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    Basse Taille - Portrait d’une voix
    Si vous êtes ténor... circulez
    Le 1er juillet 2006


    Titta Ruffo

    Dans ce moment de transition où je ne tire pas forcément tout ce que je voudrai sortir de ma voix, je suis souvent tenté de faire un peu de recherches...

    J’ai trouvé une véritable perle datant du 6 juin 1841 publiée dans "La France Musicale" par Monsieur Weill que je vous invite à lire entièrement tant il y a de choses qui prêtent à sourire.

    Sachez, que ce matin, j’ai pour la première fois depuis un an, à la faveur d’une petite remise en question liée à une baisse subite dans la hauteur de ma tessiture actuelle, décidé de varier et de chanter mes vieux airs de baryton...

    Comme je l’ai fait avec une aisance et une maîtrise inégalée dans le grave comme dans l’aigu, je me suis dit que cet article tombait peut être à point nommé tant il est vrai que j’ai l’impression de me rapprocher du bon vivant décrit dans cet article.

    Mais point de conclusions hâtives... lisez d’abord :

    MOEURS MUSICALES DE L’ALLEMAGNE

    La vie publique et privée d’une BASSE-TAILLE.

    Le célèbre docteur Huffland, dans sa Macrobiotique, ou l’art de prolonger la vie, pose les principes suivants en fait de voix d’hommes :
    Si vous voyez un homme d’une haute taille, soyez sûr qu’il a une voix de basse ; si, malheureusement pour lui, Il a une voix de ténor, et qu’il se voue a l’art de chanter , je lui prédis la perte de sa voix à l’age de trente ou trente-cinq ans. »
    Je traduis tout ce passage de mémoire, mais j’en garantis le contenu.

    Il y a dans la voix de l’homme, continue le célèbre médecin, un signe caractéristique, tant pour le moral que pour le physique, que le compositeur devrait bien étudier, avant de distribuer ses rôles aux différentes voix d’hommes et de femmes.

    Parmi tant de compositeurs, je n’ai trouvé que Mozart qui, soit par révélation, soit par étude, ait eu cet instinct médical de la voix humaine, comme je le prouverai tout à l’heure.

    Ainsi, le ténor de poitrine est toujours petit de taille et large de poitrine et d’épaules.
    D’ordinaire, il a des cheveux blonds ou châtains, rarement bruns ; s’il dépasse cette taille il n’a plus une voix de poitrine, mais une voix de gorge, qui se perd juste dans l’age où la voix de poitrine est dans toute sa force.
    Si j’étais directeur d’un opéra, jamais je n’engagerais un ténor d’une haute taille, pas même pour second ténor.
    « J’ai dit que la basse est toujours d’une haute taille. Iin’y a guère quo les basses bouffes qui sont d’une petite taille.

    La voix de basse a longtemps été négligée par les compositeurs, c’est encore Mozart qui l’a réhabilitée, et qui lui a indiqué sa haute. mission dans l’art dramatique.
    La plus belle taille, appartient d’ordinaire aux barytons. Aussi, Mozart écrit le rôle de Don Juan, ce type de la beauté d’homme, pour un baryton. Je n’ai jamais pu comprendre les compositeurs qui, en représentant un bel homme, un brigand, un séducteur de femmes, lui donnent une voix de ténor.

    Les ténors ont ordinairement le grand avantage d’être laids comme le rossignol. Il faut qu’un ténor fasse Impression par sa voix et non par son physique ; tant qu’il ait un cœur affectueux, une Âme expansive ; enfin, il faut qu’avant de paraître sur la scène, il soit déjà aimé , autrement on ne comprendrait pas qu’il fût préféré aux basses et aux barytons qui sont des géants et des Adonis à coté de lui.

    Bien plus, la voix de l’homme peut servir de diagnostic dans les cas de maladies. Un ténor de poitrine est d’une constitution beaucoup plus forte que la basse, fût il grand et gros comme un Golisth ; et le baryton, tout beau qu’il est, est exposé à plus d’enrouement et d’indispositions qu’un bon ténor ; Quand au caractère il n’y a guère de règles fixes ; mais d’après les nombreuses observations que j’ai faites, je crois n’être pas désagréable à mes lecteurs si je leur communique le résultat, tout indécis et flottant qu’il est.

    Il peut y avoir dans un ténor l’étoffe d’un grand homme. Alexandre-le-Grand avait une belle Voix de ténor. Un jour son père lui dit "N’es-tu pas honte de chanter si bien ? et dès ce moment, il ne chanta plus, Toutefois le caractère d’un ténor, s’il n’est pas de première force, est d’ordinaire vaniteux et efféminé. Il n’y a rien de si intrigant, de si importun qu’un mauvais ténor.

    La basse a toujours été prêtre, pontifié, sacrificateur, parce qu’il impose de sa personne. Les rôles sérieux sont donc de son ressort. Les basses m’ont toujours fait l’effet de grands épouvantails, mais, au fond, ce sont les meilleurs enfants du monde, complaisants jusqu’à l’abnégation et gais comme des arlequins.

    La voix de baryton est la voix des orateurs, des empereurs et des héros. Toutefois, César, dit-on, avait une voix de ténor. Il s’agit seulement de savoir si la voix de baryton s’approche plus du ténor que de la basse, car il y a peu de grande hommes d’une haute taille.

    Quant aux femmes, ajoute le plaisant docteur, bien fol qui s’y fie. Leurs voix m’ont si souvent trompé , que je renoncé à les analyser. Le point d’appui, pour caractériser une femme, n’est pas encore trouvé, c’est le point d’Archimède. Toutefois, avant que de mourir, je dirai mon opinion là-dessus, car il y a, dans la voix de femme, certains indices qui ont beaucoup de rapport avec la voix d’homme... »

    Le docteur Huffland est mort dans un age très avancé, sans s’expliquer davantage sur les voix des femmes. On dit qu’il a aimé une cantatrice.

    Nous savons donc que le bassiste Allemand - car c’est ainsi qu’on l’appelle - est d’ordinaire un bon enfant d’une haute taille. C’est tout comme chez nous. il ne me reste qu’à analyser les différences de nationalité, qui sont assez tranchées.

    Si le ténor sort d’ordinaire de l’atelier, le bassiste, à son tour, sort de l’école ou de l’église. Il est rare que, dans un age tant soit peu avancé, il choisisse encore la carrière artistique, s’il n’est pas parfait musicien.
    Aussi l’a-t-on longtemps vu jouer de l’orgue ou entonner le chant dans une petite église, jusqu’à ce que le démon des planche - c’est encore un terme allemand - se soit emparé de lui.

    Notre bassiste arrive donc dans une ville où il y a un théâtre, et s’y engagé comme choriste ; il cherche à donner des leçons de musique ou d’orthographe, car il sais jouer d’un Instrument et sait en outre tout ce qui est nécessaire pour subir un examen d’un Maître d’école primaire.

    Il n’est pas rare de le voir déserter la carrière musicale pour l’art de la déclamation. Parfois, il arrive que dans quelques petits rôles de domestique, de soldat ou de bourreau, il joue avec aplomb et assurance, et comme on avance plus vite dans la comédie et le drame que dans l’opéra, surtout si ta voix n’est pas distinguée, il s’enrôle comme acteur et parcourt cette carrière avec toutes les chances de succès et de non succès.

    Le bassiste reste plus longtemps dans le vestibule de l’art que te ténor. Il y a différentes raisons pour cela. D’abord le nombre du bassistes est plus grand que celui des ténors, mais , cette différence à part, la voix de basse, pour arriver à joindre l’agréable à l’utile, a besoin de plus de travail, de plus d’aiguisement, comme disent les Allemand, qu’une voix de ténor.

    Un bassiste souvent passe quatre à cinq années dans les choeurs, avant de débuter, bien qu’il sache tous les rôles de première basse par coeur, De la, il résulte pour lui un grand avantage. Non-seulement les bassistes sont plus instruits que le ténors, qui dès leur début sont gâtés par de vaines flatterie, mais ils sont encore plus versés dans mimique ; aussi sont il pour la plupart, des artistes à côté des ténors.

    Je ne sais pas d’on cela vient, mais le bassiste allemand se marie ordinairement de bonne heure, et il aime à épouser une belle femme qui ne soit pas engagée au théâtre. En voici peut-être la cause, Par suite du système d’abstinence que le ténor s’impose pour la conservation de sa voix, il devient rarement membre d"une société formée dans le but de s’amuser, et on ne le le voit jamais dans un café ou dans un estaminet. Or, loua les habitants d’une ville allemande se partagent en collèges et clubs, dans lesquels ils passent les soirées, Dans les sociétés bourgeoise où if y a des dames , le ténor vient un quart d’heure avant le chant, se met à chanter, prend une glace et s’en va.

    Mais, dans les cercles d’hommes, le ténor ne joue aucun role. A toute invitation joyeuse, il répond ; il faut que je chante demain, il faut que je me ménage. Au reste, il se tient debout, - car il ne boit pas,- pendant que le autres perdent souvent l’équilibre.

    Il n’en est pas ainsi du bassiste. Celui-ci est populaire dans toute la force du terme. Il mange beaucoup, boit encore davantage ; Il ne méprise ni la bière, ni le cidre, ni le maintrant ; sa voix ne l’empèche pas de boire sans aucune retenue avec le premier ouvrier venu, car il va dans l’estaminet où tout le monde lui presse la main, où on l’appelle nôtre cher bastide, où on prépare ses triomphes ; il chante en chœurs avec ses chers camarade, il s’enivre Même avec eux ; et comme dans des cercles, il se trouve des bourgeois ouvriers très riches il pénètre très aisément dans les familles bourgeoises, et finit par épouser une belle fille d’un de ses convives d’estaminet, à la condition toutefois de ne plus y paraitre à moins que le beau-père ne l’y invite expressément : ce qui ne tardera pas à arriver.

    Aussi, pendant que le ténor est volage et a des manières aristocratiques , le bassiste est bon époux, bon père de famille ; mais, en revanche, il a souvent la passion de boire et de faire bonne chère, ce qui lui fait prendre du ventre et lui creuse deux notes de plus en bas, aux dépens de trois qu’il perd en haut.

    Toutefois, il est rare qu’un bassiste reste dans la même ville où il a débuté : il a eu trop de peine à se produire, il a langui trop longtemps dans les choeur, Il a en un mot trop de connaissances dans le peuple ! Il part donc et fait, dans une autre ville, l’élégant aussi longtemps que possible ; mais le naturel revient bientôt au galop ; seulement, il a 2000 florins de plus et sa femme est très économe.

    Il y a peu de bassiste qui soient engagés à perpétuité. Je n’en connais qu’un seul, M. Dobler, à Stuttgart ; encore a-t-il rompu son ban à Francfort, Aussi, la voix de Doble tenait-elle du baryton, bien qu’il donnât le contré si d’une basse. Depuis, il a beaucoup perdu. En fait de bassines ,l’Allemagne en possède quelques-uns de distingués, tels que MM, Standiegel, Dobler, Detttmer, Pelliegrini, sans compter quelques jeunes débutants qui ont un grand avenir.

    Le bassiste se distingue en outre par son patriotisme et son esprit de nationalité. Il n’aime pas à chanter dans une autre langue que la sienne, et ne prend pas non plus des leçons de français.

    J’ai assisté, à Vienne à une scène entre un bassiste allemand et le directeur italien de l’Opéra, qui est une des plus plaisantes de toutes les véritable comédies de la vie ; J’en parlerai plus tard dans mes esquisses musicales de Vienne.

    A. WEILL.


    Article publié par : Jean-Marc
    0 signatures à cette pétition
    Date Nom et site Web Message
    19 Messages
    • > Basse Taille - Portrait d’une voix

      3 juillet 2006 09:42 , par Michel

      Je le trouve sympa ce monsieur WEILL...

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      • > Basse Taille - Portrait d’une voix 3 juillet 2006 11:32 , par Jean-Marc

        Je savais que ça te ferais plaisir.. je pense aux copains moi :-)

        Il y a quelques trucs qui sont bien vu, je trouve.

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        • > Basse Taille - Portrait d’une voix 14 août 2006 12:20 , par Emmanuel

          Bonjour à tous,
          Dans cete article, le Dr. a écrit : « Si vous voyez un homme d’une haute taille, soyez sûr qu’il a une voix de basse ; » alors que dans un autres article, sur Le site des Basses, il est écrit : « Les basses : ils sont souvent, et pour d’obscures raisons, plus petits et plus minces que les barytons. »

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          • > Basse Taille - Portrait d’une voix 14 août 2006 13:52 , par Jean-Marc

            C’est juste un article pour sourire... je ne crois pas qu’il ait une quelconque valeur scientifique.

            Il montre que déja à l’époque des gens avaient des idées bien tranchées sur le sujet et... je ne suis pas sûr que ça ait bien changé.

            On voit que tout le monde disait déja tout et son contraire.

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            • > Basse Taille - Portrait d’une voix 14 août 2006 16:05 , par Emmanuel

              Oui, c’est amusant de voir une telle contradiction entre deux articles.

              Ceci dit, il serait intéressant que quelques scientifiques se penchassent sérieusement sur une étude comme celle de ce Dr. ; les résultats seraient sans doute très intéressants pour nous autres.

              Hors-sujet : y a-t-il un moyen de corriger ma réponse précédente ? J’y vois trois horribles fautes qui me font bondir.

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              • > Basse Taille - Portrait d’une voix 15 août 2006 13:14 , par Jean-Marc

                A postériori ce n’est pas possible sauf a aller me faire bricoler dans la base de données.. là il n’y a vraiment pas de quoi.

                Le mieux sans doute est de se relire avant de poster son message ;-)

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    • > Basse Taille - Portrait d’une voix

      3 juillet 2006 10:05 , par Michel

      Hé Jean-Marc serais tu en train de penser au "grand retour" chez les barytons ?????

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      • > Basse Taille - Portrait d’une voix 3 juillet 2006 11:30 , par Jean-Marc

        Pour l’instant, je n’ai fait qu’y penser suite à deux scéances ou je sentais que je plafonnais et que je n’arrivais plus à passer l’obstacle du si bémol. Faut pas être plus royaliste que le Roi, si ça doit durer je redescendrai, j’ai tout un répertoire que je n’ai pas oublié. Pour la petite histoire samedi je me suis fait :

        - C’est mon jour ... Don Carlos (nickel)
        - Se vuol ballare (noces)
        - De l’art spendeur immortelle (Diaz)
        - L’air de la calomnie (si si, sans mollir)
        - Udite - le mariage secret (cimarosa)
        - L’air des gloux gloux (Gounod)
        - Plaisir d’amour.

        Plus deux duos de ténor

        ... je vois Christian demain, je vais lui redemander son avis, j’ai le sentiment que mes graves sont devenus beaucoup plus consistants... je n’y comprends plus rien... je suis peut être baryténor ;-)

        à suivre...

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        • > Basse Taille - Portrait d’une voix 3 juillet 2006 14:02 , par Michel

          Je crois que Christian sera d’un excellent conseil, c’est un chanteur qui sait ce que "chanter" veut dire et c’est un prof de chant digne de ce nom. Il est vrai que si la voie du ténor c’est pas ta voix, il ne faut pas continuer, sinon c’est les cordes vocales qui vont trinquer (dommage).

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        • > Basse Taille - Portrait d’une voix 3 juillet 2006 17:08 , par Olivier

          Sib ? et bien ? il est ou le pb ?

          Si ta technique n’est pas impécable ou que tu es fatigué ... c’est normal que tu plafonnes au sib.
          Et meme si t’es ténor ... et meme ténor léger ...

          Il est très facile de descendre la voix dans la gorge ... bien plus dur de la remontée.

          J’ai lu que 1 fois Michel Dens t’avais dit que tu était ténor ... je lui ferais confiance : car si il y a bien qq un qui connait la différence entre baryton et ténor c’est bien lui car il était baryton léger, capable de monter au sib ... et çà n’en faisait pas pour autant un ténor.

          Les aigus ... çà met un moment à arriver, faut être très patient.

          Un message de réconfort : moi aussi je galère pour monter ... je plafonne au contre ut depuis un bon moment (j’ai déjà était 1 fois jusqu’au mib mais c’est exceptionnel), presque 1 an ... et les moments de gros doutes çà m’arrive ... pas plus tard qu’aujourd’hui ...
          quand je m’apperçoit que le peu que je croyais avoir appris comme repère s’éffondre.

          Bref ténor ... c’est pas du gateau.
          Mais çà vaut la peine, car quand la voix devient homogène çà devient un plaisir ... indescriptible.

          Quelques moments de graces pour de longues semaines de labeurs.

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          • > Basse Taille - Portrait d’une voix 4 juillet 2006 19:47 , par Jean-Marc

            Bon, merci pour ces encouragements, je continue...

            Ce soir j’ai passé Sib, Si, Contre Ut dans ma voix naturelle sans me poser trop de questions et relativement naturellement, je dois donc avoir ce qui faut pour être ténor, il faut juste que ça devienne automatique.

            Je viens peut être de passer un palier.

            Ce petit retour au repertoire de baryton, m’a quand même fait du bien psychologiquement, c’est bien de chanter sans se poser trop de questions (qu’ils sont cons ces ténors ;-)).

            La suite au prochain épisode...

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            • > Basse Taille - Portrait d’une voix 5 juillet 2006 08:54 , par Michel

              Petite question ... Si dans la tessiture de baryton tu chante sans te poser de question et si ça te fait du bien n’est ce pas une indication que c’est là que tu dois te situer ??

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              • > Basse Taille - Portrait d’une voix 5 juillet 2006 11:12 , par Jean-Marc

                Peut être, mais à vaincre sans péril... ;-)

                La semaine dernière ma voix était redescendue, là elle est revenue (Tiens, ça me fait penser au postillon de longjumeau).

                Il n’y a pas de vérité, ce dont je suis sûr c’est que je manque encore de technique pour accrocher ces sons à coup sûr en voix de poitrine, avec ma voix normale, que j’ai toujours tendance à vouloir forcer, alors que lorsque je ne force pas, ca monte tout seul.

                Après une période de (re)doute j’ai à nouveau le sentiment que ça vient de plus en plus.

                Christian, qui avait lu ces lignes n’est pas catégorique à 100%, mais il penche quand même pour le côté ténor. Je crois que si j’arrive à m’incrire avec lui en septembre pour une relation suivie ma voix devrait enfin pouvoir décoller.

                Sinon, j’aime bien aussi chanter le répertoire ténor.

                En résumé je crois qu’il faut s’en foutre de la case dans laquelle on nous met, il faut juste essayer de chanter ce qui nous plait avec sa voix et pas celle d’un autre... à partir de là je pense que ça doit aller mieux.

                Je ne désepère pas d’arriver à chanter un de ces jours la fille du régiment... on triomphe sans gloire.

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                • > Basse Taille - Portrait d’une voix 5 juillet 2006 12:53 , par Michel

                  "...chanter ce qui nous plait avec sa voix et pas celle d’un autre... "

                  Oui Jean-Marc, moi j’aimerais bien chanter certains grands airs de ténor ou de basse profonde mais avec ma voix de baryton je crois que soit je n’y arriverais pas soit le résultat serait tout simplement catastrophique, sans compter le shoot dans mes pauvres cordes vocales..

                  Si on n’a pas la voix qui correspond à la tessiture d’un air on peut bien sûr le chanter dans sa salle de bain mais pour ce qui est de le chanter au sens où on l’entend c’est presque du suicide vocal.

                  Je fais cette remarque afin que ceux qui liraient ce forum ne pensent pas que chacun peut tout chanter quelle que soit sa tessiture..

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                • La fille du régiment ? Le fameux air de Tonio ?

                  Beh bon courage Jean-marc ^^.

                  C’est très loin d’être évident. C’est plutot fait pour les ténors agile dans l’aigue d’ailleurs.

                  C’est sur c’est pas demain que tu chanteras correctement cet air vu les difficultés dont tu nous parles (et moi non plus) ... mais avec le temps ... çà viendra bien un jour ^^.

                  Et encore cet air ... meme avec pas mal de technique çà reste je trouve très dur ... c’est plutot fait pour les ténor légers.
                  Le grand Florez doit chanter çà manifiquement bien.

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                  • > Basse Taille - Portrait d’une voix 29 juillet 2006 13:57 , par Olivier

                    ... en parlant de l’air de Tonio ... beh je vient d’y arriver ce matin ... le fameux air aux neuf contre ut ... avec une grande facilité en + ... je me demande comment j’ai pu faire çà.

                    Si je réédite çà je m’enregistre ^^.

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        • > Basse Taille - Portrait d’une voix 4 juillet 2006 21:10 , par j-charles

          Bonjour Jean-Marc,

          La qualification tessiturale d’une voix est si importante qu’une approximation entraine 80% des défauts constatés, surtout chez les voix aigües.

          Ainsi, le grand baryton-basse Simon ESTES a débuté sa carrière comme... ténor ! Rétrospectivement il aurait fait un bien piètre "ténorino"...

          Toi aussi, tu te cherche, de la basse "ténorisante" (baryton-basse aigu) au fort-ténor (ténor grave).

          A présent tu fais bien de redecendre sur terre en redescendant en clef de fa...

          A mon sens un ténor qui possède une technique et une culture vocales suffisantes et qui ne dépasse pas le do4 n’est tout simplement pas un ténor !!!

          Do4 c’est la note maxi-maxi d’un baryton aigu en voix de poitrine.

          Pour un fort-ténor c’est re#4.

          Si3 pour un baryton central.

          La#3 pour un baryton grave, assez proche du baryton-basse aigu.

          Toutes ces tessitures évoquées ont un emploi au théâtre. Mais il existe dans la nature la tessiture de baryton ténorisant (baryténor) qui est dépourvue quasiment d’écriture. Trop aigu à la longue en clef de sol, trop grave en clef de fa.

          Entre CHARYBDE et SCYLLA, le TARTARE !!! Ou plus prosaïquement le trou des HALLES...

          Il y a bien le rôle de PELLEAS, les rôles écrits pour "baryton d’opérette" qui ne peuvent pas casser la voix et les "joies" de la transposition au concert...

          Je suis d’accord à 100% avec l’affirmation qu’il vaut infiniment mieux un bon baryton qu’un mauvais ténor.

          Si tu m’indique en voix de poitrine ta note la plus grave et ta note la plus aigüe, il me serait possible de t’indiquer une piste tessiturale. La note de passage ne sert à rien car une auto-obervation biaise tout : il est possible de la modifier à loisir.

          Salut !

          PS : oui, tu as raison une classification tessiturale par l’obervation d’un morphotype supposé est plaisant à souhait, mais bien périlleux : le commun adore se raccrocher aux mythes...

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          • > Basse Taille - Portrait d’une voix 4 juillet 2006 22:39 , par Olivier

            Oui mais attention :

            Pour dépasser le contreut il faut être bien sur ténor mais aussi avec une excellente technique.

            Je suis débutant ... ma note maxi habituelle c’est le contre ut.

            Mais il m’arrivais aussi d’aller au contre ut# plusieurs fois et meme 1 jour en force un contre mib (très très dur).

            Eh bien j’ai des difficultés a monter ... mais c’est technique.
            Il suffit de très très peu de chose (surtout quand on débute) pour gripper tout le système.

            Tout çà pour dire que les notes maxi et mini ne peuvent dire qq ch sur la classifications que si on a une technique impécables ... et encore ...

            Un truc p etre qui pourrais trancher entre ténor et baryton c’est la hauteur des résonnances.

            Apparement les ténors ont des résonnances au niveau du nez (ce qui ne veux surtout pas dire son nasal).
            Et apparement çà ... ne trompe pas.

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          • > Basse Taille - Portrait d’une voix 5 juillet 2006 11:25 , par Jean-Marc

            Il me semble bien que j’ai les 3 octaves (quand c’est la forme)... aux dernières nouvelles j’ai le contre ut.

            Le problème c’est surtout d’oublier tous mes vieux reflexes de baryton qui cherchait à faire du volume.

            J’entends bien tout ce que l’on me raconte, mais je reste persuadé que je vais y arriver.... encore un peu de patience.

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