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    Cette forme d’opérette que j’exècre
    Champagne, paillettes, plumes et cotillons
    Le 6 mai 2010


    L’autre jour, j’ai reçu par le service de presse d’une maison d’édition, un double DVD qui sortira prochainement et que l’on m’avait gentiment envoyé dans l’espoir peut-être que je veuille bien en parler sur ce site.

    En toute bonne foi, j’étais disposé à publier un article élogieux sur un document que j’espérais instructif et original, car l’opérette est un art qui m’intéresse depuis plusieurs années et c’est bien volontiers que j’aurai fait un peu de publicité même pour une initiative commerciale, car la démarche n’est pas si courante.
    Mais à l’impossible nul n’est tenu, je peux faire des concessions, mais en aucun cas je ne peux me compromettre en laissant à penser que j’adhère à ce que j’ai pu voir et entendre sur ce document audio visuel.

    Le premier DVD en place dans le lecteur, je vous jure que j’étais prêt à écouter religieusement ce témoignage du passé et à vivre un bon moment. Au fil des plages, c’est à une caricature d’opérette que je suis confronté et je trouve là un concentré de tout ce que j’exècre.

    Ces enregistrements de l’INA qui y sont exhumés auraient du rester aux oubliettes, il y a là tout ce qui s’est fait de plus kitch et affligeant entre les années 50 à 80, période d’ailleurs à laquelle le genre a perdu la plus grande partie de son audience.

    L’opérette que je décris est celle qui fût télévisée et médiatisée avec ses plumes et ses paillettes, celle du théâtre Mogador, du Chatelet, de Tata yoyo, celle des interprètes déjà vieillissants au chant approximatif mais adulé par un public victime d’un star système déjà bien pervers.

    Le chant en play-back est insupportable, on y entend un Tino Rossi déjà oublié, un Luis Mariano à moustaches ayant dépassé la date de péremption, Annie Cordy qui s’agitait beaucoup déjà et les inévitables Princes et Princesses du genre. Une autre caricature en la personne de José Todaro, charmeur de ces dames avec une chemise rose en dentelle à faire pâlir de jalousie les rugbymans du stade Français. D’autres encore sont à l’affiche, mais j’ai déjà oublié leur nom.

    On voit également à quel point les présentateurs des émissions du dimanche de l’époque tels Guy Lux ou Jacques Martin ont pu faire du mal à ce genre musical en ne proposant déjà que des émissions pleupleu et bêtifiantes pour un auditoire supposé avoir un QI de 70.

    Quand on cherche au dos du DVD en face des plages le nom du compositeur, on ne le trouve pas. Cette omission est bien significative de la légèreté de ce qu’on nous propose.

    Un écrivain de mes amis un peu plus âgé que moi qui a traversé cette période des années 50 à 80 m’a toujours signifié que pour lui l’opérette c’était quelque chose de has been et de ringard. Je ne comprenais pas notre divergence de position sur le sujet car c’est un homme intelligent et cultivé. Pourquoi partagions nous sur l’essentiel les mêmes valeurs, et pourquoi concernant l’opérette paraissait-il être si obtus et ne trouvait-il pas ce charme que j’y avais trouvé moi, en ayant eu une démarche d’autodidacte ?

    En regardant ce DVD, il va sans dire que j’ai compris d’où venait son aversion, et je le rejoins sur sa position, pour le cas où on devrait résumer l’opérette à ce qu’il a pu en voir à la télévision à son époque.

    N’ayant pas subi directement cette influence médiatico cathodique, car, soit j’avais autre chose à faire ou surtout parce qu’on ne diffuse plus ce qui était qualifié du genre opérette à la télévision depuis bien longtemps, je suis arrivé vierge de tout a priori vers cet art et je n’ai pas subi cette influence catastrophique, qui aurait sans doute émoussé ma curiosité.

    Je me suis fais mon opinion en dehors de cette route que d’autres avaient bien trop fleurie.

    Reconnaissons que ces gens là, ont fait beaucoup de mal à ce qui est communément appelé l’Opérette.

    Il est plus que temps de réhabiliter, ce genre musical qui doit se débarrasser définitivement de ses plumes, de ses paillettes, de ses danseuses s’agitant juste pour faire de la retape avec leurs cuisses à l’air. L’habit ne fait pas le moine et ne fait pas le chanteur non plus, et ce n’est pas parce qu’on est en habit de lumière ou que l’on change douze fois de costume que le spectacle en devient plus intéressant pour autant.

    La hauteur de la couture du pantalon, n’est pas non plus l’élément le plus essentiel dans un spectacle, la poésie, la qualité du chant et de l’interprétation sont bien plus importants à mon sens.

    Je me trompe peut-être, mais tout ce qui a été produit après les années trente semble glisser doucement et inévitablement vers le mauvais goût, la facilité, le superficiel.

    Ce manque de profondeur des ouvrages qui ont été produits pendant cette période servis par des metteurs en scène de cirque, de corridas ou de fête foraine ont affaibli le genre par l’amalgame qu’ils ont créé entre opérette et paillettes.

    Monsieur Lopez même s’il a écrit de bien belles mélodies aurait été bien inspiré de ne pas trop tomber dans la facilité musicale et de s’entourer de vrais librettistes. Il a été le chef de file de ceux qui ont mené ce genre musical vers une dérive qui l’a aujourd’hui complètement discrédité.

    Pour ma part l’opérette telle que je la conçois et telle que je souhaite la faire partager à ceux qui n’ont pas d’apriori et qui ne sont pas contre le fait de la re-découvrir, n’est pas celle là, c’est celle de la seconde partie du 19ème siècle, et du début du 20ème avec des livrets bien construits. Celle qui correspond à l’époque d’Offenbach et de ses ouvrages en un acte méconnus, celle d’Adolphe Adam, d’Hervé, de Delibes en prolongeant avec Varney, Messager, Christiné. Je ne parle que des compositeurs les plus connus, mais à cette époque ils étaient légion et il y a sans doute plein de trésors oubliés à redécouvrir pour peu qu’on soit un peu curieux et perspicace.

    Je ne voudrai pas gâcher le plaisir aux potentiels acheteurs de ces deux DVD dont je tais volontairement le titre et qui retrouveront sûrement là dedans un peu de leur jeunesse, il en faut pour tous les goûts. Pour ma part je ne souhaite pas être associé aux afficionados à tête chenu de ce genre de production, et à choisir j’aurai préféré voir édité en DVD le très beau et très complet document d’Arte "Une histoire de l’opérette" diffusé il y a près d’un an et que j’avais trouvé passionnant. Cerise sur le gâteau, il était en HD.

    Voilà, c’était un petit coup de gueule que j’avais envie de pousser depuis un petit moment déjà et ces deux DVD arrivés comme un cheveu sur la soupe dans mon quotidien ont contribué à ce que je vous livre le fond de ma pensée sur le sujet.

    Il y a heureusement une autre voie, c’est celle du respect de l’œuvre, de la musique, celle qui met en scène des personnages authentiques servant une histoire bien ficelée. C’est cette voie là que nous essayons de suivre au sein de l’association que je préside, l’Opéra de Barie, et c’est une histoire qui se construit doucement chaque été.

    Il n’y a pas si longtemps un metteur en scène qui voulait m’emmener sur cette voie hasardeuse du spectacle d’opérette à plume et à paillettes fût prié de passer son chemin, car c’est viscéral et épidermique, je ne supporte pas le mousseux qui se prend pour du Champagne, et tant qu’a choisir un vin bien inscrit dans notre terroir et qui me fait vraiment plaisir, je préfère un bon Bordeaux ou un bon Bourgogne.


    Article publié par : Jean-Marc
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    7 Messages
    • merci pour cet article.

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    • Cette forme d’opérette que j’exècre

      7 février 2011 13:09 , par François

      Comme je suis d’accord avec ce qui est dit ici !
      Je trouve scandaleux d’ailleurs que tout un patrimoine culturel français tombe injustement aux oubliettes, par mépris pour la "musique légère" et confusion entre opérette et grands spectacles à paillettes.
      Qu’on redonne au moins au grand Messager (Véronique, M. Beaucaire, coup de roulis, Fortunio...) la place qu’il mérite. Un immense musicien pour sa finesse de ton et son art éblouissant de la prosodie (supérieur encore, selon moi, à celle de Gounod ou Fauré !)

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    • Cette forme d’opérette que j’exècre

      14 février 2011 11:01 , par Sandrine

      Les spectateurs des émissions de Jacques Martin : des
      gens au QI de 70 ?
      Dans ce cas, nous sommes une grosse majorité de débiles
      si l´on se base sur votre diagnostic.
      Etrangement, TOUS les gens que je connais et qui ont
      suivi RÉGULIEREMENT ces émissions étaient au contraire des
      gens intelligents , raffinés , soit de par leur profession
      que de par leur caractere : mon ancienne prof de piano les
      suivait : prof avec un QI de 70 ? Dites moi comment elle
      a accompli ce prodige !
      Ce sont les émissions actuelles qui sont niaises,
      les émissions du genre Star Ac oú il n´y a que commerce et
      matraquage.

      Venons en au fait : il y en a pour tous les goûts et rien
      n´est idiot dans l´opérette, quelle qu´elle soit.
      Qu´attendons nous d´une opérette ou d´un opéra ?
      Rien d´autre que de passer un beau moment musical avec une
      histoire á comprendre mais bon sang, l´art n´est pas lá pour qu´on se creuse la tête á décortiquer ceci ou cela :
      c´est parfois déjá assez compliqué sans que l´on ait besoin de jouer aux intellos.

      On peut aimer les oeuvres de Francis Lopez aussi bien que
      celles de Verdi et admirer ces deux grands artistes tant
      l´un que l´autre : pourquoi comparer ?
      Ils n´ont pas le même style, ne sont pas du même temps.
      De même que l´on peut aborder avec le même intéret Tosca
      et Véronique : l´un n´est pas ni supérieur ni inférieur á
      l´autre.
      Certains grands artistes lyriques ont chanté de l´opera
      " lourd" á l´opérette avec le même succes et le même talent : ce serait donc des crétins attardés selon vous ?
      Je me demande quelle est votre définition de l´intelligence.

      Que vous n´aimiez pas l´opérette , ca vous regarde mais ayez au moins la descence de ne pas traiter ceux qui ont des goûts différents de ce qu´ils ne sont pas.
      Quand on n´aime pas, on passe son chemin et basta.

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      • Cette forme d’opérette que j’exècre 14 février 2011 12:36 , par Jean-Marc

        Bonjour, je ne connais pas la valeur de votre QI, mais ce qui est sûr, c’est que vous n’avez pas compris le teneur de ce message.

        Avez vous ce DVD intitulé "Opérettes de toujours", c’est vulgaire et c’est pitoyable.

        Quand à la défense de l’opérette je n’ai aucune leçon à recevoir. Quand vous en aurez fait autant que moi pour défense de ce genre de musique on pourra en reparler...

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        • "L’art n’est pas là pour qu’on se creuse la tête"... Etrange message. Leonard de Vinci ou Gauguin en magnets sur le frigo ? Et les noces de figaro en musique de fond pour faire la vaisselle ? C’est dans l’air du temps, ceci dit.
          François

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    • Cette forme d’opérette que j’exècre

      27 avril 2011 19:59 , par barbiat

      Deux trés bons DVD d’opérettes edités par l’INA dans la collection "Opérettes de toujours" : La Chauve-souris(1973)
      couleur et son mono(Esposito,Trempont,Roux,..Sébastien) et
      La Vie parisienne(1967) couleur et son mono (Desailly, Valère, Kervine, Parédès, Dax,..Girard).
      Trés bonnes surprises.
      A quand d’autres DVD (d’opérettes)de cette qualité ?

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    • Cette forme d’opérette que j’exècre

      11 août 2012 10:37 , par Galuchat57

      En tant qu’ancien journaliste professionnel, délégué régional de l’ANAO et fondateur de plusieurs associations "des Amis de l’Art Lyrique", je suis consterné par la bêtise étalée de cet intervenant...

      Si on n’aime pas un genre musical, on n’en parle pas ou alors avec des arguments sérieux, pas des clichés à deux balles, des calembours de garçons de bain...

      Oser critiquer, de façon ridicule et stupide un artiste comme José Todaro, alors que vous ne lui arrivez surement pas à la cheville, question talent vocal, c’est du niveau "débile profond"...

      Je plains sincèrement cet intervenant dont l’étroitesse d’esprit (et de culture) n’a d’opposé que son égo personnel,
      c’est pitoyable !

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