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    Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?
    Peut on profiter pleinement de ses efforts à partir d’une certain niveau de formation ?
    Le 12 mars 2007


    Je viens, dernièrement, de passer une audition avec un chef de chœur pour chanter comme soliste dans un concert programmé pour le début de l’été. L’audition s’est bien passée, visiblement ce chef voulait faire ce concert avec moi et montrait même un certain enthousiasme. Mais quand je lui ai appris que j’étais un chanteur amateur… Aïe, problème…

    Le premier écueil réside dans le fait que certains des organismes qui financent ces concerts préfèrent que les solistes soient des professionnels avec des c.v. plutôt "éloquents".

    Le deuxième problème, dans le cas où malgré tout je tiendrais la partie de baryton solo, se situe au niveau de certains choristes, amateurs comme moi, qui estiment (à tort ou à raison, je ne peux pas juger) pouvoir chanter la partition de soliste dans ce concert et qui pourraient ne pas apprécier qu’un amateur, comme eux, mais étranger à leur chœur, occupe une place à laquelle ils estiment pouvoir prétendre.

    Tout ceci a suscité chez moi une réflexion que je vous livre ici. Ne voyez dans cet article aucune polémique entre pro et amateurs ni aucune défiance ou mépris vis à vis de choristes qui très légitimement peuvent prétendre chanter comme solistes dans certains concerts. C’est une simple réflexion personnelle que j’essaie de faire partager.

    Le chanteur amateur.

    Tout d’abord je dirais qu’il y a deux sortes de chanteurs amateurs.

    Je connais des chanteurs, qui ne voudraient pour rien au monde occuper une place de soliste (même s’ils ont des capacités avérées). Pour eux, pas de problème ils se font plaisir dans un chœur, sont content comme ça et tout va bien. Il ne faut pas oublier que l’amateur est censé chanter avant tout pour son plaisir.

    Ensuite il y a l’amateur comme mes amis Jean-Marc, Michel B. ou votre serviteur qui veulent pousser plus loin leur formation vocale et qui prennent des cours de chant, de solfège. Certains vont même jusqu’à passer des examens au sein d’écoles de musique. En principe, le travail payant, ces amateurs progressent et certains peuvent chanter sans problème des partitions de soliste dans certaines œuvres musicales (pas dans toutes loin s’en faut). Chanter dans un chœur ne leur procure pas le plaisir qu’ils attendent et ils cherchent donc à faire des petites prestations comme soliste, toujours pour se faire plaisir. Là ils se retrouvent dans une sorte de "no man’s land" où ils ne vont plus chanter dans des chœurs soit parce qu’ils n’y trouvent plus de plaisir soit parce que pour ne pas se faire engueuler par le chef de chœur ils vont être obligés de tenir leur voix constamment ce qui devient fatigant au bout de 2 heures de répétition. Alors il fait quoi notre amateur ? Il cherche à chanter comme soliste dans des petits concerts, et là il est souvent confronté aux problèmes que je cite ci-dessus.

    Je comprends parfaitement et c’est bien normal que certains chefs ou sponsors demandent à ce que les solistes soient des pros. J’en parle tout à fait à l’aise vu que mon épouse est une chanteuse professionnelle. L’amateur doit bien être conscient que "chanteur" c’est un métier à part entière et je dirai même un dur métier. Alors s’il est capable de faire aussi bien tout (je dis bien "tout") ce que sait faire un pro, c’est qu’il n’est plus "amateur". Engager un pro c’est aussi avoir la garantie d’une prestation sûre et de qualité. Engager un amateur, si rassurant soit il, laisse toujours une part de risque que l’on n’a, en principe, pas avec un pro et qu’un chef ou qu’un sponsor ne sont pas toujours prêts à courir. D’autre part, l’amateur chantant pour son plaisir, ne va demander au plus qu’un défraiement, le plaisir étant son salaire. Pour un pro, c’est une autre affaire, chanter est son gagne pain et il va tout à fait légitimement coûter bien plus cher qu’un amateur. Il est donc normal et je dirai même heureux que l’on protège cette profession de ce qui pourrait être une concurrence déloyale (bien que l’amateur ne pense pas, dans la majorité des cas, à faire de la concurrence déloyale).

    Si on examine l’autre aspect du problème : celui de choristes qui voient d’un mauvais œil un autre amateur occuper la place qu’ils convoitaient. Là, bien sûr le chef de chœur qui voudrait faire le choix, après audition, de vous engager parce qu’il estime que vous lui apportez ce qu’il cherche pour son interprétation va être confronté à la rancœur des déçus au sein de son propre ensemble vocal. Ces derniers peuvent très vite faire preuve de mauvaise volonté et aller jusqu’à déstabiliser le chœur en créant des conflits. On peut très bien comprendre que le chef de chœur veuille éviter de voir son ensemble exploser et que bien qu’il préfèrerait faire son concert avec vous, fasse le choix de faire chanter soit son choriste comme soliste ou bien de prendre un pro, ce qui coupe court à toute discussion, mais surtout pas vous.

    Donc notre amateur peut se retrouver facilement dans une voie sans issue. Je me demande donc, quand on est un amateur qui veut "s’éclairer" parce qu’on aime chanter et qu’on veut le faire du mieux possible, s’il n’y a pas une limite qui, une fois franchie vous situe dans une sorte d’intervalle où vous êtes certes un amateur, mais trop formé pour être accepté de bon gré par d’autres amateurs et où vous êtes bien loin d’avoir les qualités requises pour rivaliser avec des pros (ce qui n’est pas votre but).

    Je me demande donc s’il faut volontairement arrêter de travailler sa technique vocale à un niveau qui vous permette encore de chanter sans trop de problème un peu partout, ou bien continuer à progresser malgré tout mais accepter de ne pouvoir chanter que peu de fois et le reste du temps dans sa salle de bain et bien sûr, merci Jean-Marc, au cours des rossignolades.


    Article publié par : Michel
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    Date Nom et site Web Message
    67 Messages
    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      12 mars 2007 22:04 , par Jean-Marc

      Je suis tout à fait d’accord avec toi, arrivé à un certain niveau, on n’est plus un amateur, mais on n’est pas encore tout à fait un pro.

      Ce qui nous différencie sans doute c’est que l’on a un autre métier, que l’on ne fait pas ça pour vivre et qu’après des années de chant on est toujours passionné et emoustillé à l’idée de monter sur scène.

      Des gens comme Michel Ballan qui est un peu notre ainé, n’ont pas à rougir de leurs prestations et je crois qu’en ce qui le concerne,il a un public et qu’il arrive à remplir des salles pour peu qu’il arrive à trouver une structure.

      Notre problème, c’est qu’il n’y justement pas à ma connaissance de structure ou d’association avec un ou des pros éclairés capable de nous fédérer et de nous guider. Peut être faudrait il penser à créer ça un jour... ;-) d’autant qu’il y a plein de choses qui ne sont plus chantées et que même le s pros ont oubliés

      En attendant on vit notre passion (pour moi j’en ai plusieurs :-)) en attendant la prochaine émotion et c’est sûr que l’on pourrait être bien meilleurs si on faisait ça à plein temps.

      Mais bon, il y a les rossigolades, les rendez vous entre potes, les duos avec ma femme et à chaque fois c’est du plaisir... alors à trop jouir on pourrait devenir aigri... c’est pas à nous souhaiter ;-)

      En ce moment je bosse "prendre le thé à deux" et "qui dans nos coeurs à fait fleurir l’amour" de Léhar avec Fabienne et je ne crois pas qu’il y ait trop de pros qui passent de ténor à baryton et de baryton à ténor aussi facilement... mais comme j’aime ça, je ne vois pas pourquoi j’irai me limiter... un pro pourrait pas faire ça ... c’est sûr, je suis un amateur, mais j crois que je suis quand même un peu éclairé !

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 13 mars 2007 13:49 , par Olivier

        Effectivement rare sont les pros qui passe de ténor à baryton ou baryton à ténor.
        On peux quand même citer Domingo, qui à commencer baryton, avant de connaître la carrière que l’on sait, et maintenant de rechanter des rôles pour baryton :
        Danilo, Figaro et même Zurga (avec Villazon en Nadir), et certainement plein d’autres.
        Faut quand même pas perdre de vue que Domingo est hors normes.

        Car un baryton qui à la technique pour monter d’un ténor, c’est tout simplement sublime.

        Pour en revenir au sujet : oui je comprend bien le problème.

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        • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 13 mars 2007 13:53 , par Olivier

          Domingo à chanter aussi Simon Boccanegra (excusez du peu ^^)

          repondre message

        • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 13 mars 2007 13:58 , par Michel de Saintes

          salut Olivier,
          Oui tu comprends bien le problème, c’est bien, mais qu’en penses-tu ?

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          • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 13 mars 2007 15:19 , par Olivier

            Je pense que le problème vient du peu de spectacle lyrique organisés.

            On peux très bien organiser des opéras à moindres frais avec peu de musiciens et des chanteurs amateurs éclairés (ou semi pro / pro débutant). Ce n’est qu’une question de volonté.

            Hélas , trois fois hélas je ne voit pas de ptit opéra (ou trop trop peu), dans de ptites salles.

            Je pense que pas mal de chanteurs sont prets à faire celà quasi gratuitement, et il suffirait d’une toute petite participation des spectateurs et un ptit effort des autorités locales pour que les choses se fassent.

            C’est bien dommage, j’ai déjà assisté à des ptits opéra comiques de Donizetti ou Rossini, et j’ai parfois passé de meilleurs moments qu’au grand théâtre. Alors ...

            Je pense que la dégradation du niveau culturel général dans ce pays n’y est pas pour rien.

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 11:25 , par Michel

        Notre problème, c’est qu’il n’y justement pas à ma connaissance de structure ou d’association avec un ou des pros éclairés capable de nous fédérer et de nous guider

        C’est tout à fait vrai ce genre de structure permettrait de combler ce vide qui existe pour ceux qui ne ne sont pas des pro mais qui sont assez éclairés pour ne plus être de simples amateurs. On a déjà évoqué ça et je vais en parler à un chef que je connais bien pour voir s’il n’y a pas un truc à faire dans ce domaine.

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        • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 17:38 , par David, professionnel, amateur de son métier.

          Allez Michel, reste cool, je suis professionnel, tu n’as qu’à donner mes coordonnées à ce chef de choeur, et je le chanterai ton solo ;-)

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          • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 18:15 , par Michel

            Tu vas rire mais j’y ai pensé.. Je n’ai pas encore la réponse définitive mais si elle est négative c’est ce que ferai. Promis..

            repondre message

            • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 20:22 , par David, professionnel, amateur de son métier.

              Il est bien évident que je plaisantais quand je te faisais cette proposition, et j’espère que ce sera bon pour toi, je sais combien tu peux te sentir frustré. Je ne vois aucune raison qu’il ne t’engagent pas. Que tu sois professionnel ou non, importe peu si l’audition a été positive.
              Comme tu le constates tous les jours (et comme tu le reconnais dans ton article), il y a des différences entre amateur et professionnel, l’art lyrique ne se limitant pas à la qualité de la voix, fût-elle naturelle, mais fait appel à de nombreuses qualités et connaissances qu’il faut réunir, de la diction à la capacité de composer un personnage crédible sur scène, la connaissance des langues étrangères, les capacités d’analyse et de lecture de la musique (qui ne sert pas qu’au déchiffrage mais à la compréhension de la musique), l’endurance et surtout le style. Mais si réussis une audition et que tu chantes bien, il n’y a pas de raison que tu ne sois pas engagé !

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              • Quel affreux ce David 15 mars 2007 07:27 , par Jean-Marc

                Quel affreux ce David ;-), mais pour ta défense, je sais que tu es un professionnel qui aime toujours ça, ce qui es tout à ton honneur !

                A+

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              • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 15 mars 2007 10:57 , par Michel

                Je crois que tu as très bien résumé les choses David, avoir une voix correcte ne suffit pas à être un pro, ça demande beaucoup de choses que l’on ne peut pas acquérir quand on n’en fait pas son métier. Je sais bien que tu plaisantais mais ce que j’ai dit est vrai, j’ai immédiatement pensé à donner tes coordonnées s’ils insistent pour avoir un pro. Ceci dit je ne suis pas très frustré, j’ai juste été surpris et comme j’espère l’avoir fait sentir dans mon article, je sais où est ma place, je ne joue pas dans la même cour qu’un pro c’est bien normal.

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                • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 15 mars 2007 21:04 , par david

                  mon argumentaire ne voulait pas dire que tu n’etais pas "pro" dans ta façon de chanter, puisqu’en l’occurence, tu as été pris à l’audition !
                  Audition qui nous aura au moins fait agiter nos petits doigts sur nos claviers !!

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                  • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 16 mars 2007 09:26 , par Michel

                    Pas de soucis David j’ai bien compris ce que tu voulais dire. J’ai l’impression que tu penses que j’en ai pris ombrage, si c’est le cas je te rassure de suite, je suis tout à fait d’accord avec ce que tu as dit, c’est parfaitement juste pas de problème. Quant à moi, ma foi, oui l’audition s’est bien passée, mais comme je l’ai dit je ne me permettrais pas de me qualifier de pro car je ne maitrise pas tout ce qu’un pro doit maitriser et je veux surtout montrer ici que je respecte très humblement votre profession.

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                  • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 9 juin 2007 17:48 , par Alia57

                    Bonjour jai lu et je pence que vous pourier maidai a chanter devant un vrai public jai 18ans jmapel nadia 0632618227 si vous pouver maidai a chanter sur scene contacter moi merci

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                • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 23 avril 2007 16:10 , par lorenzo

                  en meme temps il y a tellement de "pros" qui chantent comme des cochons...mais c’est vrai ça fais mieux sur un programme de monsieur truc qui a chanté avec mr duchomol au theatre de untel si en plus ils ont des noms à consonnance russe italien ou autre alors c’est la grande classe meme si le mec est nul les gens le trouvent merveilleux quand meme au fond ça veut dire quoi pro ? être intermitemt ? je connais tres peu d’artiste lyrique qui vivent de leur cachets de soliste lyrique la filliere classique c’est conservatoire(malgre l’enseignement du chant deplorable...enfin pas tous :-)les centres d’insertions d’artistes lyrique qui demandent pour ne serait-ce qu’auditionner des recommandations ecrites de personnalitées musicales reconnus qui prefereront prendre qq qui est un "produit"finit mais avec un tout petit potentiel que de prendre qq qui a une grande voix en devenir mais chez qui il manquerait quelques mois de travail en etant bien encadré par une bonne structure en plus j’ai lu qq part que dans un de ces etablissements ils demandent de payer 35 euros de frais de dossiers pour passer l’auditions bref il faut pas se lerrer ces "metiers" sont les plus convoités donc ils appellent à plus d’inustices

                  ce qui suit je l’ai trouvé sur internet je sais plus sur quel site mais tres revelateur du malaise

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                  Si j’ose dire...

                  Ce n’était pas la première fois, ce matin là, que j’entendais notre Thierry Beauvert national indiquer sur France Musiques que " de nombreux orchestres français cherchaient un directeur musical ".

                  De fait, on l’entend dire à droite et à gauche, assez constamment : plusieurs postes de chef d’orchestre titulaires sont aujourd’hui vacants à travers la France. Poussé par la curiosité, j’ai adressé un e-mail à un excellent chef de mes amis, français et sans poste fixe, dont je garantis volontiers la qualité musicale et la compétence professionnelle et même managériale vis-à-vis d’un orchestre, à tout administrateur ou collectivité locale en recherche. Je lui annonçais dans le même message que ce qui me semblait être un sacré bâton français pas terrible avait quand même trouvé à se faire élire quelque part. Voilà ce qu’il m’a répondu, passablement irrité.

                  « Neuf postes à pourvoir en France, c’est une chose : mais surtout pas par des chefs français ! Aucun des administrateurs (ou des décideurs) ne prend sur lui de confier des séries importantes à des autochtones : exophilie délirante, qui n’est contrebalancée par aucune mesure réciproque en faveur des franzouses à l’étranger. C’est d’ailleurs kif-kif pour les chanteurs d’opéra ; seuls les solistes instrumentistes tirent leur épingle du jeu. Ce n’est pas une question de qualité, mais tout simplement de snobisme endophobe qui se reproduit d’administration en administration.

                  « Les orchestres de XXX, XXX ou XXX prétendent chercher un chef. Résultat, sur cette saison sensée représenter une chasse au chef, aucun français invité. Cette blague ! J’ignore comment ce XXX s’est dégoté XXX, mais ce n’est pas à la force du poignet : j’ai demandé à un copain chanteur qui l’a eu dans XXX voici quelques temps : selon ses termes, un épouvantable amateur, qui ne connaissait manifestement pas sa partition, et que l’orchestre cherchait par tous moyens à faire remplacer, en cours même de répétitions. Alors les secrets de fabrication pour être nommé...

                  « Je crains que le vrai secret de ça, c’est qu’il faut n’avoir rien à foutre de la qualité de son propre travail, car bien peu parmi les administrateurs, maires, directeurs de la musique, responsables, n’en ont quoi que ce soit à foutre non plus - ils sont généralement sourds comme des pots, et se défaussent les uns sur les autres . Il faut surtout ne pas croire que d’être aimé, voire applaudi et redemandé par un orchestre, est garant de quoi que ce soit. Au contraire ! Peu de chefs permanents apprécient d’avoir un invité que l’orchestre redemande, et c’est le meilleur moyen pour ne jamais remettre les pieds quelque part : mieux vaut être tout juste assez médiocre pour que l’orchestres reste indifférent, ainsi, le titulaire passe pour un sauveur (même si les orchestres ne sont pas dupes). Quitte à me faire enfler les chevilles, j’ai eu en France et aux Etats-Unis les orchestres & opéras de XXX, XXX, XXX, XXX, XXX (j’en passe) me donner une "standing ovation" à l’issue des concerts. XXX, XXX, XXX : jamais retourné ! Et encore, XXX, c’est fini : nouvel administrateur qui est venu avec sa tribu personnelle, le fait que l’orchestre ait lancé une pétition pour moi m’a probablement porté plus d’ombrage que quoi que ce soit. Pour le poste à XXX [en France], un bruit de couloir résonne du nom de XXX, nationalité XXX, chouchou de XXX.

                  « Plus on est compétent (et, merde alors, c’est mon cas), plus on est incapable de se vendre, estimant que la qualité est garante de reconnaissance. Des clous ! Se vendre, c’est un métier, et malheureusement un métier qui est rarement compatible avec la qualité artistique intrinsèque. Il faut alors quelqu’un d’autre pour se vendre. Mais je n’ai pas d’agent : à chaque fois que j’en rencontre un (XXX, XXX, XXX, d’autres à l’étranger), je suis - selon toute évidence - incapable de leur cacher combien je le méprise. La plupart n’ont vraiment aucune idée de musique, et te vendent n’importe quel (par exemple) chanteur à contre-rôle, en dehors de sa compétence vocale. Le chanteur n’a pas d’autre choix que d’accepter, sinon un Bulgare ou un Chinois ou un Martien va accepter le rôle à moitié prix, à moindre qualité souvent (pas toujours), sans poser de question. Le plus drôle est que les administrateurs acceptent ces oukases des agents : et une fois que l’on s’est aperçu que cela ne marche pas, la réponse est " Mais l’agent XXX me l’avait garanti ", comme si un chanteur se garantissait au même titre qu’une voiture d’occasion.

                  « Ainsi, le fait que tant de jeunes chanteurs se trouvent propulsés sur le marché, deviennent des stars-minute, puis sont relégués, provient de ce que les agents les vendent pour n’importe quel rôle, avec une quantité bien trop élevée de spectacles annuels, puis les jettent sans l’ombre d’une hésitation une fois la voix évidemment cassée, cassée par manque de management de carrière. Les agents le savent, mais s’en contrebalancent. L’ère du rasoir jetable s’étend aux artistes.

                  « A titre statistique, sur la vingtaine d’orchestres et opéras français dont j’ai les programmes, le taux général de chefs français invité est de 5 %. Pour les chanteurs, pas même ça pour les premiers rôles, et 30% pour les "Madame est servie". Aux Etats-Unis (grand exportateur de chefs et chanteurs), sur les 130 compagnies opéras, 95% de chefs et chanteurs américains. Cherchez l’erreur ! Que l’on ne me parle pas de "mal savoir se vendre" : les orchestres et opéras américains ont un quota non officiel, soigneusement entretenu par les services d’immigration (qui refusent souvent les visas de travail, ce que la France ne fait strictement jamais) et les syndicats. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls, loin s’en faut. A quand des mesures officielles de réciprocité ?

                  « Récemment, j’entendais notre cher Ministre de la culture parler de la relève, en particulier au sujet des " jeunes " chefs français. Très bien : mais à quoi sert-il de fabriquer tous les ans des Premiers Prix de direction d’orchestre au Conservatoire, si c’est pour ensuite fermer toutes les portes ? Combien d’orchestres français ont-ils des postes de chefs assistants ou associés, et combien sont confiés à des Français ? Que le titulaire ne soit pas du coin… passons. Mais si on coupe l’arbre à la racine même, inutile de chercher plus loin. L’Orchestre National de XXX, dirigé depuis des années par un XXX, a engagé à la queue-leu-leu un associé de nationalité XXX (à chaque séance de travail avec l’orchestre, l’exaspération allait grandissant vis-à-vis de son amateurisme), puis un autre de nationalité XXX tout autant médiocre. Alors, comment apprendre son métier ? Pire : citez-moi un seul pays dans lequel les associés et assistants viennent en grande majorité de l’étranger. Aucun. Ils ne sont pas assez suicidaires pour tuer les espoirs dans l’œuf. Certes, en Allemagne, quelques opéras engagent des seconds ou troisième chefs en provenance de l’extérieur, puis en gardent certains comme chef permanent, mais la quantité de postes est telle que la relève allemande est toujours garantie.

                  « Xénophobie de ma part ? Que nenni ! Si la situation était raisonnablement équilibrée d’un pays à l’autre, cela serait non seulement acceptable, mais souhaitable et excellent : rien de tel que les échanges culturels internationaux à double sens. Mais lorsqu’un pays est manifestement un nid de coucou pour tous les autres, au détriment direct des oisillons du cru, il y a problème.

                  « Autre chose. On parle des quelques très rares jeunes chefs français qui se produisent à l’étranger, et que l’on donne en exemple édifiant. Je ne me plains pas, j’en fais partie. Mais quels programmes nous confie-t-on ? De la musique et de l’opéra français, exclusivement ! Comme si nous ne savions pas diriger du Brahms, du Britten, du Tchaikovsky, du Puccini, du Janacek, du Falla, du Bernstein… Mais non, ces programmes échoient à des gens de toute nationalité - en quoi un chef Néo-Zélandais est-il donc spécialisé, si les Français ne doivent diriger que du français ??? - mais surtout pas aux français... Par contre, on n’hésite pas à inviter des Mister XXX pour nous bâcler Pelléas ou Les contes d’Hoffmann ou Faust, quand bien même ils ne parlent pas un traître mot de français. Il faut avouer que, bien souvent, les chanteurs qu’ils ont a diriger ici n’en comprennent pas plus, alors la boucle est bouclée…

                  « Récemment, je dirigeai en XXX la création mondiale du premier opéra jamais écrit en langue XXX. Attaque en règle des critiques locaux qui s’offusquaient que ce fut un Français qui dirigeât cela. Ce n’est qu’en leur prouvant que je connaissais le texte par cœur, quand bien même en XXX, qu’ils acceptèrent de me considérer. Quel critique français s’est étonné lorsque, par exemple, Salonen a dirigé, en 91 je crois, Saint François d’Assise en ne comprenant strictement pas un mot de français ? Personne. Si, un seul, XXX, mais il avait assisté à tout le cycle de répétitions et avait donc vu et compris ce qu’il se passait vraiment.

                  « Cessons cette hypocrisie qui consiste à dire " qu’il n’y a pas de chefs français ni de chanteurs français ". Il y a largement tout ce qu’il faut, chez toutes les nations y compris la nôtre, mais il n’est plus possible qu’un pays en particulier devienne la pouponnière, modèle Alien, de toute une génération d’artistes exogènes. Lorsque l’Ecole de Chant de l’Opéra de Paris était encore une école de chanteurs digne de ce nom, on a obtenu une génération fabuleuse de chanteurs français (pêle-mêle : Béatrice Uria-Monzon, Elisabeth Vidal, Luca Lombardo, Maryse Castets, André Cognet, Nicolas Rivencq, Martine Mahé, Jean-François Gardeil, Lionel Sarazin, Jean-Luc Totin [dit " Viala "], Jean-Marc Ivaldi, Roberto Alagna, Christian Lara, Jean-Luc Maurette, Sylvie Pondjiclis, Jean-Luc Chaignaud, Marie-Ange Todorovitch, Marie-Thérèse Keller, Antoine Garcin, Christian Papis et bien d’autres dont les noms ne me reviennent pas illico, excuse-moi auprès d’eux). Ce n’est qu’en produisant une quantité suffisante d’autochtones - des bons, des moins bons, des mauvais, comme partout ailleurs - que se cristallisera la qualité. On ne peut pas, d’emblée, décider qui réussira et qui restera sur la touche, d’autant qu’il faut des années pour vraiment former des chanteurs et des chef.

                  « Ne vois dans toutes ces remarques, jetées sans ordre particulier, une rancœur ou une aigreur quelconque : seulement l’expression d’un raz-le-bol généralisé, que chacun formule dans son coin sans vraiment oser en faire état. Alors voilà, c’est dit : voyons donc combien, parmi les " neuf chefs manquants ", ne seront pas des médiocres et/ou inconnus étrangers : quitte à prendre un médiocre, autant qu’il soit d’ici, il y a tout ce qu’il faut en stock, y compris des mauvais ! »

                  - Yves Riesel
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                  • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 23 avril 2007 17:20 , par Michel

                    Oui j’ai souvent entendu des musiciens professionnels français se plaindre de cet état de fait et dire qu’en France on est prêt à engager n’importe qui tant qu’il n’est pas français et que ça n’est pas du tout réciproque à l’étranger. Et je dois dire que tout ça est aussi vrai dans bien d’autres disciplines. Etre français en France c’est un handicap et j’ai du mal à comprendre pourquoi on s’autosensure de la sorte quand les autres nations font un protectionisme que l’on peut comprendre.

                    Ce serait bien que vous écriviez un article sur ce sujet si ça vous dit :-)

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                    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 10 juillet 2007 18:47 , par Laur.sop

                      Et pour les jeunes alors ? Comment se décider ? j’ai exactement le même problème...j’ai deux passions. Je pourrais donc faire deux métiers professionnellement parlant complètement différents. Cependant je ne peux me passer ni de l’une , ni de l’autre...l’amateur "éclairé" est donc ce qui me conviendrais le mieux...

                      Actuellement j’ai 17ans, je suis choriste dans une chorale amateur d’un bon niveau et je prend des cours de chant avec un Baryton pro. Selon lui, j’ai un sacré potentiel et au bout de 6 mois de technique vocale, il était prêt à m’envoyer au conservatoire...mais moi, adolescente, j’avais l’impression de "m’enfermer" dans une voie qui ne me correspondait pas...je suis donc amateur avec un bon niveau de technique vocale, je me débrouille bien en solfège, et j’ai une voix soit disant "très prometteuse". Où est donc ma place ? Si moi je n’ai pas envie de devenir pro pour profiter de mon autre passion mais que chanter en tant que choriste amateur ne mintéresse plus du fait de ma progression ? Mon idéal serait de faire un autre métier et de pouvoir garder le contacte avec la scène en chantant quelques solos...

                      Vous parliez de jalousie des autres choristes tout à l’heure...j’ai également connu ça mais d’un point de vue différent, du fait de la différence d’âge..."Pour qui elle se prend cette gamine ?"

                      La difficulté s’accentue du fait des études...quelle formation dois-je suivre ? Une formation diplomante pour être reconnue chanteuse "pro" et laisser de côté mon autre passion ? Ou bien "gâcher mon potentiel" ?

                      Si vous pouviez m’apporter quelques lumières...en tout cas sachez que j’ai très bien ressenti, et je ne crois pas me tromper, la même chose que vous...

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                      • Faire un choix et foncer.. 11 juillet 2007 11:29 , par Michel

                        Je crois qu’il faut vous poser et entamer une véritable et mûre réflexion. Je ne pense pas que l’on puisse faire en même temps deux métiers à part entière de nos jours.

                        Chanteur pro, surtout en art lyrique et comme je l’ai dit c’est un véritable métier qui n’a rien à voir avec le fait de "pousser la chansonnette" contrairement aux idées reçues. Le chanteur pro n’est ni un saltimbanque ni un amuseur public. Il faut de l’endurance, des nerfs et plein de qualités.

                        Votre choix est donc de savoir qu’elle est celle de vos deux passions dont vous voulez faire votre métier et quelle est celle que vous voulez poursuivre comme amateur éclairé puis faites un choix que vous ne devrez jamais regretter.

                        Une fois ce choix fait foncez. Si c’est le chant alors allez au conservatoire et faites tout ce qu’il faut pour devenir la meilleure pro possible, la concurence est rude et personne ne vous fera de cadeau, bien au contraire (mais c’est partout pareil aujourd’hui).

                        Comme vous avez pu le lire ici être chanteur pro ne se limite pas à avoir une belle voix et bien chanter, il y a toute une culture et toute une formation parallèle à acquérir.

                        Si vous faites le choix de rester chanteur amateur, vous ne pourrez certes pas chanter autant et comme vous le désirerez mais en contrepartie losque vous chanterez vous le ferez pour le seul et unique plaisir de chanter ce que vous avez choisi de chanter sans beaucoup d’autres contraintes que le souci de chanter aussi bien qu’un pro. Sachez que les pro ne chantent pas toujours ce qu’ils veulent et comme ils le veulent, ils sont parfois obligés d’accepter des plans qui ne les enchantent pas et de supporter un environnement et des conditions qui ne leur conviennent pas toujours, mais il faut bien gagner sa vie alors...

                        Quoi qu’il en soit choisissez de faire votre métier la passion qui vous procure le plus de plaisir, ça aide à mieux supporter le moments difficiles que l’on rencontre dans son métier quel qu’il soit..

                        Voila, j’espère vous avoir donné quelques pistes..

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                        • Faire un choix et foncer.. 11 juillet 2007 23:03 , par Laur.sop

                          Je suis toute à fait consciente de tout ce que vous avez dit...

                          Mais si jamais je fait un choix et que ce n’est pas le bon ? Que je le regrette toute ma vie ? Comment savoir ? les deux m’apportent chacun des choses différentes et c’est l’ensemble des deux qui me procure du plaisir...

                          C’est vrai qu’un chanteur pro doit bien gagner sa vie, même sous la contrainte et c’est aussi cela qui me donne l’impression d’une "prison" et si je me lance dans cette voie, c’est à ce moment là que je risquerai de baisser les bras... bien entendu tout métier a ses difficultés mais je ne suis pas sure d’être prête à affronter celles du métier de chanteur lyrique...

                          Selon mon discours je suppose que je devrais rester chanteuse "éclairée"...et pourtant... quand on entend son prof dire à un autre chanteur pro : "elle, avec le talent qu’elle a, ça pourrait aller très loin" ou encore "tu lui dis un truc en solfège, ça yest elle retient...elle a la même oreille qu’un pro met 10 ans à avoir..." ça fait tout drôle... j’ai une multitude de félicitations de toutes parts et comme je n’en ai pas l’habitude...j’ai envie de bien faire et cela me donne l’énergie de poursuivre dans cette voie...

                          Alors est ce que c’est un besoin de reconnaissance ? De gratification ? Si c’est le cas je n’ai rien a faire au conservatoire...et pourtant j’aimerai le faire pour moi-même, pas seulement pour les autres...

                          (je dois avoir besoin d’une réelle thérapie non ? lol)

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                          • Faire un choix et foncer.. 12 juillet 2007 10:10 , par Michel

                            Oui j’entends bien votre discours, mais il y a un moment où vous DEVREZ choisir. Pas besoin de thérapie pour être conscient de cette réalité, si vous commencez à avoir peur de regretter vous ne faites plus rien. Et puis n’avoir que l’embarras du choix c’est tout de même une sorte de chance non ? Alors soyez bien attentive à ce qu’il y a au plus profond de vous même la réponse à vos questions y est. Mais de grâce cessez de vous torturer ainsi, parlez avec votre prof et des gens de confiance et foncez dans le choix que vous ferez bon sang, vous avez le bon âge après ce sera trop tard et les regrets à ce moment là seront vraiment amers.

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                            • Faire un choix et foncer.. 12 juillet 2007 23:50 , par Laur.sop

                              Oui...de toute façon qui ne tente rien n’a rien n’est ce pas ? Il faut que je tente ma chance...et après on verra...je pourrai toujours me retourner...merci des conseils et promis j’arrête la torture...

                              Qui sait ? Peut être que cela peut servir à quelqu’un d’autre !

                              Musicamicalement

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                              • Faire un choix et foncer.. 13 juillet 2007 13:46 , par michel

                                Exactement ! après avoir bien réfléchi allez y sans aucune hésitation. Et puis on peut toujours se retourner dans la vie...

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                  • Chanteur amateur, jusqu’o� peut on aller ? 16 octobre 2009 17:19 , par jean luc viala

                    merci de cette clairvoyance qui malheureusement ne servira a rien, votre justesse des mots ,et votre analyse sont tout simplement parfaite, et exact,sachez que le grand sport nationale des directeurs de theatre ,les agents sont les premiers destructeurs du circuit lyrique francais,l,inconpetence de ces gent donne le resultat d,aujourd,hui,cette volonte de casse le circuit francais je me souviendrais toujours de cet discution en direct sur la radio de monsieur gerome savari et monsieur jacques chancel qui disais tout simplement que le probleme en france ces qu,il n,y avait pas de talent,comment peut t,on ce permettre de dire ca a la radio ce genre de vulgarite,ensuite vous avez aussi hugue galle qui c,est fait un plaisir personnel de descendre madame pollet dans les journaux et publiquement ,donc je ne suis pas etonne du resultat.
                    combien d,artistes ont ete ejecte du circuit alors que vocalement ils etais au top ?
                    pourquoi cet exedant d,artiste etrange dans les theatres alors que les artistes francais accuses un chomage pratiquement totale ????
                    je pensse monsieur que l,ardoise est beaucoup plus sale que l,on croit alors qu,il suffirais d,instorer une regle nationale pour remetre cette machine en route et diminuer le chomage chez lez artistes lyriques
                    merci monsieur de votre analyse si la mienne pouvait vous eclaicire sur quelques detail j,en serait ravie
                    j,allais oublier de vous donner mon identitee
                    monsieur viala jean luc artiste lyrique

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                    • Chanteur amateur, jusqu’o� peut on aller ? 18 mars 2011 12:49 , par lorenzo

                      oupss cela faisait un moment que je n’avais pas regardé ce fil de discussion monsieur Viala je suis ravie de votre présence sur ce forum si cela peut vous intéresser j’ai la totalité des commentaires de vos collègues chanteurs (ses)lors de la pétition réclamant de retour des troupes lyrique en France ainsi que les vidéos commentées par michel Senéchal et g Bacquier on y apprend beaucoup de chose sans langue de bois des centaines de commentaires de tous chanteurs pro et amateur bref chanteurs quoi !!!!dont les grands signataires entre autre r Alagna j Van dam etc....y compris au niveau comptable.... combien coute un artiste résident en France (50 pour cent et un artiste us ou union européenne 16 pour cent....graphique faisant partis des documents comptable de tous théâtre lyrique Français tout devient clair sur la situation... j’ai un grand souvenir de l’air ah mes amis de la fille du régiment quand j’étais plus jeune vous étiez passé au théâtre de l’empire avec Jacques Martin rôle que vous aviez chanté au met (entre autre) remplaçant heu.... un certain Pavarotti excusez du peu vous faites partie pour moi des chanteurs que je porte au plus haut niveau voix extraordinaire , à la fois souple et vaillante aux aigus magnifique je n’ai jamais compris pourquoi vous ne chantez pas plus que ça en France ce pays avec sa gestion de la culture et plus particulièrement de l’opéra est pitoyable si c’est pour en arriver la il vaut mieux supprimer toute subvantion je voudrais dire a tout ceux qui ont du mal à trouver ou chanter un conseil n’attendez rien de personnes produisez vous vous meme faites vous demarcheurs, éclairagistes, pianiste producteur. comme chabrol le metteur en scene il voulait être acteur mais personne n’en voulait donc il s’est mis scénariste mais personne n’en voulait alors il s’est mis acteur, scénariste, producteur,..... faites pareil n’attendez rien de ces trou du c subvantionné et autre agent qui n’ont d’agent que le nom.Depuis que je fais cela je chante beaucoup plus et ça commence a marcher !! que ce soit dans une salle des fêtes au fin fond de l’ariege ou que se soit à la scala ça ne change rien un chanteur ça chante !!!!! un chanteur qui ne chante pas c’est un chanteur MORT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!mettez le leur profond !!!
                      je me permet de mettre un lien youtube pour écouter Mr Viala une des plus grande voix Française merci http://www.youtube.com/watch?v=3DO2pJ8nigA

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      13 mars 2007 09:53 , par Michel de Saintes

      Bonjour michel,
      Tout d’abord je pense que tu n’avais pas besoin de dire que tu es un amateur. Ce qui interesse le chef c’est ta voix, et le fait que le chant ne t’apporte pas ton revenu principal ne regarde personne. il y a beaucoup de chanteurs ou instrumentistes que l’on pense pros dans tous les sens du terme (c’est à dire statutairement parlant et qualitativement parlant) qui en fait ont un autre métier. Nous avons besoin, nous amateurs éclairés, de chefs qui nous donnent des responsabilités de soliste pour pouvoir progresser et qui sont prêts à prendre le risque. Je t’assure qu’il en existe. biensûr c’est comme dans tous les domaines si on veut de la qualité il faut payer plus cher.
      la différence est là et bon nombre de choeurs amateurs n’ont pas les moyens de se payer des grands et vrais pros comme ton épouse, tout au moins pas à chaque concerts. je n’ai pour l’instant jamais rencontré de problème avec des choristes, j’ai de très bons rapports avec eux mais je sais aussi rester à ma place et ne pas avoir la grosse tête.
      dans le choeur avec lequel je chante comme soliste le chef le plus souvent possible fait participer deux ou trois choristes en leur donnant un deuxième rôle parce qu’il sait qu’ils sont capables et qu’ils en ont envie. Bien que chanter ne soit pas notre métier principal, nous passons de nombreuses heures à préparer les morceaux (c’est normal car nous n’avons pas la même facilité qu’un pro pour déchiffrer ni la même culture) et celà un choriste qui répète une fois par semaine n’est pas toujours prés à le faire. Nous avons donc au moins une attitude de pro vis à vis du chant, c’est à dire que nous le faisons très sérieusement et avec beaucoup de conscience professionnelle. Maintenant si un choeur te propose de te payer de façon tout à fait officielle (c’est à dire te déclarer) tu as le droit de te sentir pro au moins le temps de la représentation et dans ce cas on ne parle plus d’amateurisme. Je crois aussi que bien que ton emploi principal ne soit pas celui d’un musicien, si un chef te fait confiance et que toi dans ton fond intérieur tu penses que tu peux être à la hauteur, il ne faut pas faire celà gratuitement car là, çà pourrait être de la concurence déloyale. effectivement si la qualité de ta voix est proche d’un pro et que tu prends rien, pourquoi aller payer un vrai pro.
      Michel pour t’avoir déjà entendu, je trouve que ta voix est bien celle de quelqu’un qui sait chanter et ressemble à s’y méprendre à celle d’un pro !!
      çà y est, je crois que j’ai dit tout ce que j’avais à dire !
      amicalement.
      Michel de Saintes.

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 10:27 , par Michel

        Merci Michel de Saintes pour ces éloges. Tu sais je déteste tromper les gens sur la marchandise, je ne me permettrai jamais de me faire passer pour un pro tout simplement parceque je n’en ai pas les qualités. Tu sais que je vis avec une pro et quand je la vois apprendre en 3 jours une oeuvre de 150 pages sur laquelle il me faudrait plancher 3 mois je vois bien la différence. Ceci étant il n’est pas dit que je ne le fasse pas ce concert car le chef semble vraiment avoir envie que je chante, enfin on verra bien... Tu as de la chance de ne jamais avoir eu de problèmes avec certains choristes. J’en ai déjà eu plusieurs fois, pas très souvent disons le, mais c’est arrivé encore denièrement. Poutant tu me connais assez pour savoir que je ne me prends pas le citron et essaie de rester le plus discret possible (sauf quand c’est à moi de chanter mais là faut bien). Il faut dire que ce n’est pas une chose systématique non plus et que la plupart du temps on est bien accueilli par les choristes (ne jouons pas les "Caliméro")

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      13 mars 2007 16:26 , par Alain Gourmanel

      Et bien, je vais ajouter ma contribution à ces échanges. Je suis un frère de Michel de Saintes, mais passionné par l’expression vocale ;peut-être pas doué pour comprendre l’expression lyrique (son aspect technique), il y a une dizaine d’années (j’ai 55 ans), je suis passé au tango argentin et je suis confronté au même problème d’amateur ou de pro.

      Ici, le chanteur tango s’il est Argentin a plus de chance de travailler avec des groupes (j’ai dit travaillé). Pour faire ce que je fais aujourd’hui, j’ai dû continuer la technique vocale (du moins ce que j’avais compris) et à chercher encore et toujours, l’adapter aux différents configurations : duo, quintet, orchestre typique (10 ou 12 musiciens) avec ou sans micro pour des danseurs ou en concert. Chaque formation musicale demande une interprétation différente et une technique vocale adaptée pour, en premier lieu préserver sa voix, et faire passer la emoción.

      Je suis entouré de « professionnels » argentins reconnus qui me donnent leur savoir en échange du paiement d’heures de cours.
      J’ai dû aussi apprendre l’Argentin, la musique de son accentuation et des expressions portègnes (de Buenos Aires) ; je fais des allers retours à Buenos Aires ; j’ai appris à danser et je continue à découvrir la culture, la mentalité d’un peuple multiethnique, sa vision de l’économie, de la politique, etc. J’ai découvert un pays, un peuple et tissé des liens très étroits avec des hommes et des femmes d’une autre culture : j’ai rencontré l’amitié à travers la musique.

      Aujourd’hui, je fais des concerts (peu à mon goût), dans le milieu tango comme à l’extérieur de ce monde un peu fermé en France. Je partage cette passion avec des « petits français » fous comme moi. Mais çà ne me suffit pas pour vivre et çà ne suffira jamais, je ne me fais pas d’illusion. J’ai par ailleurs un métier.
      Pourtant je me fais payer comme les musiciens que je considère modestement, mais sans complexe, à mon niveau, ou moi au leur. S’il doit exciter une concurrence je fais en sorte qu’elle soit sur la qualité et non pas sur le niveau de rémunération. Et, pour ce genre de musique la qualité c’est une question très subjective : pourquoi un « acheteur » choisi une voix, ou un groupe, plus qu’une autre, peut-être pas toujours pour la technique ?

      J’ai donc un métier, que j’exerce à temps partiel pour réserver plus de temps à ma passion. Ces musiciens dit pro eux aussi doivent travailler en dehors : beaucoup donnent des cours comme la plupart de mes partenaires musiciens français sont profs de conservatoire. Rares sont ceux qui peuvent vivre de la musique (deux exemples d’artistes reconnus que vous connaissez peut-être : Juan Carlos Caceres qui tourne beaucoup en Europe, il est la retraite, il était prof de dessin en région parisienne, Juan José Mossalini, bandonéoniste, est prof (à la retraite me semble-t-il) du conservatoire de Gennevillier) et chez les lyriques il en est de même pour beaucoup.

      La notion de pro ou d’amateur n’a rien à voir avec la qualité. Ce qui fait la différence c’est l’engagement de l’artiste dans son expression artistique et l’efficacité de cet engagement pour l’expression artistique qu’il a choisi ; en tango (ou musique populaire) comme en chant lyrique.

      Alain Gourmanel

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 10:32 , par Michel

        La notion de pro ou d’amateur n’a rien à voir avec la qualité. Ce qui fait la différence c’est l’engagement de l’artiste dans son expression artistique et l’efficacité de cet engagement pour l’expression artistique qu’il a choisi ; en tango (ou musique populaire) comme en chant lyrique.

        Ceci est un vérité à laquelle je m’associe pleinement.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      13 mars 2007 18:41 , par Dominique (de La Réunion)

      Je suis atterrée par ce qui est arrivé à Michel, je dois dire que j’étais loin d’imaginer que ce genre de problème pouvait arriver.

      Ben mince alors ! Quand je pense à tout le boulot que nous fournissons, j’imagine que vous êtes tous comme moi : perfectionnistes, c’est assez écoeurant de constater qu’une fois notre voix formée on va nous demander un CV !!! Et l’émotion ? Et la beauté ?

      Quand j’ai commencé à "travailler" ma voix, en cachette, à l’adolescence, j’étais seule : aucun prof de chant dans l’île, et tout le monde se marrait en douce quand je parlais de mon rêve de chanter de l’opéra.

      J’ai dû attendre plus d’une décennie pour rencontrer ma première prof, et dans cette île où vont et viennent les gens, j’ai dû m’accrocher pour me former. J’avais une voix, mais je devais apprendre la technique. J’ai changé de prof il y a deux mois, celle d’avant me mettait la pression pour que je "passe professionnelle" et me harcelait moralement : voyez un peu le sens des réalités de certains enseignants (pour info j’ai 37 ans !).

      Je n’ai jamais envisagé autre chose que d’aller le plus loin possible dans le travail de ma voix. Comme l’a si bien dit Jean-Marc : amateur, oui, j’assume, mais éclairée !!!!

      Je n’aurais pas aimé la vie d’artiste, je suis une casanière épouse et mère de famille comblée, qui aime retrouver son intérieur après le boulot. Cela ne m’empêche pas d’avoir envie d’utiliser au mieux ma voix de soprano lyrique.

      Longtemps j’ai cru que je me satisferais de chanter pour moi seule, j’avais développé en même temps qu’une grande voix une grande pudeur vocale.

      Depuis un an j’ai compris qu’on ne chante pas pour soi, et j’ai commencé à chanter en public à petites doses, mais on en prend vite le goût, et je souhaite moi aussi dans un avenir pas si éloigné que ça auditionner pour devenir soliste de choeur.

      Ma chance est peut être d’habiter cette île où faute d’en avoir sur place on engage des artistes lyriques de métropole ou d’Europe, car ce n’est pas une discipline officiellement enseignée, et absolument pas répandue.
      J’ai récemment renoncé à un rôle qui me tenait vraiment à coeur (Eurydice dans Orphée, de Glück) car la production virait trop à l’amateurisme. Comme quoi...

      Je suis heureuse de pouvoir chaque jour me promener sur votre site et vous lire tous. Vos expériences sont de vrais enrichissements pour moi.

      Dimanche j’ai chanté "La vergine degli angeli"(Verdi : la force du destin) et "o mio babbino caro" de Puccini au cours d’une manifestation en l’honneur de la journée internationale de la femme. C’était tout simple, à l’extérieur (bonjour les conditions !!!!) et sans chichis, mais les gens qui écoutaient étaient des Réunionnais du peuple, qui n’avaient pour la plupart jamais vu ça.
      Alors si le fait d’être amateur peut m’aider à amener au peuple ce que les pros réservent à l’élite, tant mieux, je suis fière de ça.

      Soyez-le aussi, ce que vous faites est formidable ! Très régulièrement je me promène sur ce site et je vous lis tous : Vos expériences sont de vrais enrichissements pour moi et pour d’autres. Tous ces partages via le site, et le concept même des rossignolades sont géniaux.
      Merci Jean-Marc !!!

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 17:23 , par Michel

        Bonjour Dominique,

        L’histoire que vous racontez, votre histoire, est le type parfait de la progression d’un amateur qui aime chanter et qui travaille en prenant des cours puis qui se rend compte, comme vous le dites, que chanter ne se limite pas à chanter pour soi. Vous cherchez donc à chanter devant un public si modeste soit il, mais devant un public. Et parfois même si cela ne vous est pas arrivé il peut être possible qu’on vous dise un jour : "oui...mais... " Vous savez on vit une époque où tout est un peu pipé par cette hantise de se couvrir et un bon CV c’est une garantie. Il est vrai que je pensais qu’en chant la seule chose qui comptait c’était de montrer ce que vous pouviez faire lors d’une audition, là on ne triche pas, ça plait ou ça ne plait pas. Mais parfois, ça ne suffit plus de nos jours.

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    • Bonjour,

      Un peu autre chose, mais en lien tout de même. Quel est l’âge idéal pour commencer le chant ?

      (Sachant que j’ai pour antécédents 11 ans de piano, de bonnes bases en solfège et une oreille qui sans être exceptionnelle est honorable)
      Pensez-vous qu’il me soit possible d’atteindre ce niveau "amateur quasi professionnel" tout en continuant mes études ? Alors que je n’ai jamais chanté ?

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      • PS : Je vais sur mes 18 ans.

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 14 mars 2007 18:06 , par Michel

        Bonjour, 18 ans c’est parfait car votre voix à opéré sa mue et un prof de chant va pouvoir vous faire bosser sans problème. Il y a toute la période de la mue qui est un moment délicat, et où il est déconseillé de commencer à chanter si on n’a jamais chanté. Et vu que vous avez semble-t-il une bonne formation d’instrumentiste et de solfège vous avez de quoi vous faire bien plaisir si vous aimez chanter et que votre voix soit correctement traitée par un vrai prof de chant et non par un charlatan.. Allez voir sur ce site l’article :« Les cours de chant » Il y est question justement du problème de trouver le bon prof de chant

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    • OK, tant pis.

      20 mars 2007 12:01 , par Michel

      Voila, j’ai eu des nouvelles hier. Le chef de choeur, sincèrement désolé, m’a fait savoir que les membres de son bureau ne voulaient pas suivre son avis et voulaient des solistes connus qui ramèneraient du monde. Je ne fais donc pas l’affaire. Ma foi, je n’en mourrai pas ;-)

      Comme je l’ai dit, je comprends et respecte cette démarche et c’est très bien que l’on fasse travailler des pros qui, c’est évident, ont plus de chance de ramener du monde qu’un illustre inconnu. Mais là où j’ai été assez surpris, c’est quand j’ai appris le montant du budget de ce concert. De deux choses l’une concernant les membres des bureaux de ces associations :

      Soit ils dévaluent totalement ces pros qui ont passé des années à parfaire leur art.

      Soit ils ne connaissent pas grand chose aux contraintes budgétaires liées à l’organisation de concerts avec solistes professionnels et orchestre.

      Tant pis il y aura d’autres occasions... ;-)

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      • OK, tant pis. 21 mars 2007 09:50 , par Michel Gourmanel de Saintes

        D’abord désolé pour toi. ensuite, connus de qui ? qu’est-ce que l’on appelle un artiste connu pour la majorité d’un public qui se rend à un concert : Pavarotti, Raimondi, Barbara Hendricks, Van Dam ??, oui sûrement mais trop cher !!
        tous les autres pros, à mon avis sont seulement connus des initiés. Peut-être voulaient-t-ils dire artistes avec un super cv ? çà fait mieux sur les programmes, mais pas forcément connus.
        Quant au budget, veux-tu dire qu’il est trop faible ? si oui ils ne se rendent donc pas vraiment compte de ce que çà peut coûter, et donc c’est aux pros de refuser d’être engagés à un petit prix si ils ne veulent pas se dévaloriser et faire de la concurrence déloyale (vis à vis des amateurs éclairés que nous sommes )affaire à suivre quand même. Peut-être d’ici peu ils vont te relancer !!
        PS : il peut arriver qu’on me demande si je connais un baryton qui prend pas trop cher et qui chante bien : je penserai à toi !!

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        • OK, tant pis. 21 mars 2007 10:32 , par Michel

          Salut Michel. Je crois que tu as bien vu le problème. Ces gens veulent peut être un Thomas Hampson, ou un Thomas Bauer ou un René Pape. C’est avec des noms comme ça sur les affiches qu’on fait venir du public.

          Les CV on les a sur les programmes une fois qu’on a payé son entrée. Je ne pense pas que ces artistes là se déplacent pour de minces cachets et c’est bien normal.

          Effectivement je crois qu’ils ne mesurent pas ce que coûte un concert de ce niveau mais bon ils le verront bien car leur budget effectivement ne me semble pas pouvoir leur permettre de faire venir de telles pointures ni même des pros tout court pour lesquels il faut prendre en plus en charge les frais de déplacement et d’hébergement.

          Ma foi ce n’est pas mon problème, ils verront bien. Comme je l’ai dit je n’en mourrai pas et il y aura d’autres occasions de se faire plaisir.

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          • OK, tant pis. 21 mars 2007 14:39 , par Michel Gourmanel de Saintes

            tu vois, même moi qui suis initié, je ne connaissais pas René Pape !!
            faut dire que je suis ténor et que je m’interresse surtout aux ténors, je connais les 40 plus célèbres et biensûr certains autres que j’ai côtoyé.
            Bon comme tu dis ils verront bien !!

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    • idem dans bien des domaines

      28 mars 2007 11:16 , par Delphine

      Bonjour,
      Je dirige un compagnie de danse amateur sur Nantes, et nous sommes confrontés au même problème. Lorsque nous envoyons notre dossier au programmateur d’une salle de spectacles, pour être intégrés dans la "saison culturelle" de ladite salle, l’on nous répond que seules les compagnies professionnelles peuvent prétendre être programmées. Pourtant l’ADDM 44 (maintenant appelée Musique et Danse en L.A) produit de jolis articles avec de belles paroles comme quoi, à son initiative, certaines salles du département se seraient constituées en "pôles danse" et s’engageraient donc à développer des partenariats avec, entre autres, des compagnies amateurs. C’est joliment écrit sur le papier, la réalité est malheureusement bien différente....
      Bonne continuation à vous
      Delphine

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      • idem dans bien des domaines 28 mars 2007 13:30 , par Michel

        Merci Delphine pour votre témoignage, comme quoi, quel que soit le domaine artistique les amateurs qui veulent s’éclairer un peu trop se retrouvent bien dans un créneau ou rien n’existe pour qu’ils puissent avoir le plaisir de mettre en pratique ce qu’ils ont appris.

        Je pense que le commentaire d’0livier laissé ici le 13 mars souligne une des raisons de ce no man’s land. Je le cite : la dégradation du niveau culturel général dans ce pays.

        Je pense que les amateurs éclairés ont une place sans toutefois gêner les professionnels qui ont bien besoin de gagner leur vie. Il faudrait pour cela que la culture ne soit pas reléguée au 25ème sous-sol comme c’est le cas en France.

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        • idem dans bien des domaines 28 mars 2007 22:08 , par Jean-Marc

          Je suis tout à fait d’accord avec toi et j’entends bien peu parler de culture dans cette campagne electorale... ce n’est vraiment pas la priorité semble t-il !

          Au fait je viens de changer de serveur... dis moi si tu as bien reçu l’email de notification de réponse.

          A+

          JM

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          • idem dans bien des domaines 29 mars 2007 10:41 , par Michel

            Oui je suis tout à fait d’accord Jean-Marc, de la culture point de nouvelles dans cette campagne !!?? C’est très dommage car une société qui dédaigne la culture quelle qu’en soit la forme perd toute spiritualité et pour finir tout humanité.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      29 avril 2007 22:42 , par Rouy Jean-Pierre

      Bonjour à tous
      De retour sur ce site remarquable sur lequel j’ai tant découvert et eu le plaisir d’intervenir,je découvre la mésaventure de Michel et la cascade de commentaires justifiés qu’elle a suscités.
      Je suis confondu : j’ai vu la même attitude face au soliste amateur, me suis fait les mêmes réflexions sur la conccurence déloyale qu’on pourrait dénoncer chez l’amateur qui arriverait à chanter à la place d’un pro pour des raisons de budget...dans le même temps que j’apprenais quel budget était alloué par la plupart des organisateurs (Collectivités) à des orchestre et choeurs de haut niveau accompagnés de solistes remarquables(Mais inconnus évidemment en dehors du cénacle) : à pleurer.

      Mais pour ce budget minable il leur faut un curriculum : sans doute pour se protéger dans le cas d’un bide. Je crois qu’une tricherie sur le curriculum serait justifiée au départ : ce curriculum,il cesserait d’être mensonger après quelques prestations non ?

      En attendant quelques exemples.

      Le moins important pour la culture musicale française, le mien : vocation tardive, explosion de la voix inespérée grâce à un professeur hors normes : mes condisciples de choeur après deux raouts chantés (Stages d’été) parlent de révélation, me demandent à l’oreille ce que je fais dans un choeur (en fait je ferais courir de gros risques à l’organisateur si j’avais chanté soliste à ce moment là), et le Chef déclare à l’envie qu’il tient son soliste. Alors tout change : quelle froideur générale au premier essai...Je suis parti le lendemain.
      Je serai comblé si je peux faire partie d’un octuor dans ma nouvelle chorale ; les choristes sont sympas (dans la précédente ils l’étaient aussi), le chef (Grand pro) aime l’innovation... et a des problèmes de budget : mais je serai hyper prudent bien que l’âge hélas me laisse peu de temps (?)

      Mon Professeur est choriste pro à l’Opéra Bastille : il a du décrocher sa place devant des dizaines de conccurents quand il s’en est libéré une. C’est un chanteur à couper le souffle : par la beauté du timbre, l’amplitude et la puissance, la variété des registres.Son parcours de formation et ses capacités musicales confondent. De plus il a une présence physique indéniable. Les mélomanes qui l’entendent - et le voient - chanter en soliste(en dehors de l’Opéra évidemment) se demandent si ça vaut encore le coup de placer leur CD correspondant sur leur chaine une fois chez eux.
      Surtout nous nous demandons tous quand l’Opéra se rendra compte qu’il tient une perle tout simplement à domicile ?!
      A domicile ? La voilà sans doute l’explication : ou plutôt voilà l’illustration que certains ont avancé dans leurs commentaires : nul n’est prophète en son pays...encore moins vedette à la maison.

      Mon chef de choeur (et d’orchestre)a recours à des pro magnifiques.
      L’alto a compris : elle est prof de chant spécialisée dans la phonation.Elle vaut les plus grandes, mais...
      La soprano est plus jeune et a encore sa chance...si elle fait la bonne rencontre(?)
      Quand au ténor, il ferait un Almaviva puissant, lyrique, et enchanteur : c’est un cas. On lui propose heureusement des oratorios où il fait merveille avec des ensembles de niveau... sinon pour l’opéra : élégies de Massenet dans des petits festivals à vocation éducative, et pour un cachet de misère. Pour les théâtres municipaux son curriculum n’est pas convaincant, au point qu’il a même du mal à être auditionné.
      Alors un amateur...et qui se présente comme amateur !

      Amateurs, il nous reste les baptèmes, les premières communions, les mariages...des amis.
      Ou encore profitons d’un voyage à l’étranger : je pars 10 jours, invité par des amis américains. Il y a une pianiste accompagnatrice de jazz, aux anges à l’idée d’accompagner un français dans des arias. "Ils" vont inviter les parents et les voisins écouter l’élève d’un chanteur de l’Opéra de Paris( annonce de mes amis)... un élève de l’Opéra de Paris (première retransmission)...un chanteur de l’Opéra de Paris (nième retransmission). Ca y est : j’ai la pression, en attendant le trac. Bientôt la soirée où je vais avoir la fausse mais délicieuse impression de mettre le pied à l’étrier.
      A moins que je ne me plante ?
      Mais l’organisateur est couvert par mon faux pédigrée : donc pas inquiet.

      Michel, tu es tout de même sur la voie : on a remarqué ta valeur.
      Et tu a exposé avec clarté et talent la situation de l’amateur qui travaille à s’améliorer !

      Très amicalement.

      Et encore merci pour la fondation et l’animation de ce site à Jean-Marc, dont je suis le parcours avec intérêt : changement de voix, d’orbite, la passion, c’est toujours enthousiasmant et nous transforme en supporter !

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 30 avril 2007 11:15 , par Michel

        Merci Jean-Pierre, c’est vrai que le "faux pédigrée" est un moyen de by-passer le mur du CV mais j’ai du mal à m’attribuier des choses que je n’ai pas faites ou à transformer ce que j’ai fait en des choses "ronflantes".

        Il est vrai qu’il y a sur le web des CV de chanteurs ou chefs de choeur que j’ai pu voir à l’oeuvre et que je connais un peu et je dois dire que lorsque j’ai comparé les CV très ronflants de ces personnes aux très médiocres prestations auxquelles j’ai assisté je me suis posé beaucoup de questions sur l’honnêteté des CV..

        Quand j’étais aux USA je travaillais le chant dans un conservatoire, et au moment de Noël j’étais allé auditionner dans le choeur du coin, ils avaient aimé et je m’étais retrouvé à chanter comme soliste pour la nuit de Noël, oh ! ce n’était rien de bien spectaculaire, c’était juste le choeur du coin (60 chanteurs quand même et de bon niveau). Je pensais, jusqu’à ces derniers temps, un peu trop naïvement il est vrai que la seule chose qui comptait c’était de montrer sur pièce, et sans tricherie possible ce qu’on pouvait faire en audition et qu’on devait ensuite accepter le verdict : bon ou pas bon. Mais il en est, de toute évidence, autrement.

        Alors ma foi comme tu le dis il y a les mariages de famille, les communions... et.... la salle de bain.

        En attendant bonne chance pour ta soirée, amuse toi, fais toi plaisir, je crois que ce sont les principales choses que recherchent les "amateurs" comme nous...

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 30 avril 2007 11:35 , par Michel

        Juste une anecdocte que j’ai oubliée de raconter et qui corrobore bien ta mésaventure de soliste.

        J’étais dans un choeur qui préparait le requiem de Fauré, je rêvais de chanter la partie de baryton solo, coup de pot ils n’avaient pas pu trouver de baryton.. Tous mes copains du choeur me disaient aussi que je n’avais rien à faire dans le choeur et que c’était moi qui devrait être soliste. J’en parle au chef de choeur qui me dit OK mais qui veut tout de même m’auditionner, normal, pas de problème, j’auditionne et c’est OK.

        Mais voila, pour des raisons similaires le soliste qui a fait le concert c’était un.... ténor, oui tu lis bien, un ténor !! Tout ceci parceque les organisateurs ont préféré faire chanter un ténor (de l’opéra certes mais bon) qui avait un "pédigrée" plutot qu’un baryton amateur inconnu. Je te laisse deviner le résultat, bien que ce fut en place et juste, ce n’était certainement pas ce que Fauré avait voulu, mais voila encore une illustration du problème.. Je pensais que cette histoire n’était qu’anecdotique mais visiblement ce genre de chose s’inscrit dans la continuité....

        Ma foi tant pis, j’ai pu chanter cette oeuvre merveilleuse plus tard avec l’orchestre de Koursk sous la direction de Hugues Rainer et me suis fait vraiment plaisir

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      5 juin 2007 11:31 , par duchamp

      presenter vous a un impresario le monde des choeur et tres jaloux j’ai ete titulaire de trois grand thetre en france + monaco si vous etes fort le cursus de soliste ne joue pas ttant que ca !

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 5 juin 2007 16:10 , par Michel

        Je crois que vous n’avez pas bien saisi le problème.

        Il ne s’agit pas de rentrer dans une carrière professionnelle que ce soit dans un choeur d’opéra ou ailleurs avec agent et Cie.

        Le problème débattu ici consiste simplement à savoir si un amateur qui travaille sa technique, qui n’a plus un niveau de simple amateur, mais qui n’a pas un niveau de pro peut trouver un créneau pour faire quelques concerts c’est tout.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      18 octobre 2007 14:24 , par Martine

      Ce que je viens de lire résume parfaitement ce que je vis depuis maintenant je peux dire de nombreuses années...J’ai eu l’occasion heureusement quelques fois (mais si peu...) de chanter en soliste avec d’autres solistes professionnels(notamment chanteurs des choeurs de radio-France) et chorale amateur (comme il se doit...) et j’ai ressenti le fait de ne pas être "acceptée" ni par les solistes "pro" ni par les choristes "amateurs"...C’est très désagréable et donne effectivement envie d’abandonner...Mais non !

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      • s’en foutre et se faire plaisir 18 octobre 2007 15:24 , par Michel

        Bien sûr il ne faut pas abandonner. On arrive à trouver des occasions de chanter et puis plutôt que d’abandonner peut être vaut il mieux devenir un peu égoïste et se foutre de ce que pensent les autres, tant pis si c’est la seule solution.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      3 janvier 2008 21:14 , par véronique

      Il faut pousser l’amateurisme jusqu’au bout :
      - trouver des partenaires amateurs chanteurs et instrumentistes de bon voire trés bon niveau, et il n’en manque pas,
      - trouver un concept de spectacle, un répertoire et
      - se produire par ses propres moyens. Cela demande de la chance, du temps, de l’énergie (beaucoup) et une certaine "foi" mais le résultat en vaut la peine.. le plaisir du chant, de la musique, du travail d’ensemble..just for fun
      Véronique

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 4 janvier 2008 09:25 , par Michel

        Bien sûr Véronique, vous avez raison, d’ailleurs si vous parcourez ce site vous verrez qu’il y a des rencontres organisées entre amateurs et pros par notre ami Jean-Marc (les Rossignolades) et qu’il prépare un projet de création d’un groupe, l’Opéra de Barie, qui permettra peut être à certains amateurs de se produire avec des pros dans un contexte tout à fait convivial.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      15 mars 2008 21:59 , par hussonnades

      ROBERTO ALAGNA ( comme A vanzo ou GUY CHAUVET,ERNEST BLANC etc....) étaient amateurs et leur ascension a été fulgurante une fois découverts.Donc si si on ne m’a jamais remarqué c’est que .....
      Le magnétophone ça éxiste pour s’écouter.Mais je continue à travailler ma voix, je progresse....
      c’est le principal.

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      • Si je reformule bien votre post vous semblez me dire, qu’il n’y a qu’à envoyer des enregistrements et se faire entendre si on veut faire une ascension fulgurante et que si on ne vous remarque pas c’est que l’on n’est qu’une pipe.

        Ce que vous dites n’est pas faux si on se place dans le contexte du chanteur qui veut devenir professionnel. Mais dans le contexte de cet article vous êtes tout simplement hors sujet. La question débattue consiste à savoir s’il y a encore une place dans quelques petits concerts sans grande prétention pour un amateur content de l’être, dont le niveau n’est pas mauvais et qui est conscient de ne pas avoir les qualités d’un pro. C’est un tout autre problème.

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        • Les chanteurs professionnels sont très nombreux et les concerts payés plutot rares.Etant donné le statut de l’intermittent du spectacle( aggravé il ya peu)un cachet a une importance très grande et il n’ont guére envie de voir des amateurs prendre leur place .Il y a une solidarité entr’eux pour se renvoyer l’ascenseur et verrouiller leur milieu.
          L’amateur d’un certain niveau se voit exclu de ce milieu et il ne lui reste que ce qui est bénévole (et encore plus rare).Là il y a la concurrence de ses"collègues" amateurs choristes, je suis tout à fait d’accord avec vous.
          J’ai tout de mème constaté après des années de choriste au théatre et dans un choeur que les plus capables étaient les plus employés pour sortir du rang, par des gens qui savaient ou était leur intéret.

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          • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 17 mars 2008 11:15 , par Michel

            Je crois que l’on dit à peu près la même chose. Si vous lisez bien l’article on peut aisément voir que je fais clairement la différence entre les pros qui eux bossent pour gagner leur vie et les amateurs dont je dis que le seul salaire est le plaisir de chanter.

            J’adhère à votre constat quand vous dites que les prestations rémunérées sont de plus en plus rares et là ma position est extrêmement claire : "place aux pros". Chacun doit savoir rester dans sa cour.

            Quant aux prestations bénévoles où des amateurs peuvent prétendre à faire quelque chose la question que je pose est : y en a-t-il encore ? Et la réponse me semble être : "quasiment plus" (vous le dites aussi) et c’est bien le problème que je soulève ici car ça veut dire que "l’amateur potable" n’a plus que sa salle de bain pour chanter.

            Ce qui me gène un peu c’est que vous semblez venir ici donner des leçons quand vous dites "..Le magnétophone ça éxiste pour s’écouter.." (merci pour le conseil, personnellement je n’ai pas attendu que vous me le disiez !!) et insinuer que si on a de plus en plus de mal à trouver des occasions de chanter c’est uniquement parcequ’on est mauvais (détrompez moi si je fais erreur), mais quand on est caché derrière un pseudo c’est très facile de faire ce genre de leçon gratuite à des gens dont vous ne savez rien de leur niveau ni de ce qu’ils font et qui ne prétendront jamais à chanter à la place d’un Alagna aux chorégies d’Orange. Je trouve cela un peu déplacé.

            Si vous avez une certaine expérience - et j’en ai une certaine aussi- vous savez bien qu’au niveau des choeurs amateurs (je ne parle que du milieu amateur je ne connais pas assez le milieu pro) même si vous passez une audition et que le chef veut vous prendre parcequ’il estime que c’est vous qui lui convenez vous n’êtes pas du tout sûr de faire le concert car bien d’autres paramètres que le seul niveau des divers prétendants (amateurs) entreront en ligne de compte, je l’ai constaté aussi.

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            • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 18 mars 2008 19:03 , par HUSSONNADES

              Je veux simplement dire que ce passe- temps s’étant démocratisé il y a beaucoup de choristes qui prennent des cours de chant et que maintenant la barre est placée très haut.Combien y a-t-il de 1er prix et de médailles d’or qui sortent des conservatoires tous les ans ? Cela fait beaucoup "d’amateurs potables" pour employer votre expression.
              Ce qui est étonnant dans votre cas c’est que vous faisiez l’affaire avant de préciser que vous étiez amateur.Il est sur qu’il ya la un ostracisme avéré.
              ceci dit je n’avais pas à faire ce genre de réflexion déplacée et je vous prie de m’en excuser.
              Je vous souhaite bonne chance dans votre recherche de concert.
              Un ténor "potable"qu’on a mis dans les barytons parce qu’on l’entends trop dans l’aigu.( Vous voyez il n’y a pas que vous qui avez des malheurs)

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              • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 19 mars 2008 10:31 , par Michel

                En d’autres termes le constat est simple : on forme beaucoup trop de chanteurs qui pourraient prétendre à être pro, ensuite on a un effet de déversoir, ces 1er prix et médailles d’or qui sortent des conservatoires ne trouvant pas de travail se retrouvent peut être dans une cour où il y a quelques temps on ne trouvait que ce que j’appelle de vrais amateurs et qui n’est pas vraiment la leur. Bien sûr quelqu’un qui a une médaille d’or en sortant d’un CNR aura un très bon niveau, niveau qu’un amateur au sens où je l’entends n’aura pas.

                Dans mes posts je reconnais bien que la voix ne fait pas tout pour faire un pro, il y a la culture musicale, un sens de l’interprétation, une aptitude à "jouer" sur scène. Un amateur n’a pas tout ça. Alors même si pour une prestation non rémunérée vous êtes en concurence avec ce genre de chanteur bien sûr il n’y a pas photo, les chefs savent où est leur intérêt comme vous dites.

                Ce que je déplore, on peut le formuler de 2 façons :

                - soit on forme trop de pros

                - soit il n’y a pas assez de travail pour tous les pros que l’on forme

                La conséquence c’est qu’il n’y a quasiment plus de place, dans les tout petits concerts pour des amateurs "potables" dont certains peuvent faires des prestations très honnorables, il faut le reconnaitre aussi. Quand je vois des pros de très bon niveau obligés de bosser pour ce qui serait normalement un simple défraiement et tout ça parcequ’il faut bien arriver à son quota d’heures pour toucher les assedic je trouve ça très triste. En d’autres termes, c’est comme si on disait maintenant aux automobilistes que la route est désormais réservée aux seuls champions du volant car il n’y a plus assez de place sur les circuits de compétition, ça ferait bien des mécontents.

                "Ce qui est étonnant dans votre cas c’est que vous faisiez l’affaire avant de préciser que vous étiez amateur"

                Je vais vous préciser les circonstances dans ce cas particulier :

                Je n’avais rien demandé à personne mais j’ai été contacté un jour par un chef à qui mon nom avait été donné par des personnes qui m’avaient entendu et qui m’avaient peut être pris pour un pro (vous savez les gens vous qualifient très facilement de bon, de pro ou de mauvais ou de minable selon l’air du temps). Il m’a téléphoné et m’a proposé de m’auditionner après avoir auditionné d’autres chanteurs. A aucun moment je n’avais pensé à cette affaire de pro ou pas pro et ça n’a jamais été évoqué. A la fin de l’audition ce chef, visiblement content de ce qu’il avait entendu, m’a dit qu’on allait travailler ensemble et m’a demandé mes tarifs, c’est là que je lui ai dit que j’étais un amateur que je ne demandais pas de cachet et que tout ce que je demandais c’était le remboursement de mes frais d’essence et de partitions. La suite de l’histoire je l’ai écrite dans l’article voila tout.

                Mais si vous êtes un ténor "potable" (ne voyez rien de péjoratif dans ce mot) n’est ce pas difficile voire dangereux pour votre voix de chanter chez les barytons ?

                Bien cordialement

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                • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 28 mars 2008 16:36 , par HUSSONNADES

                  Je cite les 2 derniers concert où j’ai participé comme choriste
                  1er messe en ré de DVORJAK ,4 solistes
                  un baryton - ténor pour les 2 voix ( la partition s’y préte), chanteur régional professionnel, beau vibato.Une soprano de talent professeur de chant, une basse 1er prix de conservatoire local, prof de musique, une mezzo ,jeune ,étudiant le chant depuis 3 ans mais quels dons !!
                  2eme la messe en sol de schubert ; mème basse mème soprano, un ténor venu de l’extérieur couvert par l’ensemble
                  .Le problème se pose surtout pour les barytons très nombreux à ce niveau (3 ou4 dans mon secteur qui pourraient ètre solistes )et pour les sopranos.Pour les mezzos par contre les "vraies " sont rares ainsi que pour les ténors ( aucun dans mon secteur à ce niveau).
                  Ce n’est pas dangereux de chanter en baryton a condition de ne pas forcer dans le grave ( et j’ai une voix très étendue).Et à mon age.....
                  La chorale c’est pas mal
                  bien amicalement

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        • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 25 novembre 2008 18:25 , par laurent

          bonjour je vous propose ce lien cela contribura à ce que les gens qui disent que les chanteurs qui ne bossent pas etant des nazes reflechissent à 2 fois avant de parler si tel est le cas nous sommes 90 pour cent de nazes
          cordialementhttp://www.le-parlement-des-artistes.org/article-17957910-6.html#comment29970277

          Voir en ligne : petit lien instructil

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      16 avril 2008 10:23 , par valérie

      n’importe quoi Michel ! je chante également à un certain niveau mais tout en étant "simple amateur". Je me fais énormément plaisir en organisant des récitals avec mon propre groupe et j’espère continuer ainsi aussi longtemps que je pourrais ! Chanter en soliste avec un choeur c’est une chose, se produire seul en est une autre ! et quand on a l’envie et qu’on travaille dur tout est permis !
      Vive l’opéra !

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      • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ? 17 avril 2008 10:52 , par Michel

        n’importe quoi Michel !

        Tout d’abord je ne comprend pas pourquoi il y a autant d’agressivité et de brutalité dans vos propos Valérie.

        Chanter en soliste avec un choeur c’est une chose, se produire seul en est une autre !

        Vous semblez dire que chanter dans les récitals que vous vous organisez avec votre groupe est bien plus difficile que chanter comme soliste dans des oeuvres pour choeur, orchestre et solistes..? (ceci n’a rien à voir avec le sujet de l’article mais bon, passons..) J’avoue que je ne saisis pas bien, car dans tous les cas le chanteur est bien seul à chanter et l’exercice est au moins aussi difficile. (mais c’est un autre débat)

        Je vous remercie pour vos conseils car visiblement vous devez être une grande dame du chant pour vous permettre de donner des leçons comme ça mais en ce qui concerne le fait de travailler je pense que je travaille, pas comme un pro, j’ai un autre métier, mais comme beaucoup de gens qui ici ont vécu le même genre d’anecdote. Non, non, Valérie je ne suis pas un frustré qui revendique des choses auxquelles mon minable niveau (puisque vous semblez considérer que je ne bosse pas dur comme vous) ne me permet pas d’accéder. J’ai eu fort heureusement l’occasion de chanter et de me faire plaisir comme soliste dans des oeuvres pour choeur, solistes et orchestre, avec des chefs comme Pierre-phillippe Bauzin ou commeHugues Reiner et ceci avec des orchestres de 50 musiciens (professionnels) ou plus et devant des publics de 300 à 1000 personnes en des lieux magnifiques comme la cathédrale de Pistoia en Italie ou de Nice en France bref, certainement rien de comparable à votre très grand niveau et à vos prouesses bien sûr, mais je me suis aussi fait paisir.

        Cependant, ce que j’écris ici est bien une réalité et a visiblement résonné chez pas mal d’intervenants dont beaucoup ont vécu un jour ou un autre une histoire similaire (voir les divers posts), ça ne veut pas dire que rien n’est possible mais je maintiens que chanter à un certain niveau quand on est amateur est de plus en plus difficile. Alors soit vous n’avez rien compris à ce que j’ai écrit soit vous avez mal lu ou encore dernière hypothèse mais j’espère que ce n’est pas ça : vous avez besoin de vous défouler et agressez quasi gratuitement ce qui vous tombe sous les yeux.

        Ceci dit tant mieux pour vous si vous vous faites plaisir et si vous y trouvez votre compte et puisque vous bossez dur et que tout vous est donc permis j’espère que j’aurai l’occasion de vous entendre un jour en récital sur de grandes scènes.

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      25 avril 2008 15:59 , par Martine

      Je viens de temps en temps sur ce site et
      apprécie de lire des articles de chanteurs amateurs, ce qui est plutôt rare... Mais je suis également surprise par la réaction de certain(e)s...Nous sommes deux amies dans la même situation qui regrettons de ne pas chanter plus souvent malgré le succès rencontré lors de nos prestations.
      Il est vrai que nous ne sommes pas du genre à "pousser" la copine pour prendre sa place. Malheureusement dans ce milieu "amateur" il y a des personnes n’ayant pas forcément le niveau requis pour chanter en soliste mais à qui le chef de choeur n’ose pas dire qu’il faudrait "raccrocher" ,pour diverses raisons d’ailleurs,(comme vous le dites pour éviter des conflits ou pour des intérêts divers...) C’est ainsi que certains(nes) sont "indétrônables" et tant pis pour le public qui est en droit d’attendre une prestation de qualité, d’autant plus quand les entrées sont payantes !
      En tout cas je regrette de ne pas être dans votre région car vos "rossignolades" me paraissent bien sympathiques !
      Je vais terminer en disant que le milieu des chanteurs est parfois bien décevant mais heureusement que le public est là comme ce mercredi 23 avril où j’ai participé à un concert de grande qualité dans l’église de Pornichet et dont les compliments et les encouragements m’ont regonflée à bloc (pour un certain temps du moins !) Prochaine étape un concert d’opéra et opérette fin mai et après ?...Dur, dur la vie d’artiste !...

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      2 mai 2009 16:17 , par Jean-Pierre Rouy

      Bonjour
      Je visite régulièrement votre site : j’y ai repensé aujourd’hui en parcourant le Site des Basses de David Roubaud, ce baryton professionnel envoyant à Vocalises.net les fleurs que ce site mérite !

      J’avais déjà répondu en 2007 à cet article, et je constate que depuis, bien des interventions ont permis de faire une belle étude de la question.
      Parmi les aspects évoqués : le refus des organisateurs (en amont des chefs de choeur et d’orchestre donc)de la prise de risque qu’il y a à accepter la participation d’un soliste amateur : pas de curriculum pour appâter le public potentiel et (surtout)pour servir de couverture en cas de bide.

      Eh bien, si on en juge par ce parapluie ouvert devant des candidatures de professionnels dans l’exemple qui suit, l’amateur n’est pas prêt de sortir du ghetto.
      Je regrette de n’avoir pu retrouver sur le net l’appel à candidature à un concours de chant classique (en Bourgogne) sur lequel je suis tombé il y a quelques semaines pour vous y renvoyer, mais j’ai en mémoire les conditions exigées : elles étaient révélatrices. Commençons par la troisième et dernière...mais ne nous réjouissàns pas trop vite.
      3/ "Adresser un CD comportant trois de vos interprétations avec accompagnement piano ou orchestre". On ne peut que se féliciter qu’une explosion des techniques de reproduction et de communication donne l’idée aux recruteurs de juger sur pièce, sans autre considération traditionnelo-procédurière ! OUI MAIS...cette exigeance(apparement) de bon sens vient après la précédente :
      2/ « Adresser Attestation d’études complètes en conservatoire, et d’obtention de médaille (or souhaité : excusez du peu...) dans le discipline ». Donc si le candidat chante comme un dieu, mais qu’au lieu de fréquenter le conservatoire d’Arcueil-Cachan il a étudié le chant avec les shamans de l’Altaï pendant 8 ans et le solfège et l’histoire de la musique deux ans chez lui et six heures par jour après son retour, ça ne compte pas. Et de toutes façons, reste la sélection à la mode depuis un demi siècle : le talent et le génie sont réservés aux jeunes, aux concours de chant classique comme à la Starac, voir la condition première exigée...
      1/ Age maximal requis : 35 ans.
      Chaliapine peut se présenter à 41 ans : pas écouté, ni lui, ni son CD.

      Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, j’ai de la considération pour les diplômes qui ont pour vocation première...d’obliger à apprendre.Mais qui ne sanctionnent pas toujours, il s’en faut, la faculté de se servir avec bonheur de ce qu’on a appris...
      J’ai une véritable aversion en revanche pour la procédure figée et le diplôme au bénéfice du pleutre qui l’exige, et embauchera souvent celui qui le détient sans la compétence ni même l’idée d’explorer plus loin. La professeur d’EPS du collège d’état fréquenté par mes enfants dirigeait ses cours depuis le bord de la cour (stade à 300 m jugé par elle trop éloigné), emmitouflée dans son manteau et fumant cigarette sur cigrette. Mais un décathlonien français ayant été en finale aux Jeux, connaissant parfaitement la dscipline sportive et le fonctionnement du corps humain, n’a pu enseigner le sport que dans une High School US, parce que pour la France, il n’avait pas suivi le cursus requis... celui suivi par cette prof, embauchée, payée, conservée.

      Pour ma part je chante avec succès une fois l’an devant du public (quelques dizaines de choristes) au stage d’été lors de la traditionnelle et joyeuse soirée de clôture.
      Le reste du temps je dois...
      - chanter sans timbre (sic),
      - chanter sans puissance,
      - chanter "en dedans"
      - chanter "comme un jeune garçon qui n’aurait jamais pris de leçons" (re sic)
      Ceci pour l’homogénéité (dans le silence ?). Je n’ai jamais entendu un chef de choeur reprocher aux choristes de chanter de façon confidentielle, au contraire j’ai vu, dans un choeur connu, le chef de choeur exprimer sa satisfaction d’avoir une armée de choristes parce que ça créait un beau volume sonore, et que "ça effaçait les différences et les insuffisances".
      Bon, mais je suis quand même choriste, et passe quelques bonnes heurs de temps à autres avec un (superbe) ténor et une bonne basse (et pianiste !) : on joue à l’opéra...

      A propos, montez- vous encore des rossignolades ? Je suis parisien mais ferais peut-être bien le déplacement !

      Longue vie à Vocalises.net !
      Jean-Pierre

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    • Chanteur amateur, jusqu’o� peut on aller ?

      19 mai 2009 14:59 , par MARTINE

      Je serais �galement int�ress�e par la prochaine date des Rossignolades, si elles sont toujours d’actualit� car apparemment il n’y en a pas eu l’ann�e derni�re...
      Merci � toute personne pouvant nous tenir inform�s !

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      1er mai 2010 13:28 , par Carole

      Bonjour à tous.

      Je suis moi aussi chanteuse amateure et je pense le rester, n’ayant pas l’ambition de me lancer dans le chant lyrique professionnel.
      Je pense qu’il existe des solutions pour les amateurs, il faut juste savoir où chercher. Comme pour les pros, les relations jouent beaucoup.

      Je suis actuellement dans une chorale "semi-pro" selon la chef de choeur. Nous sommes nombreux à n’être que des amateurs, mais nous avons aussi dans nos rangs certains pros. Evidemment, les pros ont quasiment toujours les solos, mais pas tout le temps. Et la qualité vocale que notre chef attend de chacun et celle que peut posséder un amateur "éclairé". Comme elle nous dit, nous sommes tous des solistes tout en étant un seul et même soliste à nous tous.
      Je suis dans un conservatoire. Cela me permet de connaître aussi des gens et d’avoir des ouvertures avec d’autres élèves. Ainsi, je travaille un duo en tant que soliste avec un élève du département composition.

      Tout cela, c’est pour ce qui est des solutions. Après, je suis comme vous tous, je me pose des questions sur le futur. Lorsque je travaille avec des gens que je connais depuis 10 ans, ils savent ce que je vaux en tant qu’amateure, ils peuvent me situer. Après je ne sais pas si je pourrais être capable de participer à des projets si je ne connaissais pas ceux qui s’en occupent.

      Personnellement, mon rêve c’est de faire de l’opéra. Alors je me renseigne pour plus tard (je ne suis pas encore suffisamment formée au niveau de la voix, je n’ai que 20 ans). Grâce à ma chorale actuelle, je rencontre des gens du métier, et ils connaissent des associations amateures qui ne font que de l’opéra ou des opérettes. Tout le monde m’avait persuadé que l’opéra n’était que pour les pros, j’ai continué à chercher, et maintenant l’espoir est là !

      Je pense qu’il est naturel qu’un amateur soit frustré de se faire voler la vedette par un autre amateur qui n’est pas de sa chorale. Mais il l’est aussi s’il s’agit d’un amateur de sa chorale ou d’un pro. C’est humain, lorsqu’on est capable de faire quelque chose d’être déçu de ne pas pouvoir le faire et de le montrer. Cependant, quand il y a une audition, chacun devrait avoir ses chances s’il répond aux critères d’accès à l’audition. Je pense que des choristes peuvent être assez "pro" pour comprendre les choix de son chef de choeur.

      En tout cas, bonne continuation à vous tous,
      et que la musique vive dans tous les choeurs/coeurs pro ou amateurs !

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    • Chanteur amateur, jusqu’où peut on aller ?

      31 mai 2010 01:03 , par Danièle Lalanne

      Bonsoir,
      je vous contacte car personne ne semble vouloir utiliser le terme de "semi-professionnel" qui est pourtant très utilisé. Ce sont des musiciens qui sont payés pour leur participation à des concerts ou des spectacles, mais qui ont un autre métier, officiel celui-là.
      Peut-être que le terme "semi" vous semble péjoratif, mais il n’en est rien. Après tout, beaucoup de professeurs de musique se disent musiciens-amateurs, ce qui peut être juste si on considère qu’ils sont enseignants professionnels et non praticiens professionnels. Cela ne semble pas valorisant, pourtant, de se dire amateur lorsqu’on enseigne la musique, quelque soit la forme ( prof de collège, prof d’école de musique, prof particulier).
      Je suis moi-même professeur de chant, et suis tout à fait d’accord lorsque vous dites que l’essentiel est de se faire plaisir. Bonne continuation à tous.

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    Anniversaire Ténor,