympatique au départ mais dans lequel aucun débat démocratique ne m’a paru possible.

    Je suis donc parti comme Michel, Roger, Jean-Yves et bien d’autres qui se faisaient une autre idée de la musique. Peut-être faudrait-il envisager de créer une véritable structure associative correspondant mieux aux aspirations de tous ces déçus, qui aiment chanter mais qui ne se retrouvent pas toujours derrière les choix retenus de façon unilatérale.

    Nous verrons bien si l’idée fait son chemin, si vous connaissez un eldorado pour chanteur amateur je suis prêt à faire un nouveau test dans un autre Choeur, en attendant je chante seul ou en petit groupe, et comme dit l’adage, "il vaut mieux être seul que mal accompagné".


    Article publié par : Jean-Marc
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    1 Message
    • Divorce musical

      8 janvier 2007 13:46 , par Michel

      Je dois dire, Jean-Marc, que j’abonde tout à fait dans ton sens sauf que le problème ne vient pas des oeuvres que tu cites (Messe de St. Cécile de Gounod ou requiem de Verdi), oeuvres que je trouve somptueuses (bien que ce genre de musique puisse ne pas trop plaire à certains j’en conviens). Le problème vient du fait qu’on ne peut pas se permettre de donner ce genre d’oeuvre avec un effectif insuffisant et avec pour tout accompagnement un piano (même si le pianiste est de très haut niveau). J’ai chanté cette messe de St Cécile comme baryton soliste et une autre fois dans le choeur mais à chaque fois il y avait derrière l’orchestre adéquat et un choeur de 200 personnes, le tout donné dans une cathédrale. Je peux te dire qu’aussi bien côté public que côté chanteurs ça remuait les tripes et que le moment fut magique. Je ne parlerai pas du Requiem de Verdi qui est une colossale machine de guerre qui ne peut souffrir de lacunes que ce soit au niveau de la qualité et du volume du choeur comme au niveau de la qualité des solistes et de l’orchestre censé la jouer. S’il y a ce qu’il faut c’est magique, si on veut jouer ce genre de musique avec des bouts de chandelles (en d’autres termes péter plus haut que son c..) on ne peut pas susciter d’autres sentiments que ceux que tu expose ici à juste titre et on a l’impression de faire du clinquant comme tu dis.
      Je crois qu’il faut savoir choisir le genre de musique que l’on veut jouer en concert en fonction des moyens que l’on a. Il vaut mieux donner proprement un requiem de Mozart, une missa di gloria de Puccini, ou un requiem de Fauré, moins exigeants en effectif et orchestre qu’un requiem de Verdi ou une messe de St Cécile de Gounod dont la beauté sera sabotée par la pauvreté d’un choeur et l’abscence d’orchestre. Il faut que ceux qui décident de la programation d’une oeuvre soient conscients des limites de leur structure et de leurs moyens. C’est une forme de respect de la musique, du public qui paie sa place et des chanteurs amateurs qui paient aussi pour chanter.

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