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    Clotilde Fiter-Lecomte en Harmonie
    Concert au Femina de Bordeaux
    Le 19 avril 2008


    La météo aidant, j’avais décommandé un WE dans une belle demeure du côté de Poitiers pour pouvoir me rendre au théâtre Femina de Bordeaux ce Samedi 19 avril 2008 afin d’écouter une habituée de nos rossignolades : Clotilde Fiter-Lecomte.

    Clotilde est une amie que nous comptons parmi nos adhérents de l’Opéra de Barie, et qui, en ce WE d’avril , a confirmé qu’elle nous épaulera avec brio cet été, dans notre aventure...

    Ce samedi, j’étais spectateur lambda, concentré sur mon écoute. L’instant était beaucoup plus solennel que d’habitude et nous allions voir « l’amie » dans un cadre étranger à celui où nous la rencontrons habituellement et je mesure bien que m’inviter était forcément prendre un risque supplémentaire.

    Une grande salle confortable, pleine de 1000 places à la déco certes un peu vieillissante, mais qui respire encore un passé lyrique typiquement Bordelais c’est le Fémina où l’âme des chanteurs illustres qui s’y sont déjà produits semble suspendue aux ors défraichis et au plafond qui se décolle (Il faudait tout de même que Monsieur Juppé fasse voter un budget pour réhabiliter ce lieu).

    Ecrire un article sur des amis en essayant d’être objectif n’est pas si facile. Je vais quand même tenter de m’y employer car chacun sait que je n’ai pas pour habitude de cirer les pompes, même avec les copains (ils me le rendent d’’ailleurs bien ;-) ) et que, si je m’y essaie, c’est que quelque part, l’hommage est parfaitement justifié. Exécutons nous donc.

    Lors de l’ouverture de Sémiramis, jouée par l’Harmonie de l’Orchestre Municipal de Bordeaux, placé sous la direction de Pascal Lacombe, je me projetais dans les pensées que devait avoir Clotilde à ce moment précis du programme. Je sais, que si j’avais été à sa place, c’est pil poil à cet instant que j’aurai senti monter le trac, au moment où l’on est seul dans les coulisses et où l’on attend pour monter en scène. Allait-elle être parfaitement pro, ses genoux tiendraient-ils, avait-elle des états d’âme, que se passait-il dans sa tête car pour la plupart des chanteurs, c’est juste là, avant de monter en scène, que l’on se demande si l’on est pas un peu maso d’aller se mettre à nu devant tant d’inconnus.

    Avec l’Harmonie de l’Orchestre Municipal de la ville de Bordeaux , disons que le style se devait d’être fatalement un peu pompier et que tout ce petit monde de l’orchestre galvanisé par une si belle salle s’en donnait à cœur joie dans la surenchère clinquante.

    C’est la loi du genre : une Harmonie étant un orchestre composé exclusivement de cuivres, bois et percussions… ça sonne, c’est clinquant. En résumé, ça fait beaucoup de bruit et les petites violons font parfois un peu défaut dans les pianissimis.

    C’est donc dans cette ambiance tonitruante que Clotilde a ouvert le bal, assistée de ses deux seules cordes vocales avec l’air de Lisa tiré du pays du sourire (que pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal à suivre tant l’orchestre n’avait pas encore rétrogradé et était encore à fond les cimbales...)

    Les musiciens n’avaient sûrement pas encore pris conscience qu’ils changeaient de registre et qu’ils accompagnaient une artiste lyrique…Le spectacle se présentait mal et j’avais peur pour la suite. Seul , peut-être dans cet environnement hostile, l’ami Michel Ballan et sa pétoire légendaire auraient pu couvrir tout ce joli monde, mais il n’aurait sans doute pas tenu jusqu’au bout à ce train d’enfer.

    Clotilde, en vrai pro qu’elle est, n’a rien changé à sa manière de chanter, n’a pas cherché à passer au-dessus à tout prix et comme par enchantement, la magie a opéré. Le chef a peut-être pris conscience de ce qui se passait : l’orchestre s’est mis à jouer moins fort et a laissé Clotilde piloter et accompagner ses pianos et s’est mis au service de la musique. Là, nous avons pu enfin profiter de toute l’étendue vocale de notre amie et apprécier son timbre chaleureux et velouté avec un bon point particulier pour son air de la Tosca et celui de la Chauve Souris de Johan Strauss qui même chanté en allemand (Je sais c’est la VO) a terminé de m’emballer et a conquis le public.

    Au programme également Véronique de Messager, l’air des bijoux de Faust ...

    Le spectacle s’est terminé, nous avons passé un bon moment et Clotilde ainsi que l’Orchestre fûrent chaleureusement et justement applaudis.

    La salle se vidant, je me suis glissé dans la peau d’une petite souris (si si) et empressé d’écouter ce qui se disait, dans les estrades, dans l’escalier et dans le hall… Que du bon ! Mon jugement semblait bien être partagé.

    Oui , de l’avis générale, c’est une belle artiste capable de chanter l’Opéra aussi bien que l’Opérette, ce qui n’est pas si courant sur Bordeaux, je crois avoir compris qu’elle allait à nouveau être programmé…ce n’est que justice, elle le mérite… Bravo encore.


    Article publié par : Jean-Marc
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    2 Messages
    • Clotilde Fiter-Lecomte en Harmonie

      24 avril 2008 12:36 , par Michel

      Bon je sais que l’objectivité de mon commentaire peut être mise en doute
       :-) mais ce n’est pas une raison pour m’auto-censurer.

      Je dirai que le Tosca de Clotilde fut un réel moment de grande musique. J’en veux simplement pour preuve le petit moment de silence qui a suivi la fin de cet air, le public était littérallement captivé et n’a applaudi qu’après un silence éloquent. Ce Tosca était très habité, d’une rare intensité et d’une rare beauté.

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    Faust Un